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ALTÉfymONS DÉ LA RÉTINE DANS LA15UMINURIE I^LYTOSURIE & POLYURIE
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ICONOGRAPHIE OPflTHALMOSCOPIQUE. 303
appliquer d'abord des ventouses scarifiées sur la région lombairei et ensuite des ventouses sèches souvent répétées. Nous avons en outre prescrit l'iodure de potassium et le régime lacté. Sous Tinfluence de ce traitement, le mieux s*était déclaré vers la moitié du mois d'août, malgré de nombreuses taches atrophiques et pigmentaires qui se sont développées dans la région de Tora serrata des deux yeux.
FiG. 4.
Le même œil (vu un an après;. — Les exsudations et les hémorrhagics ont disparu, la papille s'est atrophiée en partie, mais on trouve de nombreuses taches d'atrophie cboroidienne avec des dépôts pigmentaires. Le malade a repris son service, l'acuité visuelle de l'œil droit étant revenue à demi ; l'œil gauche ne lisait que n^ 15.
FiG. 5.
Rétinite glycosnriqae. — M. R..., âgé de 49 ans, souffrait d'accidents glycosuriques depuis plusieurs années. Le docteur Grassi constata la présence do 23 grammes de sucre sur un litre d'urine. Le malade distinguait à peine le n"* 18 de l'échelle de Jœger.
Examen ophtlialmoscopique fait avec mon maître le docteur Desmarres . — Nous reconnûmes que la papille était visiblement atrophiée, et ne présentait pas la moindre trace d'infiltration séreuse à son pourtour. La rétine était parsemée de nombreux foyers hdmorrhagiques, et de taches blanches, exsudatives ; les unes et les autres avaient la forme arrondie. Parmi les phénomènes subjectifs, nous devons signaler l'impossibilité de distinguer les difTcrentcs couleurs. (Cette observation se trouve publiée dans le compte rendu du Congids ophthalmologique de Paris, en 186Î. '
FiG. 6.
Rétinite polynrique. — M , âgé de 37 ans, entra dans le service de M. le professeur Lasègue, à l'hôpital Necker, le 16 octobre 1869 (salle Saint-André, n* 12). Il avait eu plusieurs fois des attaques de fièvre palustre en Algérie. Au commencement de Tannée il était atteint d'une éruption furonculeuse et d'un anthrax au cou. Le professeur Lasègue a constaté ches ce malade : faiblesse considérable, apyrciic, soif, céphalalgie occipitale très vive, et des douleurs à la région rénale, sueurs nocturnes, palpitations et dyspnées au moindre effort. La quantité d'urine rendue en vingt-quatre heures variait entre 18 et 19 litres, elle ne contenait ni sucre ni albumine, sa densité spécifique était de 1,005, comme cela avait été constaté par M. Méhu, pharmacien.
Examen ophthalmoscopique fait en présence du professeur Lasègue. — Nous avons constaté que la papille du nerf optique était complètement saine, mais qu'il existait sur les différentes parties du fond de l'œili et notamment à sa périphérie, des taches hémorrhagiqnes, rondes, petites, comme on peut s'en assurer par la figure n* 6. Les vaisseaux paraissaient un peu plus développés que d'habitude. Le malade voyait des éclairs devant les yeux; ses yeux étaient fatigués, mais l'acuité visuelle est restée normale. Sous rinfluence du régime tonique fortifiant, et d'extrait de valériane porté rapidement de 4 à 8 grammes, l'état du malade s*est amélioré très notablement, et les taches bémorrhaglques devinrent piles, quelques-unes disparurent totalement. (Les détails de cette observation nous ont été communiqués par Léopold Urdy, externe du service.)