‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 197 sur 292 · ELECTRICITE PROPRE A CERTAINS POISSONS · texte numérisé non relu

ELECTRICITE PROPRE A CERTAINS POISSONS

Quelques poissons, tels que la raie-torpille, un tétrodon , un gymnote et. un silure , ont reçu, pour atteindre ou repousser leurs ennemis, une faculté remarquable; ils lancent un fluide électrique qui fait éprouver à ceux qui en sont atteints de violentes commotions* Cette puissance extraordinaire , et qui leur appartient à un degré: que l'on n'a point observé encore dans les autres êtres organisés, on l'attribue à ce que ces animaux sont imprégnés d'une grande quantité de matière huileuse, très-analogue aux résines et aux substances dont le frottement fait jaillir le fluide électrique.

Qt7ALIT£ 8 VENENEUSES DE CERTAINS POISSONS.

On a écrit que plusieurs espèces de poissons renfermaient un poison très-actif; cependant M. Lacépède observe que , malgré tout le soin avec lequel il les a examinées, il n'a trouvé , ni dans leurs dents , ni dans leurs aiguillons , aucune cavité propre à contenir une liqueur délétère* ni dans les autres parties du corps un réservoir de matière corrosive. Il s'est assuré que lus accidens graves produits par la morsure des poissons ou par l'action de leurs

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momètre de Réaumur ; mais dans les fleuves , les rivières et les lacs dont les eaux , sur-tout en Suisse , ne marquent que 4 ou 5 degrés de chaleur, les poissons éprouvent presque toute l'influence des hivers , particulièrement auprès despftles. Us ne peuvent que difficilement se soustraire à cette torpeur, à ce sommeil profond qu'éprouvent aussi les quadrupèdes ovi pares et lejfeerpens. C'est en vain qu'ils se creusent des trous dans le sable et qu'ils s'y réunissent plusieurs, ils y succombent aux effets d'une trop grande diminution de chaleur , et s'ils ne sont pas plongés dans un engourdissement complet , ils éprouvent au moins un grand affaiblissement de forces. Pendant ce long sommeil d'hiver , ils perdent d'autant moins de leur substance , que leur engourdissement est plus profond, et plusieurs (bis on s'est assuré*qu'ils n'avaient perdu qu'environ le diadème de leur poids.

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