‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 213 sur 292 · RES · texte numérisé non relu

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destinés à la conservation des poissons de la mer, qui ne peuvent être établis qu'à portée de l'eau salée, où l'on ne peut les conserver que peu de temps, à cause de la délicatesse de ces poissons.

§ ier. — Des petits réservoirs.

Les historiens disent que Lucullus avait poussé la magnificence jusqu'à faire nourrir des poissons dans des vases de verre, qu'on suspendait dans les ' salles à manger , comme nous faisons des cages où sont de petits oiseaux , pour que les convives, étant à table , eussent la satisfaction de voir en vie les mêmes poissons qu'ils mangeaient avec délices. On a aussi vu une espèce de poisson qui subsiste longtemps dans des bouteilles de verre pleines d'eau , et quelques-unes de ces bouteilles ont en dedans un globe de verre avec une ouverture par-dessous , où i'eau de la bouteille ne peut entrer $ en ajustant ces bouteilles sur une cage où il y a de petits oiseaux , comme des serins, ils entrent dans ce globe intérieur, où l'on met de petits bâtons pour les percher , et on croit les voir dans l'eau pêle-mêle avec les poissons.

Tout le monde connaît ces petits poissons dorés de la Chine, qu'on nourrit dans des vases de cristal.

$ a. — Des huches ou petits réservoirs.

Les bateaux, PL ao, N°. VI9fig.*y qu'on nomme bascules > et qui servent pour apporter de grandes provisions de poissons aux endroits où l'on en consomme beaucoup , peuvent être regardés comme des réservoirs, puisqu'ils restent long-temps sur les ports en attendant les acquéreurs ; et c'est pour cette raison qu'on les nomme quelquefois boutiques à poisson.

Mais les plus simples de tous ces réservoirs sont ceux que chacun peut avoir à portée de sa demeure, lorsqu'il y a une rivière , une source , ou même unJe mare où il y a une profondeur d'eau claire assez considérable. Ces réservoirs ne sont autre chose qu'une grande caisse, faite de planches de chêne, clouées aux angles sur des chevrons de 3 ou 4 pouces d'équarrissage, précisément comme une grande caisse d'oranger, excepté que ces caisses doivent avoir un fond de bonnes planches, sans quoi les carpes , les tanches, etc., se fraieraient bientôt un chemin par«dessous j on doit aussi les couvrir avec une trappe fermant à clef, pour tenir le poisson à l'abri des voleurs et des loutres , qui ne tarderaient pas à y mire un grand dégât. Ces caisses sont percées de plusieurs trous, pour que l'eau y entre et en sorte aisément. Elles doivent être enfoncées dans Penu de presque toute leur hauteur, et être assujetties par de forts pieux qui entrent dans le terrain , ou par les chevrons des angles , qu'on fait excéder le fond de a pieds et qui se terminent en pointe. On y pêche le pois**"* avec une truble ; et comme ces. réaorruir8 sont établis à 4 ou £ pieds du terrain, on y arrive au moyen d'une planche qu'on jette du rivage sur la caisse.

Les meuniers, qui ontordinairement la pêche aux environs de leurs moulins , ont de ces réservoirs , qu'ils nomment huches, dans lesquelles ils mettent

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