I. — Collections d'auteurs et sources
1° Nicolai Leoniceni, vicentini, et Joannis Almenar, hispani, Libri de morbo gallico; Angelini Bolognini, bononiensis, De Cura uicerum exteriorum et unguenlis communibus in solutionc continua, Hb. II; Alexandri Benedicti, veronensis, Liber de pestilenli febre; Dominici MESSAïUiE, vicentini, De poiideribus et mensuris medicinalibus, lib. 111. Papiae, ex ofûc. liernhardi de Geraldis, 1516, in-fol. — 2° Liber de morbo gallico, in que divers! ceieberrimi in lait materia scribentes mcdicinœ conlinenlurauctores, videlicet : Nicolaus Leonicknus, vicentinus ; Ulrichns de Hcttkn, germanus; Petrus Andraîas Matiieolo, sinensis ; l.aurenlinus Pnisius ; Joannes Almenar, hispanus; Ancllus, bologninus. Venetiis per Juannem Patavinum et
BIBLIOGRAPHIE
Ventiirinum de RufHnellis, 1S35, in-S". — 3° Moibi gallici cuiandi ratio exquisitissima avariis iisdemque peritissimis meilicis conscripta, nerape : Petro Andraea Matheolo; Joanne Almenar, etc. Basileae, apud Joan. Bebelium, 1536/299 pag. in-4». — 4" De morbo gallic(),etc.; 1" edit.,tomus prior Venetiis, apud Jord. Zileltum, 1566 inf.,736p. torausposterior, dS67,appendix, 1567. — Aloysius Luismus, Aphrodisiacus, sive de lue -venerea, in duos tomos bifiarlitus, conlinens omnia quaecumque hactenus de hac re ab omnibus medicis conscripta sunt. Venetiis apud Baretiiim et socios, 1599, in-folio. — Ultima editio, apud Joan. Arnold. Langerak et Joh. et Herm. Verbeck, Lugdun. Batavorum, 1728 (avec une préface de Boerhaàve, 1366 pages à deux colonnes). Ce livre contient 59 auteurs. — 5» Daniel Tourner, Aphrodisiacus, corilaining a suramary of Ihe ancients Writers on the venereal disease. London, printed for John Clarke, 1736, in-S". — 6» John Armotroisg, a synopsis of Ihe history and cure of the venei-eal disease. London, 1737, in-S". — 7° Christ. G. Guuker, Aphrodisiacus, sive de lue venerea, in duas partes divisus, quarum altéra continet ejus vestigia in veterum auctorum monumentis obvia, altéra quos Al. Luisinus teraere omisit scriptores. Jenœ, apud Ch. Cunonis heredes, 1788. Ce supplément au livre de Luisinus, qui contient 64 auteurs, a été complété par un second supplément : C. G. Gruner, De morbo galiico scriptores medici et historici, parlim inedili, parlim rari et notationibus aucti, accedunt morbi gallici origines maranicse. Jenœ, 1793. — C. G. Gruner, Spicilegium scriptorum de morbo galiico. Jente, 1799-1802, in-4''. Ce troisième supplément n'a pas paru dans la librairie.
IL — Historiens.
Carolus Patin, Luera venereara non esse morbum novum , oratio habita in Archilyceo patavino, die V novemb. 1687. Déjà Guy Patin défend l'âge de la Lues, t. III, lettre 370. — Alliot de Mussay et Leaulté, Quaestio medica an morbus anliquus syphilis? Paris, 1717. Dissertation dont l'un des corollaires (V) cherche à prouver l'ancienneté de la Lues par des passages tirés d'Horace, de Juvénal, de Martial, de Tacite, de Suétone, etc. — "William Beckett, An atterapt to prove the antiquity of the venereal disease long before the discovery of the West Indies. Philosophie. Transact., vol. XXX, 1718, in-4'', n° 357, p. 839. A letter to W. Wagstaffe concerning the antiquity of the venereal disease, ibid., vol. XXXI, 1720, n« 365, p. 47. A lelter to D' Halley in answer to some
objections made to the history of the venereal disease, ibid. n''366,p. 108.
A. N. R. Sanchez, Dissertation sur l'origine de la maladie vénérienne, pour prouver que le mal n'est pas venu d'Amérique, mais qu'il a commencé en Europe par une épidémie. Paris, 1752, in-S", et 1765, in-12. — Examen historique sur l'apparition de la maladie vénérienne en Europe et sur la nature de cette épidémie. Lisbonne, 1774, pour répondre aux objections présentées par Van Swieten . — Berdoc Mermaduc, An essay on ihe puden- Uagra(Essai sur la pudendagra). Bath, 1771, in-8. — Ph. Gab. Hensler,
i HISTORIQUE.
Geschichte der Lustseuche, die zum Ende des XV Jahrhunderts in Europa ausbracht (Histoire de la Lues qui fit son apparition en Europe à la fin du quinzième siècle), vol. 1, p. 335. Altona, 1783, in-8». Nouvelle impression, 1794. — Le MÊME, Ueber den Weslindischen Ursprung der Lustseuche (Sur l'origine de la Lues dans les Indes occidentales). Hambourg, 1789; la première partie de ce tome II n'a jamais paru. — Le même, Programma de Herpete seu formica velerum labis venereae non prorsus aperlœ. Kilon., 1801, in-8°. — Anonyme, La America vindicada de la calumnia de haber sido madré del mal venereo. Madrid, 1783, in-4». C'est, suivant Sprengel, un bon ouvrage. — William Turnbdll, An inquiry into the origin and antiquity of the Lues vcnerea, wilh observations on its introduction and progress in the islands of the Soulh-sea. Londres, 1786; traduct. allemande de Michaelis. Leipsick, 1789. L'auteur défend l'origine américaine. — Perenotti di Cigliano, Storia générale dell' origine, delV essenza e specifica qualità délia infezione venerea. Turin, 1788, in-8''. Traduit de l'italien par C. Sprengel. Leipsick, 1791. L'auteur défend l'ancienneté de la maladie. — M. Sarmiento, Antigûedad de las bubas. Madrid, 1788, in-S". The english Review, 1788, p. 221. — Just. Arnemann, De morbo venereo analecta quaedam ex raanuscriptis Musei Britannici Londinensis. Goeltingae, 1789, 10-4°. — M. S. G. Schmidt, De ulceribus virgœ tenlamen historico-chirurgicum. Halse, 1790, in-8°. — Ch. G. Gruner, Morbi gallici origines maranicae. Programma. Jenae, 1793. — Le même, Die Maranen sind die wahren Stammvâler der Lues von 1493 (les Maranes sont les véritables pères de la Lues de 1493). Dans son almanach de l'année 1792, p. 51-92. — Le même. Geschichte der Maranen und der Eroberung von Granada (Histoire des Maranes et de la conquête de Grenade). Ibid., p. Iu8, 196; Die Maranen dûrften doch wohl die Stammvâter der Lues von 1493. Ibid., 1793, p. 69-89 ; 1794, p. 229, 268. — Lincuet (Sim.), Histoire politique et philosophique du mal de Naples. Paris, 179G, in-8° (ouvrage extrêmement rare). — Sprengel (K.), Ueber den muthmasslichen Ursprung der Lues aus dem suddiichen Africa (De l'origine présumable de la Lues de l'Afrique méridionale) ; dans sesContribulions pour l'histoiredela médecine (Beitràge zur Geschichte der Medicin). Halle, 1796, vol. I, cah. 30, 61, 101. L'auteur soutient, d'après une citation de Hensler, que le -yaws et le pian sont les formes primitives de la Lues. — J. F. Bouillon Lacrance, Observations sur l'origine de la maladie vénérienne dans les îles de la mer du Sud, dans le Recueil périodique de la Société de santé, t. I, 1797, p. 38-47. — Wilh. Sickler, Disserlatio exhibens novum ad historiam luis venercœ addilamentum. Jenae, 1797,in-8°.— ScHAUFUss,Neueste Entdeckungen ùber das Vatcrland der Pocken und der Lustseuche (Dernières découvertes sur la patrie des véroles et de la Lues). Leipsick, 1805, in-8". L'auteur fait venir la Lues des Indes orientales. — J. B. C. Rousseau, New observations on syphilis, lending to seltle the disputes about its importation, by proving that it is a disease of the human race, lhat lias and will always exist among the scveral nations of the globe, dans Coxe Philadel-
DlBLIOGnAI'IllE. 5
phi med. Muséum, 1808, vol. IV, n" d, p. — H. Robertson, A hislorical inquiry into the origin of the venereal disease. London médical Repository, 1814, vol. II, p. 112-119, 185-192. L'auteur défend l'ancienneté de la syphilis, mais il nie que la maladie qui a régné dans l'armée française, lors du siège de Naples, ait été la syphilis. — Renakd, Versuch ûber die Enistehung der Lustseuche. Mainz, 1815. — Witzmann, Ueber die Lustseuche in den nôrdlichen Provinzen der Europàischen Turkei (De la syphilis dans les provinces du nord de la Turquie d'Europe), in Russ. Sammlung fur Naturw. und Arznkst. Bd. I. Riga et Leipsick, 1816, p. 230. L'auteur fait naître celte maladie au deuxième siècle dans la Dacie. — Rob. Hamilton, On the early history and symptoms of Lues, in the Edinburgh médical and surgical Journal, 1818, vol. XIV, p. 485-498. — Gust. Ad. Werner, De origine ac progressu Luis venereœ animadversiones quaedam, Diss. inaug. Leipzig, 1819. L'auteur se prononce pour l'ancienneté de la maladie que les anciens lui paraissent avoir confondue avec la lèpre. — W. Wekdt, Bydrag til historien of den veneriske sigdoms begyndelse og fremgangi Danemark. Kjobnhaven, 1820, in-S". Traduct. allemande dans le Journal de Hufeland, 1822, vol. LV, p. 1. Cet ouvrage prouve que la Lues était connue en Danemark depuis 1495. — Nicol. Bar- BANTiiM, Notizie istoriche concernenti il contagio venereo, le quali precedono la sua opéra sopra queslo contagio. Lucques, 1820, in-S". — Domenico Thiene, Lettere sulla storia dei mali venerei. Venise, 1823. Cet ouvrage contient une réfutation de l'origine américaine. — Huber (V. A.), Bemerkungen ûber dieGeschichte undBehandlungdervenerischenKrankheiten (Observations sur l'histoire et le traitement des maladies vénériennes). Stuttgart et Tubingue, 1825, in-8''. L'auteur cherche surtout à réfuter l'origine américaine. — A. Dubled, Coup d'œil historique sur la maladie vénérienne. Paris, 1825. — S. J. Beer, Beitriige zur Geschichte der Syphilis (Contributions à l'Histoire de la syphilis), dans Oken's Isis, vol. II, p. 728-731, 1828. — Pet. de Jurgenew, Luis venereae apud veleres vestigia, Diss. inaug. Dorpati, 1826. — Croulant, Hieronymi Fracastori Syphilis seu morbus gallicus, etc. Leipzig 1830. — F. Al. Simon, Versuch einer kritischen Geschichte der verschiedenartigen, besonders unrcinen Behaftungen der Geschlechtstheile und ihrer Umgebung, oder der (irtlichen Lustûbel, scit der âltesten bis auf die neueste Zeit (Essai d'une histoire critique des diverses affections impures des parties génitales et des parties voisines, ou des affections syphilitiques locales, dès les temps les plus anciens jusqu'à nos jours. Hambourg, 1830, 1831, 1846, 3 vol. in-8». — Le même, Kritische Geschichte der Ursprung, der Pathologie und Behandlung der Syphilis, Tochter und wiederum Mutter des Aussaizes (Histoire critique de l'origine, de la pathologie et du traitement de la syphilis, fille et à la fois mère de la lèpre). Hambourg, 1857, vol . 1 ; 1858, vol. II, I" seclion. — Max, Lud, ScHRANK, De luis vencrese antiquitate. Diss. inaug. Ratisbonnœ. Monachii, 1834. — Math. Jaudt, De lue velerum et recentium. Diss. inaug. Monachii, 1834. — Aug. Zennaro, De syphihdis antiquitate
DISTORIQUE.
et an sit seraper contagio tribuenda. Patavii, 1837, in-S". — Jos. Feid. Ma- SAREi, Dissert, sistens argumentum, moibos vencreos esse morbos antiques. Viennae, 1837, in-8. — Julius Rosenbaum, Geschichte der Lustseuche, Erster Theil, die Lustseuche in Alterthume. Halle, 1839 (Histoire de la maladie vénérienne dans l'antiquité, etc., 1" édition, 1839, 2« édit., 1845, in-8"', traduction française par Santulus, Bruxelles, 1847. Ouvrage d'une vaste et profonde érudition qui conclut à l'existence de la syptiilis de toute antiquité. — Meyer Ahrens, Geschichiliche Notizen ûber das orste Auftreten der Lustseuche in der Schweiz, in Schw. Zeitschrift fur Natur undHeilkunde, 1841, Bd. HI, Heft, 1 et 2. — Gauthier, Recherches nouvelles sur l'histoire de la syphilis. Lyon, 1842. — Ch. Daremberg, Annales des maladies de la peau, 1851-1852, t. IV, p. 126-130, 270-276. — M. J. H. Simpson, Sur rinlroducLion de la syphilis en Écosse au quinzième siècle, mémoire lu à la Soc. épidémiologique, le 5 novembre 1860. Edinburgh, Med. Journ. Feb, 1861. Gaz. méd. p. 389, 1861. — Ali-Cohen, Etudes sur l'histoire de la syphilis en général et sur l'histoire de la syphilis dans les Pays-Bas en particulier, traduites du manuscrit hollandais, par Ph. J. van Meerbeck (sans date). — A. A. Folker, Sur l'histoire de la syphilis en Hollande, in Nederland. tijdschs., IV, p. 419. Jul. 1860, V, p. 451, août !861. — Hœser, Hislorische Bedenken gegen die neuesten Ankiâger in der Syphilis, Virchow's Archiv fur patholog. Anat. und Physiolog. Band XVIII, 3 et 4 Heft, 1860. — Virchow, Rudolf, in Virchow's Archiv fur pathologische Analomie und Physiologie. Band XIX, p. 238. — R. Fiskenstein, Zur Kenntniss der venerischen Affectionen in Alterthume, Zeitschrifl fur Wundarzte und Geburtsh. 14 Jahrgang, Theil, 1861. — Prager, Miltheilungen zur Geschichte der Syphilis und Pest, Virchow's Archiv. Bd. XXIV, Heft. 1 et 2, p. 210. — Lammert, Epidemien der Syph. in Franken,in Folge von Operationen der Bader, ibid., 3 et 4. — J. M. Guardia, Gaz. méd. Paris, 1863, et La médecine à travers les siècles. Paris, 1865, p. 217. — Rengifo, Étude sur les premiers syphilographes espagnols, thèse de Pai is, 1863.
IIL — Traités divers contenant des données importantes sur l'histoire de la
syphilis.
AsTRuc, De morbis venereis librinovem. Paris, 1740, vol. II, traduction française par Louis. Paris, 1777. — Van Swieten, Commentaria in Boerhaavii Aphorismos. Lugduni Balavorum, 1772, t. V, p. 373. — Jesse Foot, A complète trealise on the origin and cure of the lues venerea, etc. London, 1792. — GiRTANNER, Abhandlung ûber die vener. Krankheiten. Gôllingen, 1788 et 1789. — B. Bell, Traité de la maladie vénérienne, traduit en français par Fr. Bosquillon, t. II, p. 16. Paris, 1802. — Walch, Ausfûhrliche Darstellung des Ursprungs der Erkennlniss, Heilung und Vorbauung der vener. Kl ankheit. Jena, 1811.— Richond des Brus, De la non-existence du virus vénérien, prouvée par le raisonnement, l'observation et l'expérience, t. II. Paris, 1826. — A. J. L. Jourdain, Traité complet des maladies vénériennes. Paris, 1820, 1" partie. — John Bacot, A trealise on
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Ouvrages historiques, etc. — François Raimond, Histoire de l'éléphantiasis, contenant aussi l'origine du scorbut, du feu Saint-Antoine, de la vérole, etc Lausanne, 1767. G. Gebler, Migraliones celebriorum morborum contagiosorum, dissertations médicales. Gôlting, 1780. G. H. Fuchs, Die krankhaftenVeranderungen der Haut undihrer Anhange, etc.Goltingen, 1840. — Du MÊME, Die âltesten deufschen Schriflsteller ûber die Luslseuche (Les auteurs allemands les plus anciens sur la vérole). Gœtlingue, 1843. — Aslley Cooper, Leçons théoriques et pratiques sur la chirurgie, publiées par Lee, Iraduct. allemande de Burchard. Erlangen, 1845. — Heine, Beitiâge zii der Lehre von der Syphilis in ihrer Verbindung mit Vaccine und Diphteritis. Wurtzburg, 1852. — Freind, Histoire de la médecine, traduite de l'anglais par Etienne Goulet. Leide, 1727, t. HI, p. 192-277. — Kurt Sprengel, Versuch einer Pragmatischen der Arzeneikunde. Halle, 1828, vol. H, p. 321- 525, 714 ; vol. HI, p. 204-217 ; vol. V, p. 570-594. — Fr. Schnurrer, Chronik der Seuchen, 2° partie. Tubingue, 1823 et 1825. — H. HiESER, Historische-patholog. Untersuchungen, als Beilràge zur Geschichle der Volkskrankheiten. Leipsick, 1830.
Nous signalerons comme sources bibliographiques importantes :
G. Rees, On the primary symptoms of the lues venerea, with a critical and chronological account of ail Ihe english writers on the subject from 1735 to 1785. London, 1802, in-8°. — H. Aug. FIacker, Litteratur der syphilitischen Krankheiten vom Jahre 1794, bis mit 1829, als Forsctzung der Girtannerschen Litteratur zu betrachten. Leipzig, 1830. — Le même, Neueste Litteratur der syphil. Krankheiten von 1830, 1838. Leipzig, 1839. — Les indications bibliographiques ont enfin été continuées dans l'Argos de Hacker, 1842-1843.