ÉVENTAILS
La peinture d’aquarelle gouachée pour l’industrie des éventails exige le plus grand soin et la plus grande propreté, elle s’exécute sur bois, sur papier, sur peau de chevreau, dite cabretille ou canepin, sur soie, sur gaze, tulle et crêpe.
L’éventail moderne, dit éventail à feuille, se compose d’une surface ou feuille taillée en segment de cercle appliquée sur une monture plus ou moins riche, composée de tiges légères ou brins réunis d’un bout par une rivure souvent bijoutée et s’ouvrant et fermant à volonté. L’ivoire, la corne, l’os, la laque de Chine, l’écaille, le citronnier, le santal, l’ébène, l’or, l’argent, les ciselures, les pierres précieuses, sont mis en œuvre pour le plus grand embellissement des éventails.
Les anciens éventails Pompadour du siècle dernier, peints par Boucher, Watteau, Lebrun, à la gouache, sont particulièrement estimés comme modèles du genre le plus recherché des belles dames. Le commerce des éventails est une des industries les plus riches du commerce parisien, qui en exporte annuellement pour plus de deux millions en Italie, en Espagne et en Amérique.