‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 74 sur 292 · FLÉ · texte numérisé non relu

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avec les cétacés. On a péché en Angleterre des individus de cette espèce, qui pesaient 35o livres , et en Islande on en a pris qui pesaient plus de 400 livres. Ces poissons avaient de 18 à ao pieds de longueur. Le flétan ou hippoglosse a 107 rayons à la nageoire du dos $ 8a à celle de l'anus ; la caudale en croissant ; le côté droit ou supérieur brun plus ou moins noirâtre ; le côté gauche, celui sur lequel il nage, blanc ou blanchâtre ; le corps couvert d'écaillés oblongues solidement attachées et recouvertes d'une humeur visqueuse 5 la tète petite; la bouche large 5 les mâchoires garnies de dents longues , pointues, courbes et séparées $ les jeux tout près l'un de l'autre; l'opercule des ouïes composé de 3 lames ; les nageoires jaunâtres ou brunes; celle de l'anus précédée d'un aiguillon; la ligne latérale formant l'arc.

Habitation* — Les flétans habitent toutes les mers de l'Europe, et principalement la mer du Nord. Les Anglais en tirent une assez grande quantité des environs de Newfounland, et les Français en ont péché auprès de Terre-Neuve.

Nourriture* — Tous les individus de cette espèce sont très-voraces; ils dévorent les crabes, les gades et même les mies. Ils sont très-friands des lompes qui s'attachent aux rochers. lisse tiennent plusieurs ensemble dans le fond des mers , et ils y attendent , la gueule ouverte, les poissons qui ne peuvent leur résister; et lorsqu'ils sont très -affamés, ils s'attaquent les uns les autres et se mangent les nageoires ou la queue.

Propagation. — Le flétan va frayer au printemps sur le rivage de la mer , et c'est ordinairement entre les pierres qu'il dépose ses œufs, dont la couleur est d'un .jaune rouge pâle.

Ennemis. — Quelque grand que soit le flétan, il a | dans les dauphins , des ennemis dangereux ; et quand il est très-jeune , il est aussi la proie des squales , des raies, et des autres habitans de la mer remarquables par leurs armes ou par leurs forces. Les oiseaux de proie qui vivent sur les rivages de la mer et se nourrissent de poissons, la poursuivent avec acharnement lorsqu'ils le découvrent auprès de l'Océan. Mais si le flétan est gros et fort, l'oiseau de proie périt souvent victime de son audace : le poisson plonge avec rapidité à l'instant où il sent la serre de l'oiseau, et l'entraîne dans, les abîmes de l'Océan. Enfin il y a quelques individus de cette espèce tellement couverts d'insectes où de vers marins qui s'attachent à sa pesu, qu'ils en deviennent malades et sont obligés de venir â la surface de Peau , où ils sont Attaqués par les oiseaux et sur-tout par l'aigle de mer. Cette maladie influe sur le goût de la chair de ce poisson «t sur la quantité de sa graisse.

Qualités.— Les habitans du Nord font une grande consommation du flétan, soit frais, soit salé ou fumé. Ces peuples, et sur -tout ceux de la Norwege, le préparent de différentes manières pour le conserver. On donne le nom de raffivx nageoires et â la peau grasse à laquelle elles sont attachées $ on appelle rcschel des morceaux de la chair grasse de ce poisson , coupés en long, et on distingue par la dénomination de skMre-flog ou de sqnan^queite des lanières de la chair maigre $ ces différons morceaux sont salés , exposés â Pair sur des bâtons, séehés et

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emballés pour être envoyés au loin. On les sale aussi par le même procédé que les harengs. On dit que le meilleur raffet le meilleur rœkel viennent de Ber-

Î;hen en Norwege. Mais il parait que ces sortes d'à-imens ne conviennent qu'aux estomacs robustes des habitons de la campagne. La tête fraîche du flétan passe v0ùr un mets délicat auprès de Hambourg ' et en Hollande.

Pèche, — Dans le Groenland , où la pêche du flétan est d'une grande importance, on se sert communément d'un instrument que Pon appelle gangvaden ou gangwad, et qui est composé d'une grosse corde d'environ 1,800 pieds de longueur, et à laquelle sont attachées une trentaine de cordes moins grosses et garnies chacune à son extrémité d'un crochet trèsfort. On emploie pour appât des cottes ou des gades. Des planches qui flottent à la surface de la mer, et oui tiennent à la grosse corde par des liens trèsforts, indiquent la place de cet instrument lorsqu'on l'a jeté dans l'eau. On retire les cordes au bout de a4 neures , et il n'est pas rare de trouver 4 ou 5 flétans pris aux hameçons. On les tue aussi à coups de javelot , ou bien on les harponne lorsqu'on les surprend couchés pendant la chaleur sur des bancs de sable ou dans les basses eaux ; mais les pécheurs se gardent bien de les tirer à eux tant que ces poissons jouissent d'assez de force pour renverser leur barque d'un coup de leur queue \ ils attendent qu'ils soient affaiblis et qu'ils aient veêêè de se débattre ; ils les élèvent alors et les assomment à coups de massue.

Vers les rivages de la Norwege , on ne poursuit les flétans que lorsque le printemps est déjà assez avancé

Cmr que les nuits soient claires et que l'on puisse s découvrir facilement sur les bas-fonds. On interrompt la pêche pendant l'été , parce qu'alors ils sont très-gras et ne pourraient pas être sèches convenablement.

FLEUVE. Courant d'eau très-puissant, qui prend sa source dans de grandes chaînes de montagnes, el qui , après un cours ordinairement fort étendu , se jette dans la mer. C'est sur-tout cette dernière circonstance qui caractérise le fleuve : ainsi, toute grande rivière qui se jette dans la mer est un fleuve. On accorde néanmoins quelquefois ce nom à des rivières d'une immense étendue, quoiqu'elles se jettent dans un autre fleuve.

La plupart des fleuves sont fort peu de chose près 4e leur source , et n'acquièrent un volume considéfable que par les rivières qu'ils reçoivent dans leur cours. La Seine, par exemple , qui prend sa source près de Chanceau, à 8 lieues N.-O. de Dijon , ser-

Êente long-temps dans des prairies , comme un faile ruisseau qu'on peut franchir d'une enjambée. Les sources des fleuves se trouvent communément à une grande élévation dans les montagnes. La Garonne vient des sommets les plus élevés des Pyrénées. Les sources du Rhin sont dans la partie orientale du mont Saint- Guthard, à plus de 1000 toises au-dessus de la mer. Celles du Rhône sont sur la montagne de la Fourche, dans la partie occidentale du Saiat-Gôthard , à une élévation de 900 toises. Elles sont remarquables en ce qu'elles sont toujours à la température de 14 degrés, quoique toutes les

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autres eaux du voisinage soient presque toujours à la température de la glace.

Les fleuves conservent pour l'ordinaire leur nom depuis leur embouchure jusqu'à leur source, comme le Rhin, le Rhône, le Danube) etc. Quelquefois ils ne commencent à le prendre qu'à la réunion des deux rivières , dont le nom est différent du leur : c'est ainsi que la Gironde est formée par la réunion de la Garonne et de la Dordogne.

Le nombre des fleuves dans les quatre parties du monde est considérable ; on en compte plus de 600, dont environ 43o dans l'ancien Continent, et 180 en Amérique*

Les fleures qui traversent la France sont, i°. la Seine, qui en est l'un des plus beaux, et oui prend sa source à Saint-Seine , à quelques lieues oe Dijon, reçoit les eaux de l'Aube , de l'Tonne , de la Marne, de l'Oise et de l'Eure, et va se jeter dans l'Océan au Hâvre-de-Gràce, après avoir , dans les nombreuses sinuosités de son cours, parcouru une longueur d'environ 160 lieues.

a0. La Loire, qui prend sa source dans le mont Gerbier, au nord du Languedoc, reçoit dans son cours, qui est d'environ i5o. lieues , les eaux de l'Allier, du Cher, de l'Indre, de la Vienne, de la Sarthe, de la Mayenne , du Loir et de la Sèvre, et celles d'une vingtaine de petites rivières , et se décharge dans l'Océan bien au-dessous de Nantes.

3°. Le Rhône, qui sort du glacier de Furca , près la montagne de Grimsel en Suisse y traverse le lac de Génère , se grossit dans son cours rapide , dont on estime la longueur à environ ia5 lieues, des eaux d'un grand nombre de rivières, dont la Saône, l'Isère, la Drôme et la Durance sont les plus importantes, et se perd dans la Méditerranée.

4°. lia Garonne, qui a son berceau dans les Pyrénées au val d'Aran , dont le cours, jusqu'à son embouchure dans l'Océan , où elle se rend sous le nom de Gironde, est d'environ 100 lieues, et qui a pour tributaires trois rivières considérables ; le Tarn , le Lot et la Dordogne.

5°. La Meuse , qui prend sa source dans le département de la Haute-Marne , arrose les frontières occidentales du département des Vosges, traverse les départemens de la Meuse et des Ardennes , une partie des Pays-Bas , et va se jeter dans l'Océan avec le Wal au Rhin occidental, près de Rotterdam, après avoir baigné la partie méridionale de la Hollande, et parcouru dans son cours une longueur de 160 lieues.

Indépendamment de ces fleuves, qui , dans la plus

fraude partie de leur cours, appartiennent à la rance, nous devons mentionner le Rhin, ce grand fleuve d'Europe, qui sort des montagnes du pavs des Grisons, .sépare te territoire français de celui de l'Allemagne, depuis Bâle jusqu'aux environs de Haguenau , et qui , avant d'arriver à l'Océan , se partage en plusieurs branches, qui prennent successivement différons noms.

Telles sont les rivières de la France , qui , sous les divers rapports de la longueur de leur cours , de la largeur et de la profondeur de leur lit, et de l'abondance des poissons qu'elles renferment, sont les pi us importantes pour la navigation et pour la pèche.

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Nous renvoyons à notre Dictionnaire des £aux et Forêts , articles Cours d'eau et Rivières, et au mot Pèche du présent Dictionnaire y pour les règlements concernant le droit de propriété et la, police de la pécke dans les fleuves et rivières.

FLIBOT. Espèce de petite flûte on de piaass», qui sert pour la pèche de la morue» Les. grands ont trois mâts et un beaupré, point de perroquet} les petits , au lieu d'artimon, ont une voile d'étai $ ils sont à col rond^ et ont un gros ventre*

FL1NDRE. Poisson du genre Pleuroneote. V\ ce mot.

FLONDRE. V. F/et.

FLOTTANT. Les pêcheurs disent qu'ils pèchent à cordes flottantes ou à fileté flottons, quand ils attachent auprès de l'haim un morceau de liégequiles fait flotter près de la surface de l'eau. On fait flotter quelquefois la* corde arec des vessies pleines- d'air. V. hameçons- et Lignes*

FLOTTES ou FLOTTERONS. Ce sont des morceaux de liège ou de bois léger qu'on ajuste sais cordes ou à la tète des filets quand on ne veut pas qu'ils portent suc Je fond. Au bourg d'Ault, 0» lesnomtne flotterons. V. Cordes et Filet.

FLUÉ. C'est la nappe fine qui est entre les deux hamaux aux filets en tram ail. fin quelques cantons de la Normandie , on donne ce nom aux demi-folles. V. Filet et Folles.

FLUTE. Bâtiment de charge dont les Hollandais se servent beaucoup, ainsi que les Français. Elles sont ordinairement matées en vaisseau. Les Hollandais en font usage pour la pèche de la morue dans le Nord*

FOIN. Duvet blanc ou brun qu'on trouve sous l'enveloppe crustacée des écrevisses.

FOISSIER. Les pécheurs granvillois nomment ainsi le baril où l'on dépose les foies de morue pour en retirer l'huile. V. morue*

FOLIO. Nom qu'on donne en Italie à un poisson de hier qui ressemble à la sole , et dont les écailles sont grandes et en losange, et la ligne latérale mince comme une corde de luth. Sa chair n'est pas d'un goût agréable , parce qu'il se nourrit d'algues.

FOLLES, DEMI -FOLLES et RIEUX. On nomme ainsi des filets à larges mailles, qu'on tend de façon qu'ils fassent des plis dans tous les sens; et c'est probablement cette disposition des filets qui leur a fait donner le nom de /biles* On les nomme aussi rieuœy terme qui parait être une corruption de rayeuxy parce qu'ils servent à prendre des poissons plats et particulièrement àes raies.

Les gros poissons, dit Duhamel, ne pouvant s'emna ai lier, on a imaginé, pour les prendre, d'autres filets que les Manets (V. ce mot). Les filets que l'on emploie particulièrement pour la pèche de ces gros poissons se nomment folles : elles ont des mailles fort grandes , et il est de leur essence de n'être pas tendues fermement; elles forment des sacs 011 des poches dans lesquels le poisson s'embarrasse. C'est pour cette raison qu'on donne beaucoup de chute aux folies, qu'on tend sur des piquets assez courts. Cet usage des folles est avantageux pour prendre de gros poissons plats; cependant ce n'est pas là proprement la manière de tendre cette

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espèce de filet : celle qui lui convient le. mieux, est

d'être pierre et flotté*

$ 1 . — Idées générales des folles pierrées- et flottées.

Le filet qu'on nomme proprement Jolie est unenappe simple , et lorsqu'on veut tendre sans piqueté un filet de ce genre , la ralingue de la tète, est garnie de flottes , et celle du pied est chargée de pierres ou de plomb*

Ce filet est fait d'un bon fil de chanvre assez délié : il a à- peu -près une brasse et demie de chute, et chaque pièce a communément de 5 ou 6 brasses de longueur $ mais on en joint quelquefois un grand nombre les uneseubout des autres.

Les mailles ont 5, 8, 1 a et 18 pouces d'ouverture en carré , et quelquefois plus de 18 lorsqu'on se propose de prendre des tires^des anges ou d'autre» gros poissons.

La tête du filet est bordée par une ralingue a r PL 33, N°. Vif, qui est un funin ou quaranienier de douze à quinze fils , et qui passe à. travers de» rondelles de liège bb,. qu'on met environ à % pieds les unes des autres.

Le pied du filet est bordé par deux pareils funins. crentce lesquels sont amarrés avec des lignes fines les cailloux dd , qui forment le lest» On les met à environ 3 pieds les uns des autres ; mais pour que les deux cordes c ne se roulent pas l'une sur l'autre quand on les meta l'eau, il faut avoir l'attention, de mettre leur tors en sens contraire : de sorte que si l'une est commise de droite à gauche 9 l'autre le soit de gauche adroite.

Quand on a joint les uns. aux autres un nombre suffisant de pièces de flottes pour former une tessure , on attache aux deux extrémités de la ralingue d'en bas une grosse pierre percée, ou càblière l9 garnie d'une anse ou estrope de corde k, qui sert aussi à attacher une corde ou orin , .que plusieurs pêcheurs nomment drame, et à l'autre bout de laquelle est amarrée une bouée, formée de douves de barriques comme m, ou de morceaux de liège comme n, au choix des pêcheurs. On voit en o les signaux que portent les bouées : ce sont de petits pavillons qui servent à faire apercevoir de plus loin les bouées qui flottent à la surface de l'eau. On met quelquefois de distance en distance une petite càblière sur la ralingue d'en bas quand l'es tessures sont fort longues 5 on se sert d'un grapin avec son càUot pour rechercher au fond de l'eau une partie de la tessure , quand par accident elle est restée à la mer. Il y a un autre petit grapin qui est quelquefois enoapelé sur le premier. On voit en t un gaffot pour harpon* ner et tirer à bord de très-gros poissons.

Après ce que nous avons dit de la grandeur des mailles des folles, on conçoit bien que ces filets ne sont destinés qu'à prendre de gros poissons plats, qui ne s'emmaillent point par les ouïes, comme font les harengs, les maquereaux , etc. 5 mais , attendu que l'instinct des poissons n'est pas de reculer , ils font effort pour traverser le filet et franchir l'obstacle qu'ils rencontrent. Far ces efforts , ils s'embarrassent de plus en plus dans le filet, qui à la fin les enveloppe de façon à ce qu'ils ne puissent se débarrasser. Four cela, il faut que le filet soit souple et

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tendu mollement t la grandeur des maillée et ta finesse du fil le rendent souple j et Afin qu'il ne soit pas trop tendu, on ne met au bas mie ce qu'il faut de cailloux pour que les lièges ne le lassent point flotter. Il est cependant nécessaire que les fils soient forts quand on se propose de prendre de gros poissons , sur-tout des chiens de mer.

Le nom defblle peut avoir été donné à ce filet, en partie parce que , n'étant pas fort chargé de lest, le moindre mouvement de la mer l'agite ; de sorte qu'il est presque dans un mouvement continuel* Cependant les ancres ou .les càblières qu'on met aux extrémités, et quelquefois d'espace en espace, dans sa longueur, empêchent que le filet ne s'écarte beaucoup du lieu où on l'a tendu ; et pour cette raison , on doit le regarder comme sédentaire* Les folles sont donc toujours tendues par fond, et on ne les traîne point \ mais on les tend ou en pleine eau ou au bord de la mer. Nous donnons, aux mots Tentes et PartSy la manière de les tendre sur piquets $ et il ne nous reste qu'à expliquer comment on les tend pierrées et flottées au bord de la mer et en pleine eau .

$ 2. — Des folles que Pon tend au bord de la mer.

Comme ces filets restent sédentaires , on peut les tendre entre les rochers. On las tend aussi sur les sables au pied des bancs , ou dans les fonds qui se trouvent entre les bancs , lors même qu'il y reste de l'eau après que lajaer est retirée.

On tend ce filet un peu en demi-cercle AB ou CD, PL 33, No. F. Quand on l'établit sur un terrain dur, ou qu'il reste un peu d'eau à l'endroit où on le tend , on ajoute aux cailloux qui bordent le pied du filet quelques càblières comme JE$ mats si le terrain est de sable, on y enfouit le pied du filet, et le reste demeure libre, étant soutenu par les flottes et retenu contre le courant par les bandin-

Ees/; Comme le filet , qui a presque a brasses de uteur, fait toujours une poche ou foliée , les poissons s'y engagent.

Les grandes marées sont avantageuses à cette pèche , ainsi qu'à toutes les tentes à basse eau. Cependant il arrive que les tourmentes et les grands courons bouleversent et emmêlent le filet, comme on le voit en gf ou bien ils le couchent sur le terrain y et alors on prend peu de poissons.

Ces folles n'ont pas, à beaucoup près, autant d'étendue que celle dont nous allons parler dans le paragraphe suivant; mais elles ont l'avantage qu'un seul nomme peut sans bateau tendre et relever son filet ; et comme les poissons rangent volontiers la cote durant les chaleurs, c'est la saison où cette pèche est la plus fructueuse.

Dans les endroits où il reste de l'eau » il y s des pécheurs qui tendent deux fois de suite leur filet avant de le faire sécher. Quand ils l'ont tiré à bord , ils le démêlent, le réparent et sur-le-champ recommencent une seconde pêche.

U arrive communément aux pêcheurs folliers , tant grands que petits, de laisser leurs filets à l'eau pendant qu'ils vont à terre vendre le poisson qu'ils ont pris ; mais il ne faut jamais mettre plus de deux fois les filets à l'eau sans les faire sécher et sans les radouber, ou, comme ils disent, ramender : ceux

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