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mens qui ont 26 pieds de quille, 7 pieds et demi de bau, point de pont , une petite tille à l'avant et à l'arrière : on s en sert pour toutes sortes de pèches, principalement le chalut, et la drague pour les huîtres. Elles marchent bien et soutiennent Dien la merj le maître- bau est au tiers de la longueur en ayant ; elles ont beaucoup de façons 5 elles tirent jusqu'à 3 pieds et demi d'eau, ne se démâtent point} mais le beaupré et la baume se mettent tout- à- fait en dedans.
' Le dauphin a pu servir de modèle pour la coupe des barques légères; mais, suivant Pigafetta, la galère a été construite d'après la forme du xiphiatespadon. a Ce poisson , dit-il , que nous connaissons à ConsUntinople , a une arme de plus d'une brasse de long , conformée comme la proue d'une galère. Les nageoires qu'il a de chaque côté représentent les rames , et la queue le gouvernail. Les anciens Grecs avaient l'usage d'appeler la poupe la queue des galères. » (Pigafetta, in notis italicis ad Leonis tacticam, 291.)
Pour la pêche de certains poissons d'une grande taille, les Grecs donnaient à leurs barques une coupe allongée, qui se rapprochait beaucoup de celle du corps de ces animaux. A la faveur de cet artifice , ils s'en approchaient plus aisément \ ils attaquaient avec avantage l'espadon : plein de sécurité et trompé par l'apparence, il donnait aveuglément dans le piège , prenait les barques pour des poissons de son espèce , car la poupe et la proue étaient peintes avec des couleurs qui ajoutaient encore à l'illusion, et se livrait au harpon des pêcheurs. Un artifice à-peu-près semblable est enco»e pratiqué de nos jours par les naturels de la Nouvelle-Guinée.
BARQUES A VIVIERS, Ce sont des bàtimens destinés à transporter en vie le poisson de mer dans une soute qui est remplie d'eau.
BARRAGE. On appelle ainsi certain droit qu'on lève sur les bêtes de somme et sur les chariots pour l'entretien des chemins , et il est probable que ce nom vient de ce qu'à l'endroit où se fait la perception du droit, le chemin se trouve barré par une barrière.
On donne aussi le même nom aux établissement que l'on forme dans les rivières pour interrompre ou détourner le cours de l'eau.
On sait , d'après Aristote , que les Grecs n'ignoraient pas l'art d'établir des barrages dans les rivières , et qu'après avoir ouvert des canaux de dé* rivation , ils les recouvraient de fascines et d'herbe, an milieu desquelles on pratiquait une ouverture pour y pêcher pendant l'niver quand la surface de la rivière était gelée.
Ces établissemens sont défendus par nos lois, qui ne permettent pas d'embarrasser le cours des eaux. (Orrf. de 1669 » iitK XXVII > art. 42.)
Une décision du ministre des finances , du 5 janvier 18 15 (au Recueil des Réglemens forestiers) autorise les préfets à ordonner la suppression des barrages établis sur la Loire.
une ordonnance du roi, du 22 janvier 182.4 ( même Recueil, t. III) y porte que le ministre de l'Intérieur peut ordonner la destruction des barra-