‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 22 sur 292 · AVA · texte numérisé non relu

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AUCHON ou AUÇON. V. Achon.

AUFFE ou SPARTE. Plante qui vient d'Espagne , dont on se sert pour faire des filets à grandes mailles , et le plus souvent des cordages , qu'en Provence on nomme sortis» Une pièce de ces cordages s'appelle mailles.

AUMAILLADE. Filet en tramai! qui sert à la Teste-de-Buch pour la pêche dite cara. On y prend des sèches , des barbues , etc. On l'appelle aussi armaillade. V. Battude.

AUMÉE. Nom que les fabrîcans de filets donnent aux filets à grandes mailles, qui sont des deux côtés des nappes propres à la pèche ou à la chasse , tels que le tramail et autres. Y. Filet et Tramail.

AURADO. Nom vulgaire du spare-dorade » sur les côtes de France , et principalement sur celles de la Méditerranée. V. au mot Spare.

AU RE RAS. On appelle ainsi en Provence les mailles d'une partie de l'aissaugue, qui ont 2 pouces et demi d'ouverture en carré. Y. Aissaugue.

AURIOL. C'est le maquereau sur les côtes de la Méditerranée et particulièrement de la Provence. V. au mot Maquereau.

AUSSIERE. Corde faite avec plusieurs faisceaux de fils commis ensemble et roulés les uns sur les autres. On appelle aussi en Provence aussière une bordure de filet , qu'on attache au bout des filets déliés.

AUVEL. Sorte de claie de canne pour faire l'enceinte des bourdigues \ celles qui sont les plus serrées se nomment ségueriésj l'auvel courant a les cannes moins serrées. Quant à Vauvel dit canadouy les cannes sont encore plus écartées. Y. Bourdigues.

A Y AL (descente), du latin advallare , fait de ad et vallis, conduire à val, aller en descendant. C'est un terme de navigation des rivières qui est opposé au terme d'amont. Un bateau navigue d'aval lorsqu'il descend, et d? amont lorsqu'il remonte. Lorsqu'au/ est employé dans ce sens , il a pour origine le latin advalus7 d'où l'on a fait advallare , avaler 9 pour descendre. Avaler a ensuite produit avalaison^ pour une chute d'eau impétueuse.

Le vent d'aval est celui qui vient du couchant.

AVALANT. Un bateau qui va en avalant est celui qui descend la rivière. Le bateau montant doit céder à V avalant.

AVALAGE, AVALESON, AVALISON. Ces

termes , dit Garran de Coulon , sont synonymes; ils viennent de l'ancien mot aval, qui veut dire en bas.

Ils signifient littéralement descente j mais on les trouve dans les titres de quelques seigneuries, pour désigner le droit d'avoir un gord, de mettre des nasses pour prendre les anguilles et les autres poissons qui y descendent , ou le produit de cette espèce de pêche .

Les pêcheurs de la Loire nomment encore avaloirs des espèces de fosses que l'on fait pour prendre les anguilles et autres poissons et qu'on nomme ailleurs gords , montoirs et pêcheries.

L'art. 2 1 o de la Coutume de Normandie porte que nul ne peut construire un moulin 9 si les deux rives

ne sont assises en son fief ; et en l'art. ao6, la même Coutume dit que le seigneur peut bien détourner Veau courante dans sa terre ; mais elle ajoute cette condition , pourvu que les deux rives soient assises en son fief

Les ci-devant seigneurs n'ont plus aucun droit sur les rivières non navigables. Les propriétaires riverains sont aujourd'hui à leur place. Y, Pêche.

AVALASSE. Chute d'eau impétueuse , occasionnée par de grosses pluies qui se forment en torrent. On la nomme aussi et mieux avalaison.

On dit aussi avalaison à l'occasion du poisson qui suit le cours de l'eau , et qui, emporté par sa rapidité) tombe dans les nasses préparées à cet'eflet.

AVALOIHE. Digue établie sur une rivière pour prendre des saumons.

AVAOU. Nom otaïtien d'une gobie. V. au mot Gobie.

A- VAU-L'EAU. Expression de bateliers, qui signifie au courant de Peau.

AVELLE. L'un des noms de V Ablette. Y. ce mot.

AYEN. Sorte de pêche connue en Languedoc, et ui tient en quelque sorte le milieu entre toutes les ifférentes façons de pêcher. Voici comme on pratique cette pêche dans les étangs salés des environs de Cette. Un pêcheur se met pendant la nuit dans un très-petit bateau qu'il conduit avec deux avirons \ il prend avec lui plusieurs roseaux , auxquels sont attachées des lignes faites d'un fil de chanvre délié : c'est ce qu'il nomme aven. A l'extrémité de ces lignes sont empilés de petits haims , qu'il amorce de chevrettes ou de pattes de crustacés : le pêcheur, assis dans le bateau , passe sous chacune de ses cuisses une ou deux des cannes ajustées comme noua venons de le dire , et il conduit tout doucement son bateau , en ramant de façon qu'il n'agite l'eau que le moins qu'il est possible : c est en cela que consiste principalement l'adresse des pécheurs. 11 a encore l'habitude de s'apercevoir lorsqu'un poisson a saisi un appât , à l'impression que le roseau fait à la cuisse qui porte dessus j et afin d'éviter que quelque poisson ne lui dérobe sa proie , il le retire prompte* ment dans son bateau : cette pêche, qui, suivant l'exposé que nous venons de faire , parait n'être qu'un amusement, ne laisse pas d'être avantageuse.

AVEUGLE. Nom spécifique d'un poisson. qui forme seul un genre voisin des lamproies, genre que Bloch a appelé gastrobranche.

AVICULE, avicula. Genre de testacés, qui faisait partie des moules de Linnœus , et qui a été établi par Brugnières sous le nom d'hironde. Il renferme une douzaine d'espèces dont les plus importantes à connaître sont Vavicule-hironde , qui se trouve dans les mers d'Europe, et V avicule-perlière, qu'on pêche dans celles des Indes et de l'Amérique. Nous en parlerons au mot Perle.

ATA. Nom spécifique d'un poisson du .genre bo dian de Bloch. Y. au mot Bodian.

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