EAU
en laissant chaque fois sécher le papier, et on obtient une excellente surface pour travailler, et qui prend les couleurs d’une manière surprenante. On termine alors le tableau en le recouvrant de gomme adragante, jusqu’à ce qu’il soit achevé ; on le vernit alors avec une dissolution, dans l’alcool, de colle de poisson préalablement gonflée dans l’eau, qui en augmente la solidité, l’éclat et la durée ; et comme la colle de poisson n’est soluble dans l’alcool qu’au point d’ébullition, on peut laver le tableau avec de l’alcool froid sans inconvénient.
M. Robertson recommande de peindre tout, en général, excepté les clairs, avec des couleurs sans éclat, vernissant d’abord, avec la solution de gomme adragante, et enfin avec de la colle de poisson.
En employant toutes les couleurs séparément et sans mélange pour les ombres, les couleurs paraissent si brillantes qu’aucune des couleurs brillantes ne doit être employée, excepté la laque de garance. Toutes les couleurs sont terreuses, et il n’est pas nécessaire d’employer de jaune plus brillant que l’ocre jaune. Les lumières conservent ainsi toujours leur pureté et les ombres toute leur force, ce qui n’a pas lieu dans la peinture à l’huile, où les premières deviennent plus foncées et les dernières plus faibles. Le vernis nécessaire pour hausser le ton des ombres devient graduellement opaque et doit être enlevé après quelque temps, ce qui est dangereux, même entre des mains habiles.