‹ Traite iconographique d ophthalmoscopieChapitre 48 sur 177 · LUXATIONS DU CRISTALLIN · texte numérisé non relu

LUXATIONS DU CRISTALLIN

elle estopaque, noire àFéclairage ophthalmoscopique et ses contours sont franchement limités. Voyez figure 7, planche XXVIII, de même que les figures 6 et 7 de la planche XI.

§ 5. — Cataractes polaires postérieures.

Un certain nombre de cataractes débutent par la partie centrale du segment postérieur. Ces opacités sont ordinairement très limitées et à contours bien tranchés, tantôt étoiles (fig. 5 et 6, pi. VII), tantôt sous forme d'une tache ronde occupant juste le segment postérieur. Elles sont souvent occasionnées par une inflammation de la choroïde ou de la rétine (rétinite pigméntaire), et il est indispensable de définir leur forme et leur position.

Ce diagnostic est assez facile à établir par l'éclairage direct du miroir : en projetant la lumière dans le fond de l'œil, on fait regarder le malade en haut ou en bas, en dehors ou en dedans. Dans ces mouvements successifs du globe de Tœil, on remarquera facilement que Topacilé se déplace en sens inverse du mouvement de Fceil, ce qui est un signe certain de la cataracte polaire postérieure.

§ 6. — Segmentation anormale du eristallin.

Il existe un certain nombre d'individus, dont les cristallins, malgré la transparence complète, présentent des stries radiées qui partent du centre vers la périphérie ; elles ne sont visibles que dans certaines positions de l'œil exploré, dans d'autres on ne les voit point. Ces stries sont souvent physiologiques, elles ne troublent nullement la vue et ne sont point progressives. Leur existence ne peut être expliquée autrement que par une disposition anormale des fibres un peu moins serrées les unes aux autres. Les personnes peu expérimentées pourraient les confondre avec des cataractes corticales périphériques.

§ 7. — liuxatlons dn cristallin.

Les luxations du cristallin se présentent sous des formes très variées : tantôt ce corps se détache complètement de son ligament, et tombe en bas de la chambre postérieure, der-

rière Tiris. Il y a alors une luxation complète. Dans d'autres cas, ses attaches ne sont rompues que du côté externe ou interne et on a alors un cristallin ballottant derrière l'iris, et le bord détaché et flottant se trouve au milieu du champ pupillaire sous forme d'un croissant noir, comme on peut en juger par les deux figures 8 et 9 de la planche XXVIII.

I. liuxation complète. — La luxatiou Complète du cristallin se reconnaît par l'augmentation de la chambre antérieure, par le tremblement de l'iris et par la dilatation et l'immobilité de la pupille.

A l'ophthalmoscope, on constate un demi-cercle noir, divisant la pupille en deux moitiés, comme on le voit sur la figure 9, pi. XXVIII. Ce phénomène s'observe surtout lorsque le malade regarde en haut. A l'éclairage ophthalmoscopique, le fond de l'œil apparaît rouge au-dessus et au-dessous de la ligne circulaire noire. Comme la lentille luxée se trouve en bas, tandis que dans la partie supérieure du champ pupillaire ce corps n'existe point, la réfringence de ces deux parties de la pupille sera différente, et deux- images rétiniennes seront perçues, l'une au-dessus et l'autre au-dessous de cette ligne, comme on en peut juger par la figure 5, pi. XXVIII.

II. Luxation dans le corps Titré. — Les sigues extérieurs sout ici les mêmes que ceux qui se rencontrent dans les formes précédentes : augmentation de la chambre antérieure, tremblement de l'iris et dilatation relative de la pupille. La vue est très voilée, et le malade distingue à peine les gros objets. En essayant des verres convexes de 7 dioptries pour la vision à distance et de 15 dioptries pour la lecture, on reconnaît immédiatement que le cristallin n'existe point derrière la pupille, vu qu'avec ces verres la vue est corrigée comme chez les personnes opérées de la cataracte.

Une luxation complète du cristallin survient le plus souvent «près : une contusion, une blessure reçue sur l'œil, etc. Dans ces cas, le cristallin se luxe en masse et se couche en bas du corps vitré ; mais, comme la capsule se déchire ordinairement par suite du choc, il se produit nécessairement l'opacification progressive de la lentille, et ses débris, en sortant de l'intérieur de la capsule, surnagent dans le corps vitré. On

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