A. AFFECTIONS SYPHILITIQUES DU PÉRICARDE
Wilks et Virchow admettent l'existence de la péricardite syphilitique. Le dernier de ces auteurs rapporte un fait dans lequel des
(1) Traité des maladies du cœur, 1835, t. Il, art. Tubercules et Cancer du
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cordons membraneux unissaient le cœur au péricarde ; il y avait en même temps une myocardite. Aucun autre observateur, à ma connaissance, n'a parlé de cette manifestation. Néanmoins, malgré ce silence qui témoigne de la rareté des lésions syphilitiques du péricarde (1), je ne puis hésiter à rattacher à la syphilis les alléraiions que présente cette toile fibro-séreusc dans deux des observations qui me sont personnelles.
Dans un de ces faits, l'épaississement du péricarde rappelle jusqu'à un certain point la phlegmasie interstitielle des organes parenchymateux ; dans l'autre , l'existence d'une tumeur saillante à la surface interne de cette membrane ne manque évidemment pas d'analogie avec les gommes de ces mêmes organes. Cetle tumeur, du reste, grosse , comme une petite noisette, de coloration jaunâtre, de consistance un peu molle, coïncidait avec d'autres altérations syphilitiques et présentait tous les caractères objectifs des gommes en même temps qu'elle en avait la composition histologique.
Aucun trouble fonctionnel ne fut ici la conséquence du désordre analomique; mais on conçoit très-bien qu'il puisse en être autrement, et qu'une tumeur gommeuse faisant saillie dans la cavité du pcaicarde puisse gêner les mouvements du cœur, déterminer un bruit de frottement, et quelquefois môme devenir le point de dépari d'une péricardile secondaire.
Ainsi, dépôts gommeux dififus ou circonscrits et péricardite membraneuse chronique, telles sont les altérations qui, dans des cas trèsrares, se montrent du côté du péricarde ; mais tandis que te dépôt gommeux peut être indépendant de toute lésion cardiaque, la péricardile simple est le plus ordinairement liée à un désordre analomique
de la substance musculaire du cœur.