IV. Tumeurs des hémisphères antérieurs. — L'altératioU de la
vue, dans les tumeurs des hémisphères antérieurs, ne s'observe que dans une période très avancée de la maladie, lorsque le
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la suite d'une tumeur du lobe postérieur, nous n'avons rien trouvé du côté de la papille, quoique la vue fût perdue et qu'il y eût préalablement de l'hémiopie. En général, dans ces tumeurs, il y a hémiopie, perte prématurée de la vue, hémiplégie, convulsions et perte de la mémoire.
Les tumeurs qui envabissent les corps slriés ne donnent lieu à des troubles visuels que lorsque la maladie se propage aux couches optiques et de là aux corps genouillés. Souvent dans ces cas la maladie est accompagnée d'une hémianopie homonyme.
VI. Tamenra dn pédoncule cérébral. — On rencoutre rarement, dans le pédoncule cérébral, des tumeurs qui soient accompagnées d'altération de la vue. Lorsque, en effet, une tumeur se trouve développée vers le bord interne de cet organe, elle esl, par cela même, éloignée et de la troisième paire et des bandelettes optiques, et elle ne donnç point lieu, par conséquent, à des accidents oculaires. Mais, si des altérations analogues se produisent dans le plan inférieur et dans le voisinage de la bandelette optique, la dégénérescence devrase transporter, en suivant la bandelette, jusqu'au chiasma et y amènera une névrite optique. Quelquefois la lésion se trouve portée, de préférence, vers le pont de Varole, et atteint, en conséquence, les nerfs de la troisième paire d'un ou de deux côtés, ce qui occasionnera une paralysie de ces nerfs. Hérard, Beauvais et quelques autres auteurs ont rapporté des observations intéressantes se rapportant à ce genre de tumeurs.
L'analyse de fous les faits nous permet de tirer les conclusions suivantes au sujet de la symptomalologie de l'omaurose due à une altération du pédoncule cérébral :
1° L'hémiplégie existe du côté opposé à l'altération.
2° L'amaurose avec névrite ou atrophie de la papille existe au début, dans un œil, du côté correspondant à la tumeur, et, au bout de quelque temps, dans les deux yeux.
3° La paralysie de la troisième paire accompagne souvent l'altération du pédoncule cérébral.
Vil. Tumitnra de la protabérancc anntilalre et de l'apophyse
baaiiaire. — Les tumcurs de cette région n'amènent des altéralions visuelles que dans un nombre de cas relativement très restreint, ce qui tendrait à prouver que l'amaurose ne dépend