PRIMITIF
Jours.
98 Tubercules qui ne sont < que des chancres.. .
91 Mèmes accidents. , .
30 LES APS Tubereule unleéré, ou 29 mieux, chancre indun 2h val 30 me accident. . . ., 35 {ne eux chancres indurés.
25 Chancere ecthymateux. , 34 Idees ét | DAS Chancre infectant.. . , 93 DOC AA TRR ( Papule rougeàtre qui 28 ne tarda pas à s'éleee AE ee à Papule cuivrée saillante \ P 18 À qui suinte et se cou- | vre d'une croûte.
| Adénopathies. .:, ,., | 95 Même accident. , . . .
| Papule rougeàtre, étalée, sèche, irrégu— 35 lière, légèrement envir. squameuse, de la largeur d'une pièce de 50 Céutimes- see.
97 Petites saillies tubercu-
Annales des maladies de lu peau, t. IV, Annales des maladies de la peau, t. II, p. 115, 1850- 51. Annales des maladies de la peau, t. IT, P. 183-186. Archives générales de méderine, 5° série, t. I, p. 599. 1858. Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie. P Traité pratique des maladies de la peau et de la syphilis, é IT, p. 456. Paris, 4860. Mittheil, aus der Abtheil. und Klinik für syphilit. Krankh. Berlin, 1860.
La Sperimentale, anno XII, série 1v, t. II, fase. 9-10, Firenze, 1861.
leuses rouges . . . .
Papule ronde, d’un rou-
se foncé, qui se recouvre d'une croûte qui tombe le onzième jour, et laisse à découvert un chancre AN ARE PR A
a Mr nn Te mr.
. 36-44. Paris, 1851-52
aris,
INTERVALLE de temps com
| pris entre le PREMIÈRES | moment d'in ' sert, du virus MANIFESTATIONS } at L apparit, i des aceidents CONSÉCUTIVES, consécutifs, a ?
Jours.
| 75 Syphilide sua»
j + meuse.
À eg Syphilide dite tubereuleuse,.
66 Syphilide papulo- ; tuberculeuse, Syphilide squaù ) 66 meuse, 54 Syphilide papulosquameuse.
Roséole et plaques 198 envir muqueuses, Alopéeie.
50 Syphilide maculée.
65 Rostole générale.
( Cé povlsl Em- - barras gastrique.
159 Tubereules mu- | queux.
Syphilide lenticn- 76 à 80 LE laire. Angine et ( plag. mnqueuses.
} / Syphilide papu- C 76 \ leuse et exanthé- | matique.
\ 55 | Syphilide pa puleuse fs # et pustuleuse.
97 | Roséole syphilitià | que, : Roséole syphiliti- PR EMERS 3 72 environ, que.
Roséole, plaques mu-
65 queuses.
65 Roséole sur le trance,
Des faits consignés dans ce tableau il résulte que du dix-huitième au trentecinquième jour, à partir du moment où a été pratiquée l’inoculation, apparaît l'accident initial, indice de l’infection générale. La durée de l’incubation, dans ces Cas, varie par conséquent entre dix-huit et trente-cimq jours ; elle est en moyenne de vingt-sept jours. Il s’agit ici surtout d’inoculation d'accidents secondaires. Dans un cas où Rollet t (1) inocula le pus d’un chancre infectant, chez un malade déjà possesseur de deux chancres mous, lincubation ne fut que de dix-huit jours. Elle fut de vingt-huit jours chez une jeune fille exempte de tout accident, qui fut inoculée en 1859 par Bærensprung, avec le produit de sécrétion d’un chancre induré, et de vingt-trois jours dans un semblable cas rapporté par Lindwurm.
L'observation clinique, pour être concluante en pareille matière, devant se présenter dans des conditions spéciales et pour ainsi dire exceptionnelles, il est bien rare qu’elle ait toute la précision désirable.
Wallace de Dublin, Waller de Prague, et quelques autres auteurs, ont cependant rapporté à ce sujet des exemples probants ou du moins peu contestables. Chez un élève de l'École d’Alfort, dont le docteur Chausit (2) nous a laissé l'histoire intéressante, l'incubation dura du 21 avril au 18 ou 19 mai, c’est-àdire vingt-sept ou vingt-huit Jours. Dans un fait que nous avons été à même d'observer, et que voici en quelques mots, elle dura à peu près le même espace de temps.
Ogs. I. — Un jeune étudiant en droit de mes amis quittait Paris le 48 juillet 1859, pour aller passer à la campagne la saison des vacances. Arrivé dans une petite ville de province, il vivait au sein de sa famille et avait une conduite exemplaire, lorsque, le 15 août, il me montra une ulcération conique, à bords relevés et durs, à fond grisâtre, qui siégeait à gauche sur le scrotum, et qui s'accompagnait d'adénopathie mono-ganglionnaire. Cette ulcération, dont le diagnostic ne pouvait être un seul instant douteux, s'était manifestée depuis quelques jours seulement, bien que mon jeune ami, qui n'avait aucun intérêt à me tromper, m'affirmât de la meilleure foi qu'il n'avait pas eu le moindre rapprochement sexuel depuis plusieurs jours avant son départ de Paris. Après avoir pris les précautions nécessaires pour m'assurer qu'il ne se méprenait pas sur le début de l'accident, je demeurai convaincu que le chancre s’était montré près d'un mois après le dernier coït. J'ordonnai des pilules de proto-iodure d'hydrargyre, et bientôt Le chancre avait disparu, — Plus tard, il y eut des manifestations secondaires.
Dans trois autres cas, où, par suite de circonstances spéciales, il m'a été possible d'obtenir des renseignements exacts sur la durée d’incubation de la syphilis, cette durée a été de 29, 31 et 35 jours (3). Ges faits, comme
(L) Étud. clinig. sur le chancre prod. par la syphil. second. (Archiv. de méd., 1859, 1, p.409).
(2) Annales des maladies de la peau et de la syphtilis, ns IV AD ATX,
(3) Voici la notice abrégée de ces cas. H... s'aperçoit, le 40 mai 1871, d’une légère écorchure du prépuce à la suite d’un rapport sexuel ; le lendemain, gonflement prépulial qui disparait au bout de quelques jours. Le 40 juin, petite érosion à peine saillante sur le prépuce à droite; le 20 juin, adénopathie dans l’aine correspondante ; le 24 août, plaques muqueuses, quelques taches de roséole. — B.., voit une femme à Lyen le 12 novembre 1867, et n’a plus aucun rapport, lorsque, venu à Paris le 47 décembre, il s'aperçoit de l'existence d’un petit bouton sur le prépuce; le 26, ce bouton était ulcéré ; le 31 janvier, roséole syphilitique, angine et adénopathie cervicale. — H... a un rapport avec une femme suspecte le 9 décembre ; cinq jours plus tard, écoulement blennorrhagique. Absence de rapprochement sexuel jusqu’ au 7 janvier, où se produit, au pourtour du gland, trois petites ulcérations à peine indurées qui mettent plus d’un mois à se cicatriser. Plustard, roséole, angine et plaques muqueuses,
ceux qui sont consignés dans le tableau précédent, permettent de constater que la durée de lincubation syvphilitique, à l'instar de la durée d’incubation des fièvres éruptives, oscille entre un certain nombre de jours. D’après Sigmund (1), la période d’incubation -de la syphilis ne dépasse pas la cinquième semaine dans la très-grande majorité des cas (85 pour 100), et le plus souvent (67 pour 100) elle est renfermée dans la limite de quatre semaines. Des observations faites avec soim ne permettent pas d’assigner à la période d’incubation syphilitique une durée plus longue que six semaines. Cependant Alfred Fournier (2) cite des faits d’une incubation de 70 jours ; mais en admettant que ces faits aient été exactement observés, on doit reconnaître qu'ils sont exceptionnels. D'autre part, Diday, sur 28 cas, a trouvé une durée moyenne d'incubation syphilitique de quatorze jours; mais quand on voit figurer dans la statistique de cet auteur des faits où cette incubation est de quelques jours seulement, on se demande si les renseignements fournis par les malades n'ont pu manquer d’exactitude, et l’on est peu disposé à accepter le résultat. Quoi qu'il en soit, la durée de lincubation syphilitique n'est pas la même chez tous les malades. Cette plus ou moins longue durée est-elle due à l'individu contagionné ? dépend-elle de la lésion originelle qui transmet l'infection ? D'abord on ne peut nier que les conditions individuelles ne jouent ici un certain rôle, quand on voit des individus contagionnés le même jour par Ja même femme présenter une durée d’incubation différente. Ensuite, la nature de l’accident inoculé ne serait pas sans influence sur la durée de l’incubation, si l’on en croit Diday. Sur dix observations rapportées par cet auteur, dans lesquelles la matière d’inoculation provenait d’un accident secondaire, lincubation aété de vingt-huit jours, tandis qu’elle n’a duré que dix-huit jours dans le cas où le pus inoculé avait été fourni par un accident primitif. Dans d’autres cas, 1] est vrai, elle a été plus longue. Ainsi, s’il était permis de trer des conséquences de faits si peu nombreux, il résulterait que la période d’incubation syphilitique serait plus courte dans les cas de transmission par laccident primitif; et si, d'autre part, il était avéré, ainsi que le prétend Diday, que la syphilis communiquée par un accident secondaire est moins grave que celle qui provient d’un chancre, suivrait cette autre proposition que : plus est longue la durée d’incubation, plus sont légères les manifestations de l’infection générale.
L'étude comparative des maladies virulentes, la rage exceptée, nous apprend qu'il y à une relation peu contestable entre la durée d’incubation et la durée d'évolution de ces maladies ; la syphilis, maladie chronique par excellence, est aussi celle qui a l’une des plus longues incubations. À ce point de vue, ne serait-il pas possible d'établir ici un rapprochement avec ce qui se passe dans la série des êtres, où la période de développement et la longévité sont dans un rapport à peu près constant? Mais, quelque soit lintérêt qui s'attache à la connaissance de la durée de l’incubation syphilitique, un fait reste acquis, c'est l'existence même de cette incubation. Dès lors il n'est plus possible de considérer, avec Hunter et Ricord, le chancre comme une lésion locale
(1) Sigmund, Wiener medizinische Wochenschrift, n°5 77 à 80, 1865. (2) Fournier, Recherches sur l'incubation de la syphilis. Paris, 1869.
n’infectant que plus tard l’économie. Il faut voir dans cet accident la fraduction extérieure et primitive d'un état général déjà acquis, d'où cet enseignement pratique, que la cautérisation de Pulcère syphilitique, employée en tant que méthode abortive, est complétement mutile.
De même que les manifestations locales, les troubles généraux de lorganisme font ordinairement défaut dans cette première étape de la syphilis ; et cependant, il y a lieu de se demander si déjà l'organisme n’est pas en souffrance. Un malade, dont l'observation a été rapportée par Chausit (1), présenta, pendant le cours de cette période, de lamaigrissement, de la pàleur, de la fatigue, du malaise, un état de chloroanémie, les apparences, en un mot, d’une maladie sérieuse, le tout sans cause appréciable. On conçoit toutes les difficultés d’un diagnostic dans de semblables conditions. Verrait-on apparaître ces symptômes à la suite d’un coït suspect, qu'il serait à peine possible de soupçonner le début d’une maladie syphilitique.
La grave responsabilité qu’entraîne à sa suite linoculation artificielle du virus syphilitique à un individu sain laissera encore longtemps indécise la question de savoir si le sang est virulent dans cette première phase de la syphilis, et si Pindividu déjà Imfecté est encore apte à recevoir une nouvelle contamination. Sur ce point, toutefois, on peut faire appel à l’analogie et à l'induction. [est permis de croire que la syphilis ne se comporte pas à cet égard autrement que la vaccine et la variole.