DEM
DÉCOLLER «NE MORUE, C'est lut eouper la tète on l'ététev.
DÉFAIX. On appelait ainsi des lieux défendue, comme une garenne ou un étang appartenant à un seigneur.
DÉGORGEMENT. Epandtement , écoulement des eaux des rivières les unes dans les autres , ou dans la mer , ou des ruisseaux dans les rivières.
11 s'entend aussi du nettoiement des canaux et conduits , et de tout ce qui appartient à l'écoulement des eaux.
DÉGORGER. Nettoyer, ôter les ordures, les pierres , les sables , les immondices qui empêchent l'écou lement -des eaux.
Il se dit an 8si du poisson que l'on met pendant quelque temps dans les boutiques , sur les rivières, pour lui faire perdre le goût de vase qu'il a contracté dans les étangs et lieux marécageux.
DÉGRAS. C'est l'huile de poisson qui a déjà servi aux chamoiseurs pour passer leurs peaux : cette huile, devenue plus épaisse et moine pure, sert aux corroyeurs pour passer les cuirs blancs. Il parait que c'est la même matière que les habitsns du Nord appellent thran, et qu'ils* extraient des foies de morues , des chairs de marsouins, de dauphins , de chiens marins, de cabeKaux et d'une infinité d'autres poissons , en les faisant bouillir dans l'eau. Les harengs eux-mêmes servent encore à faire de ces huiles bonnes à brûler ou bien à corroyer les cuirs , afin de les assouplir et de les rendre imperméables à l'eau. Plusieurs nations du Nord ne font aucune autre préparation aux peaux des animaux que celle de les imprégner d'huile de poisson et de les bien malaxer entre les mains. Ges cuira, quoi* que mal préparés , se conservent fort bien. Il serait à désirer qu'on se livrât davantage en France àl a fabrication de ces huiles , pour lesquelles nous sommes encore tributaires des étrangers.
DÉLIMONER. Les cuisiniers nomment ainsi une préparation qu'ils donnent aux poissons pour ôter la mucosité qui est sur leurs écailles.
DÉLIT DE PÊCHE. V. au mot Pèche.
DÉMARRAGE. Se dit d'un bâtiment qui , n'étant plus retenu par se$ amarres > obéit à l'action
plus avantageux que d'autres.
DEMI-FOLLE. Filet qui ne diffère des/biles que parce qu'il a moins d'étendue, et que les mailles en sont moins ouvertes* On peut rapporter à ce filet Les brételières , les >ets de Picardie , les picots de Normandie. Y. Folles.
DEMOISELLES. Duhamel observe que, dans beaucoup de ports de mer , on nomme demoiselles des poissons bien différons les uns des autres} mais qui ont généralement des couleurs éclatantes. Il en décrit sous ce nom cinq ou six , dont l'un se pèche à Cette , un autre à Antibes , un troisième à Belle- Me. LademoiselledeBeUe-Isleparaitâtre le Cépole- Tœnia. Y. ces mots»
DEMOISELLE. Cest aussi l'on des noms vulgaires du squate-martèaU* V. Marteau,