CHAPITRE II
TIIBUBIK DB L'EXAHEN A L'IMAGE DHOITE ET A L'IMACE RENVEKBEB
EsplIutlVN dn pvoeMt par l'iia«ce droits.
yeux par le procédé de l'image droite se fait, soit au moyen des ophthalmoscopos composés, tels que ceux de HehnhoKz ou deZehender, soit avec un ophthalmoscope simple qui sert pour l'examen à l'image renversée. Dans ce cas la loupe convexe est inulile, mais on se rapproche avec le ré- (lecleur (rès près de l'œil à examiner, et l'on regarde à travers le trou central préalablement muni d'une lentille concave n° iO ou 8.
Chez les personnes hypermétropes , de même que dans les yeux atteints de névrites optiques, on peutvoirla papille du nerf optique par un simple éclairage du réflecteur.
Cet examen donne une imagi- virtm^lle, mais droite, ce <\ est dû à la direction des rayons lumineux (fig. 1).
La figure i sert à démonirer la loi d'après laquelle les rayons lumineux ayanléciairé la rétine Iransporlonl snn imagR jusque dans l'œil fie l'observateur, et produisent là une image directe et non renversi^e de la rétine observée.
Soit A l'œil du malade et B celui de l'observateur, qui regarde à travers le trou central du miroir M, muni d'une lentille biconcave L. Le cône lumineux venant de la lampe F, réfléchi par le miroir, éclaire une partie ab de la rétine A. Les rayons de celle image sortant de l'œil seraient réunis en lié', s'ils n'étaient pas interceptés par la lentille concave L. Cette dernière, par sa propriété dispersive, imprime une autre direction à ces mômes rayons en les faisant converger vers les points a"b", de sorte que l'observateur B semble voir l'image directe de la rétine ah en a"b" plus grande et plus éloignée qu'elle ne l'est en réalité.
Eipltc»tlo> du proc^d^ pnr l'Image rcnreraée. — Au moyen de
cet oplitlialmoscope on obtient une image renversée de la ré-
tine. Ce renversement n'est pas dû à la lentille biconvexe que l'on tient devant l'œil, comme on serait tenté de le croire ; tout au contraire, en examinant le fond de l'œil à une distance de 25 centimfeires, on voit l'image aérienne de la rétine qui est par elle-même renversée. La lentille biconvexe placée devant l'œil du malade ne sert qu'à rapprocher celte image et à la rendre plus nelle et plus facile à distin-
DESCRIPTION DE L'OPHTIIALMOSCOPE. 7
La figure 2 donnera une idée exacte de la marche des rayons lumineux et fera bien comprendre la formation de rimage rétinienne.
Supposons que Tœil A soit éclairé au moyen d'un miroir concave M, sur lequel est concentrée la lumière de la lampe placée à côté. En admettant que la largeur de la pupille est assez grande, le faisceau lumineux qui arrivera dans le fond de Tœil n'éclairera qu'une surface abde la rétine. Ces mêmes rayons, réfléchis en sortant de l'œil, auraient leur foyer en b'a', et formeraient l'image renversée de la rétine, si la lentille biconvexe L n'était pas placée sur leur trajet. Mais cette dernière rend ces rayons plus convergents et plus rapprochés de l'œil observé, de sorte que le point (/ est porté en b" et a' en a". L'image ainsi obtenue est plus petite que la première, mais elle est plus rapprochée de l'œil, et par conséquent plus distincte pour l'œil B de l'observateur.
Les ophthalmoscopes pour l'image renversée peuvent servir aussi pour Timage droite; il suffit, en effet, de placer une lentille concave n*" 5, 8 ou 10, derrière le miroir, et de s'approcher de Tœil du malade à une distance de 3 ou 4 centimètres, pour qu'on puisse voir l'image droite fortement grossie.