‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 57 sur 292 · DOI · texte numérisé non relu

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DIME DBS POISSONS, EUe fatneiflcmde

établie en faveur des monastères et des églises. Un statut de Birger, roi de Suède, de 1297, prescrit aux habitans de i'Helsingie de payer aux églises la dîme des phoques j d'un poisson appelé stroemming, et du saumon. On voit 9 par un mandement de Benoît , évêque d'Abo en Finlande, de i336, que ce prélat réclame la dime des phoques, sous peine des censures ecclésiastiques contre les pécheurs de l'île d'Aland,

Des actes du commencement du XV». siècle font connaître que les églises de SaJht-Bertin et de Saint» Orner, l'abbaye de Caen et l'église de Cou tances, jouissaient d'un droit de dîme sur les baleines , ou

Slutôt sur le marsouin , auquel on donnait le nom e baleine.

En Danemarck, en Suède, en Angleterre et en France, la dîme des harengs était accordée aux mo* nastèresi Cette dime était une suite, ou plutôt une condition de la liberté de pécher les jours de dimanches et de fêtes, accordée par la décrétale du pape Alexandre III, en 1169.

DOBTJLE. Poisson du genre cyprin, qui habite le fond des grands lacs du centre cTe l'Europe, et qui est rare par- tout, notamment en France. Il remonte les rivières, au printemps, pour y déposer son frai. Il multiplie peu. Ce poisson pèse rarement plus d'une livre ; il a le dos verdâtre, le ventre blanc, les côtés ponctués de jaune , les nageoires changeant de couleur suivant l'âge et le sexe ; deux rangées de dents à chaque mâchoire , et 1 1 rayons aux nageoires de l'anus et du dos. On le pèche avec d'autres poissons, à la seine ou à la ligne. Sa chair est blanche, de bon goût et fort saine; mais comme elle est remplie d'arêtes , on la recherche peu .

BOGLINGE. C'est une espèce de baleine qu'on croit être le nord- caper ou le mular, et qui ne se trouve) dit- on, qu'auprès des îles de Féroë. L'huile que fournit cet animal est très-limpide et fort pénétrante. Son lard a une très-mauvaise saveur, ainsi ue sa chair. On dit que les personnes qui m an cent e ce lard ont une transpiration fétide ; mais il est probable qu'il y a de l'exagération dans cette opinion. Il parait, au reste, qu'on fait rarement la pêche de cette baleine.

DOG&E. Bâtiment que les Hollandais et les Français emploient pour pécher dans lea mers d'Allemagne; il est pincé par l'avant et l'arrière, porte un mât surmonté d'un hunier , une grande voile et un beaupré à l'avant , sur lequel sont amarrés des loques.

DOGUET ou GUILLBEKENS. Noms que l'on donne*, à Dunkerque , à F Aigrefin* (V. ce mot.) On nomme aussi doguet, en Flandre, la jeune Morue. V. ce mot.

DOIGT. Pécher au doigt , c'est quand on tient la ligne à la main sans canne ; ce qui doit s'appeler Pécher â la ligne. (V. ces mots.) On spécifie quelquefois la grandeur des mailles, en les dénommant de deux doigts, six doigts, etc.

DOIGT MARIN. C'est le solen manefie-decouteau. V. Solen. $

DOft DOR

• DOMICILIÉS. On nomme ainsi les poissons qui se trouvent toute l'année sur les mêmes c&tee., tels que les soles, les limandes > éfec*

DONZELLB , opkidium barbatùm . (Lin .) Poisson du genre des ophidies, et qui a beaucoup de ressemblance avec les murènes. Il est appelé donzelle barbue par Daubenton , et opkidion par Rondelet.

Description. — La donjseile ( voy, la PL 3 des Poissons } fig. 12) parvient à un peu plus d'un pied de longueur. Elle a quatre barbillons à la mâchoire inférieure, et la mâchoire supérieure plus avancée; la tête petite et dépourvue d'écaillés; de petites dents aux mâchoires et sur son palais; les yeux voilés par une membrane ; les narines à deux orifices j les ouvertures des ouïes larges ; le corps comprimé et couvert d'écaillés allongées, écartées et solidement attachées ; le corps et la queue d'un argenté mêlé de teintes couleur de chair , relevé sur le dos par du bleuâtre , et varié par un grand nombre de petites taches ; la ligne latérale brune, et les nageoires pectorales de même couleur, avec un liseré gris; celles du dos, de l'anus et de la queue ordinairement blanches et bordées de noir.

Habitation* -*> Cet ophidion se trouve dans la Méditerranée , dans la mer des Indes et la m*r Bouge. Il nage en troupes , et on en voit beaucoup à Gênes et à Antibes.

Qualités. — Ce poisson a été eonnn de Pline , qui rapporte qu'on en faisait beaucoup de cas de son temps. Aujourd'hui il n'est pas moins estimé. Sa chair est blanche , grasse et de Don goût* On le prend à la ligne et avec des filets.

Dodtxellb ittBBRSE, ophidmm imberba. (Lin.) Antre espèce du même genre que la précédente , qu'on trouve dons les mers d'Europe, tant an nord

qu'au midi , mais sur-tout dans la Méditerranée, et (elle parait à la surface de l'eau, qui n'a point de barbillons; la nageoire de sa queue Nourriture* — Elle aime à se 1 est un pen arrondie; sa couleur est jaune; sa chair ** -"—*■—- A «~.-:iu . .»• ma est fort délicate.

DONZELLE. On donne aussi ce nom au labregirelle. V. Girelle.

DOEADE. On donne ce nom à plusieurs espèces de poissons qui ont les écailles dorées et qui brillent d'un grand éclat Y mais plus particulièrement au spore « dorade r aa cyprin - dorade ou dorade chinoise, à la coryphère-hypurus* ou dorade d'Amérique. (Y. ci^après.)

DORADE , spams aurata. ( Lin. ) Poisson du genre des spares , qui est célèbre de toute ancienneté , à raison de sa oeauté et de la délicatesse de sa chair. On lut a donné , sur les côtes de France , un grand nombre de noms , entre autres ceux de sauguesmeetsaucahelle lorsqu'il est très-petit; méjane, poumerangue et poumergruv lorsqu*il est plus Âgé ; daurade, aourade lorsqu'il est parvenue plus de a l»ieds de long etsauéredaurade lorsqu'il est très-grand.

Description. (V. la PL 6 des Poissons, fig. 5.) — * Plusieurs poissons , dit Laoépède, présentent un vêtement plus magnifique que la dorade ; mais aucun n'a reçu de parure plus élégante. Elle ne réflé-

l'azur. Le bleu céleste de son dos se fond avec d'autant plus de grâce dans les reflets argentins qui se jouent sur presque toute sa surface, que ces deux belles nuances sont relevées par- le noir de la nageoire du dos, par celui de la nageoire de la queue, par les teintes foncées ou grises des autres nageoires, et par des raies longitudinales brunes , qui s'étendent comme autant d'ornemens de bon goût snr le corps argenté du poisson. Un croissant d'or forme une sorte de sourcil remarquable au-dessus de chaque œil; une tache d'un noir luisant contraste/ sur la queue et sur l'opercule , avec l'argent des écailles ; et une troisième tache d'un beau rouge, se montrant de chaque côté an-dessus de la pectorale , et mêlant le ton et la vivacité du rubis à l'heureux mélange du bleu et du blanc éclatant, termine la réunion des couleurs les plus simples, et en même temps les mieux ménagées , les plus riches et cependant les pins agréables* Les Grecs.... avaient consacré la dorade à Vénus. 3»

La dorade parvient à 3 ou 4 pieds de long. Elle a la tête comprimée, en pente et sans écailles; le corps large et tranchant sur le dos , arrondi sous le ventre, couvert d'écaillés bleues en dessus et blanches en dessous; ti rayons aiguillonnés et 14 rayons articulés à la nageoire du dos; S rayons aiguillonnés et îa rayons articulés à celle de l'anus; les mâchoires d'égale longueur, étroites, peu ouvertes, garnies de dents sur trois rangs 5 les lèvres charnues; les narines à deux ouvertures.

Habitation. — La dorade se trouve dans toutes les mers de l'Europe et principalement dans la Méditerranée* On la trouve aussi, selon Cetti, dans les lacs d'eau douce de la Sardaigne. Elle passe la saison du froid dans les profondeurs de la mer ; et lorsque la chaleur du printemps commence à se faire sentir,-

nourrir de crustacés et d'animaux à coquille ; ses mâchoires et ses molaires sont si fortes , qu'elle brise les coquilles les plus épaisses; et l'on prétend qu'elle est assez in-' dustrieuse pour découvrir, en agitant vivement sa queue , les coquillages enfouis dans le sable ou dans

la vase.

Propagation. — Au printemps , les dorades s'approchent non- seule ment des rivages, mais encore des embouchures des rivières pour y déposer leur frai, et c'est alors qu'on en prend beaucoup. Leur multiplication est considérable, et c'est par ce motif que les anciens avaient pris la dorade pour l'emblème de la féconditéé Elles s'engagent souvent à cette époque, ainsi que ver» d'autres mois, dans les étangs salés qui communiquent avec la mer : elles se nourrissent des coquillages qui y abondent; elles y grandissent au point qu'un seul été suffit pour que leur poids devienne trois fois plus considérable qu'auparavant; elles y parviennent à des dimensions telles,' qu'elles pèsent de 18 à ao livres , et en y engraissant, elles acquièrent des qualités qui les ont toujours fait rechercher beaucoup plus que celles qui vivent en pleine mer. On a préféré sur-tout, dans les provinces méridionales de la France, celles qui ont vécu dans les

chit pas i'éclat'éblouissant de l'or et de la pourpre ; étam#rd*Hières , de Martigues et de Laite, près du niait «lie Mlle de la douce clarté de l'argent et de cap de Cette. Duhamel , Bloch et Lacépède ont té-

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