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abondamment; mais au retour) cette merluche est Tendue avec le rebut.
Cette salaison ne déchoit point dans les magasins s au contraire , lorsque le poisson a été bien séché» il y augmente de poids* On le rend par paquets du poids d'environ aoo livres.
MÉROU. Poisson que, suivant Duhamel, on pourrait regarder comme une perche de mer. Ce poisson, qu'on pèche auprès de Rayonne à la ligne et au filet, a le corps presque demi-plat ; la tête comprimée en dessus ; les yeux grands , ainsi que la gueule ; la mâchoire inférieure relevée vers la supérieure; les dents petites, terminées en pointes recourbées vers le dedaas de la gueule et placées sans ordre ; le palais garni de petites dents distribuées
Sir trois bandes distinctes ; les opercules des ouïes rmés par quatre plaques osseuses; sur le dos est une grande nageoire , qui a a3 rayons , dont 1 1 sont pointus; les nageoires branchiales sont placées au bord des opercules et fort bas , leurs rayons sont rameux; les nageoires du ventre ont chacune 6 rayons, dont le premier est gros et pointu ; l'anale a i3 rayons, dont 3 sont pointus; la nageoire de la queue est coupée carrément et composée de 1 6 rayons rameux; la tête et le dos , jusqu'à la ligne latérale , sont d'une couleur brune, qui s'éclatrcit en approchant du ventre, qui est blanc et argenté; au bord des opercules des ouïes , on aperçoit des lâches blanches et argentées. On prend des méroux qui ont
S lus de a3 pouces de longueur sur 7 pouces et demi e largeur verticale. Ce poisson est regardé comme l'un des meilleurs de cette côte. On ignore à quel genre il appartient.
MESLlâ. C'est un mélange de toutes sortes de poissons du premier âge : ailleurs, on l'appelle nohnat.
MESTRE ou MA1STRB. Les Levantins appellent le grand mât des galères, des tartanes , etc., arbre de meistre.
MEULE. Poisson appelé aussi Lune-de-mer. V. ces mots.
MEULENARD ou MEUNÛBR. Cest un petit poisson qu'on pêche à Dunkerque , dans la rade , même dans le port. Ce poisson est fort grand , ce qui le fait nommer meunier, ou meulenaert en flamand. Comme il est très- délicat, on ne peut le transporter; mais il est très -estimé dans les ports de mer et aux environs. On le prend avec des ha- . maçons , et avec de petites cordes la plupart tendues sur pâlots. Comme il se corrompt très-promptement, on Le met, à mesure qu'on le détache êes hameçons, dans des seaux remplis d'eau de mer, pour fe vendre en vie.
MEULBTTB. Il y a des matelots qui donnent ce nom à l'estomac des morues.
MEUNIER. Poisson de rivière au genre cyprin , et dont le nom véritable est Chevanne. V. ce mot.
L'ordonnance de 1669, **** XXXI, art. 1a, prescrit aux pêcheurs de rejeter dans l'eau les poissons de cette espèce qui ont moins de 6 pouces entre l'oeil et la queue, sous peine de too £r. d'amende et de confiscation*
M1CROP8. C'est le cachalot à dents de faucille des pêcheurs* Y. Cachalot*
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MIGRATIONS DES POISSONS. Y. Poisson.
MILAN. On donne vulgairement ce nom , dans quelques ports, à la raie-pastenaque. Y. Raie.
MILAN DE MER , trigla+milvus ou trigla-lucerna* (Lin.) Poisson du genre des trigles , que dans plusieurs provinces méridionales de la France on appelle belugo, c'est-à-dire étincelle, galline. Ce poisson a été ainsi nommé , parce qu'il jouit de la propriété phosphorique , même pendant sa vie; il jouit aussi de la faculté de voler. C'est un spectacle agréable , dans les nuits d'été , de voir les milans de mer, lorsqu'ils sont poursuivis par un ennemi , s'élancer par centaines à-la-fois dans les airs , et dessiner des routes de feu qui se croisent, se séparent et se réunissent pour disparaître ensuite dans les flots. Ce poisson a les nageoires pectorales courtes , celle de la queue fourchue ; la ligne latérale divisée en deux vers la nageoire caudale. Il se trouve dans l'Océan et dans la Méditerranée. Sa chair est dure et sèche.
MIL ANDRE, squalusgateus* (Lin.) Il est connu , dans les départemens méridionaux , sous les noms de cagnot et de milandre $ dans quelques endroits de la France et de l'Italie sous celui àepal, et dans d'autres contrées de l'Italie sous celui de lamiola. Cest le chien de mer milandre de Bonnatère ; le tope des Anglais; le meçrsau et le hundsay des Allemands*
Description (voy . la PL 4ijfy- l et 2 )•— Le milandre parvient à une longueur assez considérable , c'est-à-dire à environ 12 pieds. 11 aie museau aplati et allongé ; les dents nombreuses et placées sur plusieurs rangs ; la peau chagrinée ; la langue arrondie et asses large ; les évente tres-rietits et les nageoires pectorales longues.
Habitation. — Les milandres sont plus communs dans la Méditerranée que dans les autres mers , et ils se montrent rarement dans celles du Nord. Ils voyagent presque toujours en troupes.
Nourriture. —Ce squale est féroce et très-hardi. Il (ait une guerre cruelle aux poissons; il déchire quelquefois les filets où il s'en trouve pour les dévorer. Sa voracité est telle, qu'il avale même des morceaux de bois s'ils sont enduits de graisse. C'est un redoutable ennemi de l'homme , et oui attaque les plongeurs occupés à la recherche du corail, des éponges et d'autres productions marines.
Qualités. •— La chair du milandre est très-dure
peuvent des pêcheurs affamés à s'en nourrir.
MILLE-CANTONS. Nom que Von donne à de très-petites perches qui n'ont pas encore fait leur accroissement, et qui se prennent, au mois de juillet, dans le lac de Genève et dans celui de Neuchâtel ou d'Tverdon; c'est un mets fort délicat; c'est ce
Su'on nomme de la monté à Caen, de la sotteville à Louen.
M1RAILLET ou M1RALET. Nom spécifique d'un poisson du genre des Raies. V. ce mot.
MIROIR. Sorte de pèche qui se fait avec un miroir , dans lequel , pour attirer le poisson , on reçoit la lumière de la lune, comme on reçoit celle du soleil