NÉPHRITE SYPHILITIQUE
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DETA LA SYPHILIS.
1863. — LancerEaux, Études sur les lésions viscérales susceptibles d'être rattaché,
la syphilis constitutionnelle, Gazette hebdomadaire, 1864. — Coriz, Mémoire | les lésions anatomiques du rein dans l’albuminurie. Thèse de Paris, 1864. — Gui, Essai sur l'albuminurie syphilitique. Thèse de Paris, 1867. — W. Moxow, À con
bution to the History of visceral syphilis, Guy’s Hosp. Reports. London, 1868, p.31
Les auteurs du dernier siècle, et Astruc lui-même, si prodigue en fait den nifestations syphilitiques viscérales, passent sous silence les lésions rénal( vraisemblablement parce qu’ils méconnaissent la valeur séméiotique l'albuminurie. C’est à l’un de nos maitres que revient l'honneur d’ave signalé ces lésions. « Il n’est pas facile, dit Rayer, de bien appi cier l'influence que peut exercer la syphilis constitutionnelle sur le dé loppement de la néphrite albumineuse ; car il est bien rare de voir cette d nière maladie chez des individusatteints de syphilis constitutionnelle qui n’aie pas été soumis à l’action d’autres causes dont l'influence sur le développeme de la maladie des reins ne peut être contestée. Cependant, j'ai vu des cat l'influence de l'affection vénérienne constitutionnelle m’a paru si frappan que je n'ai pas hésité à attribuer, au moins en grande partie, le développeme de la maladie des reins à la cachexie vénérienne, »
Les médecins anglais, Wells, Blackall, Gregory, avaient antérieureme observé ce même désordre dans le cours de la maladie vénérienne ; mais, lo) de rapporter l'affection rénale à la syphilis constitutionnelle, ils l’attribuaient l’action du mercure mis en usage pour le traitement de cette maladie. Pay Opposa, avec raison, à celte manière de voir, qu'il est rare que l’urine devien albumineuse par l'effet des préparations mercurielles, lorsqu'on les administ contre. les symptômes primitifs de la maladie vénérienne ; qu'il est plus ral encore d'observer des hydropisies avec urine coagulable chez des dore atteints de tremblement mercuriel ou d’autres maladies dépendantes du m@& cure. Toutefois, évitant d'adopter une opinion par trop exclusive, cet auteu considère comme probable que dans un certain nombre de cas l'affection de reins et l’hydropisie sont le résultat simultané ou successif de plusieur causes.
Thouvenel, Jaksch, Finger, Engel, ont constaté plusieurs fois l’existenced l'albuminurie chez des syphilitiques. Frerichs pose la question de savoirs la syphilis constitutionnelle contribue au développement de la maladie d Bright, comme cachexie, à la manière des Suppurations profuses, ou bien si comme dyscrasie, elle occasionne des exsudats dans les reins, ainsi que dam: les os et dans le foie. Cette dernière causalité ne paraît pas prouvée à cet auteur il reconnait cependant que les individus atteints de syphilis sont fréquemment: frappés d’albuminurie. Le problème qui s’agite en pareil cas est complexe Souvent embarrassant. Tantôt on voit se déclarer tous les phénomènes de l'al buminurie chez des personnes qui sont ou qui ont'été en puissance de syphilis, sans qu'il y ait de liaison directe ou du moins nettement établie entre la inaladie générale et l'albuminurie, comme dans les observations d’altération amyloïde des reins publiées par Grainger-Stewart (1). Tantôt, au contraire, l'affection rénale revêt des caractères qu'il est difficile, sinon impossible, de ne pas rattacher à la syphilis. En effet » elle se manifeste sous les
(1) Grainger-Stewart, Edinburgh, Med, Journ,, p. 97, Aug. 4864.
nes formes anatomiques, diffuse et circonscrite, que nous rencontrons ; d’autres organes (1).
gude anatomique. — La néphrite diffuse est constituée par une vétion nucléaire et cellulaire des éléments constitutifs du stroma con- Mifà laquelle succèdent une organisation le plus souvent incomplète et dégénération graisseuse presque constante. Les reins, de consistance renne, ont tout d'abord leur surface lisse, décolorée, parsemée de points es et de stries rougeûtres. Plus tard, fermes et résistants au toucher, ils tsur quelques points déprimés ou mamelonnés, par suite de l'atrophie prossive résultant de la propriété rétractile du tissu de nouvelle formation. (Sun cas rapporté par Rayer, les deux reins sont sensiblement diminués rolume, ils sont comme ratatinés, leur substance est beaucoup plus dure dans l’état sain, leur couleur est jaunâtre et leur surface offre un grand abre d'inégalités, de petites bosselures, de mamelons, de rugosités. Meyer, à pos d’un cas particulier, fait aussi mention de l’atrophie du rem. Dans l’une nes observations, la couche corticale n'avait que deux millimètres d’épaisr,les colonnes de Bertin étaient petites et atrophiées, la substance médul- Bofrait une coloration jaunâtre avec aspect lardacé. Consécutivement aux rations du stroma, survient l’altération des éléments actifs des reins. Les puscules de Malpighi, tassés et comprimés par les éléments du tissu contif, peuvent s’atrophier, et plusieurs de nos observations font mention tte atrophie en même temps que de l’épaississement et de l’adhérence de la Sule au parenchyme rénal. Quant aux épithéliums, ils subissent peu à peu lésénérescence graisseuse. Quelquefois il existe une dégénérescence amylqui s'oppose à la diminution de volume; mais ce n’est jamais qu'une Tation indirecte du genre de celle que nous étudierons plus lom dans le Un fait qui se rattache à cette altération a été récemment communiqué Société médicale des hôpitaux par le docteur Lailler (2). Jéce qui précède il est facile de conclure que les reins affectés de néphrite hilitique présenteront des caractères susceptibles de varier avec la marche processus pathologique, la période de son évolution, et qu’ils pourront être difiés dans leur forme par l’existence d’une dégénérescence amyloïde con- Mitante. Par sa localisation à une portion des réins, cette altération se disœue de la néphrite goutteuse, qui est toujours généralisée. néphrite circonscrite ou gommeuse, quoique peu fréquente, n’en est pas ins incontestable. Tungel et Cornil en ont rapporté chacun un cas (3). St aussi de productions gommeuses qu’il s’agit dans l’une de nos observa- 1$, où se rencontrent, à la surface et dans l’épaisseur même de la substance ticale des reins, de petites tumeurs du volume d’un pois, d'une coloration
1) Sur 20 observations de syphilis viscérale qui nous sont personnelles, nous avons trouvé : hrite interstitielle, 4 fois (2 fois avec dégénérescence cirrheuse) ; petites tumeurs gomuses, 4 fois ; cicatrices de la surface avec atrophie, plusieurs fois ((Bullet. de l’Académie de 1. Janvier 1864). ,
2) Gazette hebdomad. de médecine et de chirurgie, p. 254, 1865. SL ss.
3) Je ne parle pas ici d’un observation rapportée par Féréol. L’altération qui s’y trouve rite est plutôt une néphrite suppurée qu’une gomme du rein.
d'un blanc jaunàtre, et offrant à l'examen microscopique les éléments ce} laires et nucléaires propres à ce genre d’altération. La surface des reins d’ailleurs altérée et cicatrisée sur quelques points. Les tumeurs gomml des reins ont une consistance ferme, le volume d’un pois environ ; elles circonscrites par une zone grisàtre semi-transparente, et, dans leur péri d'état, elles sont constituées à leur circonférence par un tissu conjonctif jeu à leur centre par des éléments cellulaires en voie d'altération graisseuse:
Les lésions avec lesquelles ces productions ont le plus de ressembl sont les tubercules et les infarctus hémorrhagiques. Les tubercules coexist habituellement avec des granulations grises dont l'existence, dans le pou du moins, est pour ainsi dire constante ; ils envahissent les reins du som à la base des pyramides. Dans un cas qui s’est présenté à notre observati un tubercule développé au sein de la substance corticale des reins auraïfl passer pour une gomme sans l'existence d’une phthisie granuleuse des mons. Dans ce cas pourtant, la fusion assez complète du néoplasme tubér leux avec le tissu rénal du voisinage, et le ramollissement diffluent des par centrales de ce produit, pouvaient jusqu’à un certain point le différencier gommes syphilitiques. La coloration brunâtre ou violacée des infarctus hém! rhagiques, et en son absence la composition histologique de ces lésionse tituées uniquement par les éléments propres du rein et des globules sangu en voie de transformation régressive, sont des circonstances suffisantes P qu'il n°y ait pas lieu de les confondre avec les dépôts syphilitiques.
La néphrite syphilitique, diffuse ou circonscrite, est, par le fait même d constitution, souvent suivie de cicatrices et de dépressions plus ou mo profondes de la surface des reins. Déjà notées par Rayer, ces cicatrices retrouvent dans plusieurs des cas de syphilis viscérale rapportés par Leu On lit dans l'observation XIII : « les reins, diminués de volume et d teinte jaunâtre cireuse uniforme, offrent une surface interrompue par cicatrices et des dépressions profondes, noirâtres, sans matière colora contenue dans les cicatrices. » Les reins, dans la plupart de nos observatié de syphilis viscérale sont semés de sillons cicatriciels, où même de dépr sions dues à l’atrophie de la substance parenchymateuse. Ces cicatrices en général peu profondes, d’une étendue variable, irrégulièrement dis minées, et leur fond se trouve constitué par un tissu fibreux blanchàtre, n'est souvent que la capsule épaissie, au sein duquel ne se rencontre auçu trace de matière colorante; ou bien ce sont des dépressions profondes d' partent en rayonnant des sillons de peu d’étendue. Ces altérations ontu grande analogie avec les dépressions et les cicatrices qui succèdent aux farctus hémorrhagiques. Mais ces infarctus se reconnaissent à l'intégrité ha tuelle de la capsule fibreuse et à la présence assez ordinaire de la mati colorante du sang à leur niveau. Ils présentent de plus une disposition par culière qui n’est pas sans relation avec la distribution des vaisseaux sang etils coexistent habituellement avec une affection cardiaque. |
Etude symptomatique. — Les signes physiques sont ici sans valeur, enr son de l’éxtrême difficulté que présente l'exploration des reins, organes p fondément situés et appendus de chaque côté de la colonne lombaire, Qua
troubles fonctionnels, ils n'existent que dans un certain nombre de cas, et { dans la forme inflammatoire où néphrite interstitielle qu'on a le plus soufloccasion de les rencontrer. On conçoit leur peu d'importance dans la jhrite gommeuse, où le rein n'est le plus souvent lésé que dans une faible tion de son étendue. L’albumine filtre dans les urines, le plus souvent en té quantité, même dans les cas où il v a une dégénérescence amyloïde ou iSseuse concomitante. L’albuminurie svphilitique, de même que la plupart de les qui se lient à une affection chronique des reins, estaccompagnée d'ædème danasarque. Ces derniers symptômes, en général peu marqués, font quelbfois défaut, contrairement à ce qui est observé dans les cas où la lésion jale reconnait une origine scrofuleuse. Lorsqu'elle persiste, cette albumirie, indice d'une lésion grave des reins, peut entraîner à sa suite l'ensemble ÿ phénomènes connus sous le nom d’urémie ; tantôt des vomissements et là diarrhée, tantôt des désordres cérébraux, et un coma mortel. Dans le “dun malade qui seulement deux ans plus tôt avait été traité à l'hôpital Midi pour une éruption syphilitique, la mort fit suite à un coma de courte rée ; la seule lésion qui vint expliquer un pareil dénouement fut une nérite avec dégénérescence amyloïde.
La marche des affections syphilitiques des reins est lente ef continue, leur rée longue, et leur terminaison le plus souvent fatale. Je ne sache pas qu'on observé un seul cas de guérison avérée et durable toutes les fois qu'on a eu Lire à une albuminurie syphilitique déjà ancienne ; cependant cette guérison mble possible, à la condition qu'un traitement approprié soit mis en usage Se tôt. L'amélioration rapice que nous avons constatée dans quelques cas Ml s'agissait d’une lésion déà ancienne, est tout au moins propre à donner “élque espoir en pareille occurrence.
Diagnostic. — Les antécédents du malade, les manifestations syphilitiques icomitantes, un état de cachexie spécial, telles sont les circonstances qui “éttront sur la voie du diagnostic. N'oublions pas que la présence d’une affec- 5n spécifique extérieure n'est pas toujours nécessaire pour arriver à recon- “tre la néphrite syphilitique, et qu'il suffit souvent de la simple altération hcomitante d’un viseère. En effet, les manifestations syphilitiques des reins “lu foie coexistent fréquemment, et la déformation de ce dernier organe chez malade atteint d'tlbuminurie constitue une grande présomption, sinon de certitude, en faveur d’une syphilis viscérale. Cette coexistence se rencontre ns plusieurs de nos observations, el n’a pas fait défaut depuis que notre tention est fixée sur ce point; elle est d'ailleurs notée dans l'excellent ou-
rage de Payer. L'observation suivante en est un exemple.
“lopécie, puis syphilide tuberculeuse et exostose. Augmentation du volume du lobe . . , . . . MC , DTA .
droit du foie et déformation de cet organe. Albuminurie, SUTvtE d'amélioration.
Ons. XXVI. — La nommée P..., âgée de cinquante-deux ans, est une femme une bonne constitution, qui, en fait de maladies aiguës, accuse deux fluxions de soitrine. Sa mère est morte d’une hydropisie, à l'âge de soixante-quatre ans ; son »ère à vécu jusqu'à soixante-dix-huit ans. IL y a douze ans, Son mari, homme débau- “hé, était souffrant depuis plusieurs mois, lorsqu'elle s’aperçut de la présence,
D LT jourd’hui une cicatrice en ce point. A la méme époque, chute de © EVEUX mal de gorge ni éruptions ; courbature générale, fatigue excessive, teinte nâtre, terreuse, de la peau. Tous ces phénomènes disparurent au bout de semaines d’un traitement spécifique. Environ six mois plus tard, apparut su partie antérieure et supérieure du tibia gauche une syphilide circonscrite,, tu] culeuse, aujourd’hui reconnaissable aux cicatrices blanches et déprimées | existent en cet endroit. Malgré un nouveau traitement, qui dura deux mois syphilide persista. Plus tard survint, au dire de la malade, un gonflement rouge qui se termina par une large ulcération qu on voit encore aujourd'hui à la L antérieure et inférieure de la jambe droite.
Il y à environ trois mois, cette femme sentit ses forces diminuer progress ment ; elle s’'amaigrit, et remarqua que la teinte de sa peau prenait une colora pâle et terreuse. En même temps elle éprouvait à la région épigastrique l’'hypochondre droit une sensation de gène et de malaise que remplaça bientôt douleur sourde continue, avec élancements et picotements revenant par int valles. Puis s’ajoutèrent à ces symptômes des douleurs térébrantes de la tète,"à exacerbations nocturnes intenses; le sommeil devint impossible, et, ne poux plus travailler, la malade entra à l’Hôtel-Dieu, le 29 mai 1863. La physionor exprime la souffrance ; la malade se plaint d’une céphalée intense, qui l’'empê de marcher ; elle éprouve des étourdissements qui ne lui permettent plus dé tenir debout ; elle délire par instants. Alopécie ; hyperostose du tibia droit ; ulcé tion de la jambe du même côté. Respiration normale, mais pouls fréquent: battements du cœur précipités. Anorexie depuis le début de la céphalée ; pas vomissements, mais sensation douloureuse vive et lancinante à l’épigastre @ l’hypochondre droit, accrue par les mouvements du tronc, la pression et même simple palpation du foie, Cet organe est irrégulier dans sa forme ; son lobe dro inégal, bosselé et très-développé, descend au-dessous d’une ligne horizontale P: sant par l’ombilic, tandis que le lobe gauche est à peu près inappréciable à percussion et à la palpation ; la matité disparaît en effet à partir du bord exter du muscle grand droit abdominal du côté droit. La rate n’est pas sensibleme augmentée de volume. Les urines, pâles, contiennent une notable quantité d’alb mine. La peau est remarquable par sa teinte sale, jaune bronzé.
Le 3 juin, la malade est soumise à une médication spécifique : iodure de pot sium 2 grammes dans les vingt-quatre heures. Deux jours plus tard, dispariti complète de la céphalée. Peu de temps après, cessation des douleurs spontané de l’épigastre et de l’hypochondre droit. La physionomie devient plus naturelle, teinte de la peau est meilleure, la malade dort, reprend peu à peu ses forces même son embonpoint. L’ulcère de la jambe se cicatrise. Le foie parait diminu de volume, mais il reste toujours douloureux à la pression. Les urines, traitées P la chaleur et l'acide nitrique, continuent de donner un précipité albumineux.L 18 juin, plus d’albumine dans l’urine. Les forces continuent à s’accroître, et, part l'ulcère de la jambe et la douleur du foie à la pression, la malade se trouv très-bien. Même état les jours suivants.
Les urines sont rendues en quantité no nouveau par la chaleur et l'acide nitrique, elles précipitent très-légèrement. Let densité est de 1,020. A l'examen miCrosCOpi ist ques cellules granuleuses, provenant des breux globules granuleux analogues à traitement jusqu’au 4 juin où elle dema égère augmentation du volume du lobe ort peu par la chaleur et l'acide nit orces, et repris un certain embonpoint.
tubes urinifères, et la présence de nom ux leucocytes, La malade continue s0 nde sa sortie. Elle conservait alors un droit du foie, mais les urines précipitaien rique. Elle avait d’ailleurs recouvré se
Un fait que j'ai observé récemment vient confirmer le r raitement spécifique employé pour combattre la né homme âgé de quarante-deux ans Contracta, en 186
ésultat favorable du phrite syphilitique. Un 7, un .chancre de la verge
ui fut suivi de plaques muqueuses de la bouche et d’une éruption douteuse. dmis, le 29 novembre 1871, dans l’un des pavillons de l’hôpital Saint-Antoine, -{ homme Y était un peu oublié. Dans le courant de l'hiver, il était d’une rande pâleur, et vers le mois de mars, en même temps qu’il était atteint ‘anasarque, il fut pris d’épistaxis, de vertiges et d’étourdissements, autant de ‘hénomènes indicateurs du début d’une intoxication urémique ; ses urines “aient d'ailleurs chargées d’albumine. Je lui donnai un lit dans ma salle, et, eu de temps après, il me fit remarquer qu’il était porteur d’une tumeur “ide, ferme, arrondie, du volume d’une pomme d’api, siégeant dans la namelle gauche à la partie externe et supérieure du mamelon. Peu de temps près, une tumeur semblable apparaissait au-dessus du sein droit. L’iodure de otassium fut administré en avril, et bientôt la première tumeur, puis la “conde, commencèrent à diminuer de volume. En même temps, la santé “énérale du malade s’améliora notablement, les forces et les couleurs revinent en partie, l’anasarque disparut. L’albuminurie, quoique moins abonrante, persistait encore le 40 juin, quand le malade nous quitta.
Ces faits semblent indiquer que les affections syphilitiques des reins sont dun pronostic relativement favorable. Pourtant il ne faut pas s’y tromper. “and ces affections sont accompagnées de lésions hépatiques et compliquées cachexie, elles sont toujours graves. « Je connais peu de maladies, écrit laver, qui offrent aussi peu de chances de guérison que ces cas complexes : #S complications de la syphilis invétérée avec des altérations du foie et s reins sont presque toujours incurables. Cependant j'ai été assez heureux, ut récemment, pour améliorer la constitution détériorée d’un malade de otre hôpital qui se trouvait dans une semblable condition, et chez lequel urine est devenue de moins en moins albumineuse, après deux mois d’un Maitement qui a consisté dans l'usage de la tisane de Feltz, des pilules de “édillot et de l’extrait gommeux d’opium. » |