ARTICLE 1«. — DES PARCS NATURELS
Nous avons déjà dit qu'il restait quelquefois, à la mer basse, des pièces d'eau entre les rochers et derrière les bancs ; quoique ces endroits ( PL 29 , •ffô. IV) soient souvent d'un accès difficile, les pécheurs ne manquent pas d'aller avec des trubles ou d'autres petits filets y. prendre les poissons qui n'ont pas suivi le retour ae la marée. Ces réservoirs, qui sont souvent formés par des bouleversemens de rochers , se nomment crevons aux sables d'Olonne , et nous croyons pouvoir les regarder comme des parcs naturels. Quelquefois cependant l'art aide la nature \ car lorsqu'on rencontre entre les bancs ou les rochers quelques endroits par où l'eau pourrait s'échapper, on y forme un clayonnage comme a, ou on y élève une digue de pierre ; quelques pêcheurs même profitent de ces endroits, par où l'eau s'échappe, pour y ajuster des guideaux, des verveux ou des nasses, qui laissent passer une partie de l'eau , et retiennent le poisson qui voudrait en suivre le cours.
Comme ces entre-deux de rochers sont toujours battus de la mer , le jeune poisson ne peut pas s'y élever et les poissons plats les évitent : ainsi , on n'y trouve guère que des crustacés et des poissons ronds assez forts pour lutter contre la vague. 11 suit de là qu'il n'y aurait aucune raison d'interdire l'usage de ces pêcheries qu'offre la nature.