MOL
dents fines et très-serrées; les écailles Fortement attachées à la peau ; la ligne latérale droite; le dos brun ; les cotés grh ; la langue large et le palais lisse dans toute sa surface. Il parvient à plus de 2 pieds de longueur, et alors il a environ un pied de tour dans la partie la plus grosse de son corps. Sa chair est excellente; ses mouvemens sont très -vifs, et ses sauts multipliés l'annoncent de loin aux pécheurs.
MULET-BARBET. C'est le Mulle-Rouget. V.
Malle.
MULET DE MER. V. Mugil-Mulet.
MULETTE-MARGAR1TIFBRE. Testacé de la classe des bivalves , qui est célèbre à raison des perles qu'il produit. V. Perle.
MULETIÈRES et TRAM AUX DÉRIVANS.
Ils sont défendus par la déclaration du roi , du 23 avril 1726. Y. Tramaux.
MU LIER. Ce filet, qui est principalement destiné à prendre des mulets , est du genre des cibeaudières ou folles. A Saint-Tropez, on dit mulletière. On le tend souvent sur piquets ou en palis. V. Cibeaudière.
MULLE ou MULET, mnïïus. Genre de poissons des thoraciques, dont le caractère consiste à avoir le corps couvert de grandes écailles , qui se détachent facilement ; deux nageoires dorsales ; plus d'un barbillon à la mâchoire inférieure.
Ce genre, dit M. Bosc, qu'il faut bien se garder de confondre arec celui de muge ou mugil, comme le font beaucoup de personnes , à cause de la similitude des noms, renfernte quatorze espèces, dont plusieurs sont célèbres, à raison de la bonté de leur chair. Nous ne parlerons que des deux espèces suivantes, les seuls qui habitent les mers d'Europe.
Le Mulle-Rouget, mullus barbâtes (Linn.) , a le corps et la queue rouges) point de raie longitudinale ; les deux mâchoires également arancées. 11 se trouve dans toutes les mers d'Europe , où il parvient à 8 et 10 pouces de long. C'est le barbet et le surmulet de quelques auteurs. Il ne faut pas le confondre avec le tr/gle-rouget , trigla cuculus (Linn.;. Il a la tête tronquée , large , comprimée et couverte d'écaillés , qui se détachent facilement et qui sont transparentes ; les mâchoires armées d'une grande quantité de dents ; le palais rude; là langue fisse et le gosier garni de quatre os en forme de lime : le menton orné de deux longs barbillons ; les narines à une seule ouverture ; les opercules unis , et les ouïes grandes : la ligne latérale près du dos} le ventre argentin ; les nageoires jaunes.
Le mulle-muget se nourrit de crustacés et de petits poissons. On le prend au filet et à la ligne, tl a la chair blanche, ferme et de très-bon goût. Les Romains faisaient très-grand cas de ce poisson,' qu'ils paraient des sommes énormes.
Le Molle-Surmulet a le corps et la queue rouges; des raies longitudinales jaunes; la mâchoire supérieure un peu phis avancée que l'inférieure , et sa grandeur ordinaire est d'un pied. On le trouve dans les mers d'Europe et dans celles d'Asie et d'Amérique. 11 a été assez généralement confondu avec le précédent, dont il diffère fort peu. On le connaît, I sur les côtes de France , sous les noms de barbarin,
MUR
de rouget barbé et de mulet barbé. Il va par troupes faire 9 au printemps , sa ponte sur les rivages de la mer et à l'embouchure des rivières, où on le prend au filet et à l'hameçon.
MULONS. Ce sont de gros tas de morues, qu'on fait avec celles qui ont reçu dix à douze soleils* Y. Morue,
MULOTIER. V. Cibeaudière.
MUNDOURE. L'un des noms vulgaires d'un poisson du genre spare. Y. Mendole.
MURAILLE. On nomme volontiers ainsi en Provence ce qui forme l'enceinte des pêcheries, soit que ce soient des cannes ou des filets. Y. Bourdigues.
MURENE, murœna. Genre de poissons de la division des apodes, dont le caractère consiste à avoir des nageoires pectorales , dorsale, caudale et anale; les narines tubulées ; les yeux voilés par une membrane ; le corps serpentiforme et visqueux.
Ce genre renfermait, dans le Systema naturœ de Linné , plusieurs espèces qui en ont été séparées , et il ne contient plus aujourd'hui, selon Lacépède, que quatre espèces , savoir :
L'Anguille, voy. ce mot}
La Murène tachetée, qui habite la mer Rouge;
La Murene-Myre, qui aie museau un peu pointu, deux appendices un peu cylindriques à la lèvre supérieure , la nageoire dorsale cendrée ou blanche , et liserée de noir , et qui se trouve dans la Méditerranée;
La Murène-Congre. V. Congre.
Quant à l'espèce qui portait particulièrement le nom de Murène chez les anciens, et qui le porte encore dans une partie de l'Europe, la Murene- Hèlène, murœna- Helena (Lin.)» elle fait aujourd'hui partie du genre gymnothorax de Bloch, et du vingt-neuvième ordre de Lacépède. En voici la description :
La murène a la tête petite ; la bouche grande ; les mâchoires garnies de longues dents qui engrènent l'une dans l'autre ; les yeux petits ; deux barbillons près des yeux; le corps de 4 * 5 pieds de longueur dans toute sa croissance, comprimé, brun, avec des taches et des lignes blanches dirigées en travers ) la nageoire dorsale prenant naissance assez loin de la tête ; des taches irrégulièrement distribuées sur le corps.
Habitation. — Elle habite dans la Méditerranée, où elle est assez abondante et dans les mers de l'Amérique. C'est un, poisson de haute mer, et qu'on rencontre cependant quelquefois vers le rivage. On la trouvé aussi dans les eaux douces des pays chauds.
Nourriture. — La murène vit de poissons, de crustacés et de coquillages.
Propagation, — On n*a encore aucune donnée certaine sur le mode de sa reproduction. Aristote a dit qu'elle s'accouplait comme les serpens et faisait des petits en tout temps, II est très-probable qu'elle est vivipare comme V anguille, avec laquelle elle a d'ailleurs beaucoup de rapports de forme et de mœurs.
Qualités, •— La chair de la murène est blanche , grasse , de bon goût et à - peu - près nourrissante comme celle de l'anguille. Les grandes murènes sont I beaucoup meilleures que les petites. Les Romains I