AFFECTIONS SYPHILITIQUES DU FOND DE L*(BIL
FlO. i.
Rétinite apoplectique syphilitique. — M. M..., âgé de 26 ans, Tint me consulter le 18 Juin 1866. Il Rouffrtit de maux de tète depuis six mois; sa mémoire s'était affaiblie; son odorat s'était perdu, et il arait une anesthésie du cuir cheyelu. Savae a*etl affaiblie depuis la m6me époque, il lisait à peine le n» 5 de l'échelle typographique. Il confondait les couleurs : le vert sTec le Jaune et le bleu aTec le noir.
Examen ophthalmoscopique, — Nous trouTons la papille droite légèrement infiltrée. A 3 ou 4 millimètres de son bord on troure des taches hémorrhagiqnes disséminées le long d*un vaisseau ; entre les deux taches hémorrhagiques Toisines de la papille on trouTe une tache blanche, exsudatire.
Cette affection, ainsi que les accidents nenreux'cérébraux, ont complètement guéri sous l'influence d*un traitement interne mcrcurlel et ioduré administré pendant qninse ok^s consécutifs.
FiG. 2.
. Rétinite syphilitique périTasculaire* — Madame..., Agée de 3S ans, aeeoacha au mois d'août 1862 d*un enfant chétif ; quelques semaines plus tard elle s en «ne éruption surtout le corps, puis une amaurose subite de l'œil gauche, dont elle distinguait à peine le n* 20 de réchelle. En l'examinant nous avons constaté des taches cuivrées sur tout le corps .
Examen ophthalmoscopique, — Nous avons découvert des exsudations séreuses périvasculaires et des taches hémorrhagiques au voisinage de la macula. C'était une rétinite syphilitique, qui s'est compliquée ensuite des flocons du corps vitré, de l'iritis et d'une kératite interstitielle.
Sous rinflueuce du traitement mixte antisyphilitique tous ces accidents se sont dissipés, mais en amenant une atrophie partielle de la papille. La malade pouvait lire le n* 8 de Técholle ; nous l'avons perdue ensuite de vue.
FiG. 3.
Rétino-choroldite pigmentaire sjrphilitiqae. — Madame D.. ., âgée de 45 ans, contracta un chancre infectant, en 1857, qui fut suivi d'une syphilide cutanée, d'une angine et d'une iritis dans les deux yeux Quelques mois après la vue commença à se troubler, au point qu'en octobre 1865, lorsqu'elle vint me consulter, elle voyait à peine à seeonduire toute seule. Nous avons constaté que les deux pupilles présentaient de nombreuses synéchies postérieures .
Examen ophthalmoscopique. — Nous trouvâmes dos cataractes polaires postérieures* La papille était blanche avec une teinte rosée; les vaisseaux centraux étaient fins, à peine visibles. Des taches pigmentaires, disposées en grands amas circulaires, reeouTraient la rétine dans plusieurs endroits.
FiG. 4.
Rétinite séreuse circonscrite postérieure. — Soldat B..., d'un régiment de ligne, me fut amené par mon excellent ami, le docteur Boncour, médecin militaire, en
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