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Celte variété d'amaurose est ordinairement monoculaire; elle survient d'une manière instantanée h la suite d'un coup reçu sur la région périorbitaire, quelquefois sur la région temporale, et souvent lorsqu'un instrument tranchant ou piquant est entré directement dans la cavité orbitaire.
Lorsqu'on examine ces malades dès le début de l'accident, on s'assure de la cécité complète sans la moindre lésion du côté de la papille ou de la rétine. Peu à peu le nerf optique devient blanc, ses capillaires diminuent, la papille devient un peu plus blanche que celle du côté opposé, mais n'arrive à l'atrophie blanche nacrée des atrophies ataxiques que trois ou quatre mois plus tard; les vaisseaux centraux conservent presque toujours leur volume normal (voy. (ig. 3 et 4, planche XXIII).
Il n'est pas difficile de se prononcer sur la nature des lésions intracrâniennes qui amènent cette cécité instantanée. Je pense qu'il s'agit là d'une fracture du trou osseux, que traverse le nerf optique ; le nerf est alors étranglé et comme coupé par les esquilles osseuses comme je l'ai démontré dans un travail lu à la Société de Biologie en 1877.
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•t ftu m«BiBgr«-eNe«riMiitra. — Les méningites et les méningoencéphalites traumaliques surviennent quelquefois à la suite de plaies dans les téguments du crâne envahi par t'érysipèle; ou bien encore elles sont amenées par les contusions violentes de la pulpe cérébrale. Le plus souvent, dans ces sortes de
i»o kapports bntre les lésions oculaires.
lésions, les nerfs optiques restent intacts, comme il m'a élé permis de le constater sur un grand nombre de malades du service de Richet, Gosselin, Laugier et Nélaton.
Quelquefois, sous l'influence d'une blessure, les os de la base du crâne sont fracturés, et il se forme, près de la selle turcique. des collections purulentes entre la dure-mère el la paroi osseuse. Cette suppuration amène des accidents inflammatoires graves dans les parties voisines, le cliiasma subit une irritation qui se terminera par une névrite optique et une atrophie consécutive de la papille.
M, Panas {!) a fait des recherches sur les altérations de la papille optique dans les diftérenfs trauraatismes du cerveau, et il est arrivé aux conclusions suivantes ; 1° que la stase de la papille se montre souvent à la suite de commotion, contusion, blessure et fracture du crâne; 2" qu'elle ne s'accompagne pas toujours de (roubles visuels, et que 3° la stase papillaire indique la présence d'un liquide épanché dans les méninges.
A ces alléralions. il faut ajouter un oorlain nombre de lésions intraoculaires, que j'ai observées dans ces sortes de traumalisraes, et notamment des tromboses des artferes rétiniennes, des héraorrhagies sur la rétine, ou dans le corps vitré. Dans d'autres ras on ne trouve ni stase veineuse ni aucune lésion apparente malgré la perle de la vue de l'un ou des deux yeux. La lésion dans ces cas occupe les centres nerveux optiques.