MUL
interépineuses, qui en rendent lf usage désagréable comme aliment ; tandis que les cépnales qui , des lacs ou des fleures, se portent vers la mer , en ont la chair pleine. Nous pensons qu'à Rome on se bornait à distinguer les cephales qui étaient péchés dans les eaux douces, courantes ou stagnantes, d'arec ceux qui venaient des bords de la mer , et que ces derniers l'emportaient en qualité, mais n'étaient pas d'une autre espèce.
MUGE VOLANT. C'est VBrocet volant. V. ce mot.
MUGEO ou MUJOU. V. Mugil-Mulet.
MULAR , physeter mular (Lacép. ) , cachalotmular (Bonn. ). Le mular forme la troisième espèce du genre des physétères dé Lacépède.
On a ru des mulars qui avaient plus de 33 mètres ( 100 pieds) de longueur. Ce phrsétère est remarquable par la nageoire qui s'élère sur son dos, et qui est si droite , si pointue et si longue , que quelques auteurs l'ont comparée, mais avec exagération, à un mât de misaine au-dessus d'un vaisseau. Indépendamment de cette nageoire , on voit sur le dos et au-delà de cette éminence trois bosses de différentes grandeurs. Le mular se distingue en outre du cacâalot-microps et de Vorthodon par ses dents, qui ne sont pas très-courbées , comme dans le premier , ni droites comme dans le second ; elles sont presque plates à leur sommet, inégales, et d'environ 7 à 8 pouces de longueur sur 9 de circonférence. Les deux évents aboutissent à un seul orifice.
Les mulars habitent dans l'Océan atlantique ainsi que dans l'Océan glacial arctique , et particulièrement dans la mer du Groenland. Us vont par troupes très-nomoreuses , qui sont conduites par le plus Srand et le plus fort de ces physétères , qui leur onne, par un cri terrible, le signal du combat ou de la fuite.
On ne fait que très-rarement la pêche des mulars , parce que leur caractère farouche et sauvage rend leur rencontre peu fréquente et leur approche pénible et dangereuse. D'ailleurs, on ne peut faire pénétrer aisément le harpon dans leur corps qu'en le lançant dans un petit espace que l'on voit au-dessus du bras (nageoire pectorale,), et leur graisse fournit très-peu d'huile. On a reconnu cependant que la cavité située dans la partie antérieure de leur tête contenait beaucoup d'adipocire ( blanc de baleine).
MULE. V. Mugil-Mulet.
MULET. On connaît sous ce nom deux espèces de poissons : l'une qui appartient au genre des centropomes, de Lacépède, et l'autre qui appartient au
fenre des muges, du même auteur. Nous avons parlé e la dernière espèce au mot Muge. V. ce mot. Le Mulet, centropomus muuus (Lacép.), est un poisson qui habite les côtes de la France, et qui entre par troupes si nombreuses dans la Seine , à la fin du printemps , qu'on en prend quelquefois de 4 à 5oo d'un seul coup de filet, d'après le rapport de Noël de la Mon nié re.
Ce poisson a 9 rayons aiguillonnés à la première nageoire dit dos ; 1 3 rayons à la seconde ; i3 rayons à la nageoire de l'anus, 7 à la membrane branchiale ; a orifices à chaque narine ; la mâchoire inférieure un peu plus avancée que la supérieure ; les