ETANGS APPARTENANT AUX COMMUNES
Ia pêche en doit être affermée par adjudication, aux plus offrons et derniers enchérisseurs, après publications préalables, pour être , le prix desdites adjudications , employé aux réparations des églises ou autres nécessités urgentes des communautés. {Art. 17 du tit. XXV de Pord. de 1669.)
L'art. 18 du même titre de l'ordonnance défend à tons particuliers, autres que les adjudicataires ( qui ne peuvent être que deux en chaque paroisse ) , de pécher aucunement, même à la ligne, à la main ou au panier, èa eaux, rivières > étangs , fossés , marais et pêcheries communes , nonobstant toutes coutumes et possessions contraires, à peine de 3o livres d'amende et d'us mois de prison' pour la première fois, de 100 L d'amende et de bannissement de la paroisse pour la seconde.
Mais aujourd'hui, en cas do récidive } la peine ne serait plus que de 1 00 fr. d'amende, et l'on ne pourrait pas y joindre celle du bannissement. (V. le dernier article du Code pénal, du ai septembre 1791, l'art, 609 du Code des délits et des peines, du 3 orumairean4, et Part. 484 du Code pénal de 1810.) Uneloidu 14 frimaire an a avait ordonné le dessé-
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chôment et» la mise en culture « de tous les étangs et lacs qu'on est dans l'usage de mettre à sec pour les pécher, et ceux dont les eaux sont rassemblées par des digues ou chaussées. » Mais elle a été rapportée par un, autre du 3 messidor an 3. V. Pêche.
ÉTANGS SALÉS. Ce sont des étangs qui corn* muniquent à la mer. V., pour les réglemens concernant les droits de pêche sur les étangs, l'article Bêche maritime, $ i5.
ET AU. Morceau de buis dont se servent ceux qui font les haims pour supporter le fil de for.
Les pêcheurs de la Loire emploient aussi le terme a'étuu au lieu à1 étal, pour dire que leur filet est sédentaire.
ÉTENTE. V. Tente.
ETETEUR. Ce mot se dit du couteau qui sert à étêter les morues , et de celui qui fait l'opération.
ÉTIQUETTE. Les pécheurs verrotiers nomment ainsi un couteau emmanché de bois, qui n'a point de tranchant et dont la lame est barbelée. Cet instrument sert à détacher les coquillages des rochers, et à tirer du sable les vers et les hamilles. V., au mot Pêche, l'article des différentes sortes de pêches qui se. font à la basse eau.
ÉTOiTJgSi»DE-MER. Ces» le nom vulgaire que l'on donne aux astéries , genre de la famille des écJtinodermes , dont le caractère est d'avoir un corps snborbiculaire, déprimé, à peau coriace, anguleux y ou disposé en lobes ou en rayons,, soit simples, soit composés, avec on sans gouttière en dessous , le plus souvent garni d'épines mobiles et de tentacules nébuleux et rétractiles ; la bouche inférieure et centrale.
Les espèces de ce genre doivent le nom à1 étoiles^ de-mer à la forme étoUée qu'elles ont toutes plus ou moins } leur- enveloppe est un peu coriace , garnie d'épines, ou de tubercules ou d'écaillés. Toutes, les astéries se soutiennent dans l'eau <, en formant avec leurs rayons de légères ondulations; mais elles ne peuvent pas y rester long* temps suspendues. Elles se laissent entraîner par le flot plus qu'elles ne nagent; elles perdent souvent leurs rayons, qui se rétablissent promptement. Quelques astéries sont rondes ou pentagones, et leurs rayons ne se jugent que par les gouttières de leur côté inférieur $ mais la plupart ont 5 rayons distincts. On en trouve cepen* dant qui ont plus de 5 rayons , et d'autres dont les rayons se bifurquent une, deux, trois et un plus grand nombre de fois. Ces dernières sont connues sobs le nom de tétos-de-liéduse. Les astéries se nourrissent principalement de jeunes coquillages » qu'elles, sucent avec leur trompe. Il est probable que les astéries à tête de Méduse ne sont pourvues d'un aussi grand nombre de bras oue pour saisir leur proie : elles sont ovipares ; elles jettent leur frai
enfler la main de celui qui le touche > et cause la mort dès quadrupèdes qui en mangent* Les moules qui s'en nourrrissent, ainsi que beaucoup d'autres coquillages et poissons, deviennent, à l'époque de sa présence , dangereux pour l'homme. Le vinaigre est l'antidote de ce poison.
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Parmi les astéries presque rondes , on distingue Vastérie-oreiller, qui se trouve sur nos côtes, et dont lès caractères sont d'être unie et d'avoir le bord entier et sans épines.
Parmi les astéries à 5 rayons, à gouttières en dessous , la plus commune dans toutes les mers est V astérie rouge, dont le caractère est d'avoir les rayons écartés, convexes, avec des séries solitaires d'épines en dessus ; sa couleur est d'un rouge de brique. On la voit fréquemment, aux basse» marées , sur les rochers des côtes de France.
Enfin, parmi les astéries à rayons sans gouttières, il feul distinguer V astérie téte-de-Méduse , qui a les rayons dichotomes , le disque et les rayons granuleux, la bouche aplatie. Elle se trouve dans toutes les mers.
ÉTRAVE. Pièce de bois ordinairement courbe, qui s'élève verticalement à l'avant du bâtiment , et termine sa longueur à cette partie.
ÉTRIQXJER. C'est passer les doigts entre les harengs qui sont aux ainettes, pour empêcher qu'ils ne se touchent. V. Hareng*
ÉTUI. C'est un petit baquet couvert , de forme un peu longue et étroite, que les pêcheurs ont dans leur bateau pour y mettre- le poisson à mesure qu'ils le prennent.
Les officiers forestiers peuvent en faire la visite, pour connaître s'il n'y a point de poisson en contravention. (Ord. de 1669, Ut. XXXI ', art. 24.)
ÉVENTAIL. Poisson du genre coryphène , décrit par Pallas , et qui a les nageoires dorsales fort longues, se recourbant sûr la tête, et formant en quelque sorte un éventail. Il habite les mers des Indes ; et est fort rare en Europe.
* S VENTS. On a donné ce nom aux cavités qui, dans les poissons cartilagineux , servent à la respiration. Us diffèrent des ouïes en ce qu'ils n'ont point d'opercules osseux ni de" membranes à rayons. V. Baleine, Cachalot, Dauphin,
ÉVENTÉS. On dit que les harengs sont éventés quand , ayant perdu leur eau , ils sont jaunes, fades et puans. V. hareng.
EXOCET, exocœtus. Genre de poissons de la division des abdominaux , dont on distingue trois espèces, et qui sont connus depuis long- temps sous le nom de poissons volons.
- Ces espèces ont le corps quadrangulaire, couvert d'écaillés bleuâtres sur le dos et argentées sous le ventre ; la tête allongée ; la bouche peu fendue ; les mâchoires osseuses et sans dents; L'ouverture des ouïes large ; la ligne latérale voisine du ventre ; la nageoire de la queue fourchue ; les nageoires ventrales très-distantes l'une de l'autre ; les nageoires pectorales aussi longues que le corps.
Ce n'est que par un abus de mots qu'on a appelé les exocets poissons volons} car, ils ne font point mouvoir des ailes , et ils ne se dirigent pas dans l'air. Ils sautent et soutiennent leur saut par le moyen de leurs grandes nageoires pectorales. On a remarqué que les exocets n'étendaient pas leur vol à plus de a ou 3 toises ; et lorsqu'ils 6^élèvent ainsi hors de leur élément, c'est parce qu'ils y sont forcés par des poissons voraces qui les poursuivent , et les lignes qu'ils parcourent 6ont des courbes très*sur baissées,