‹ Traite iconographique d ophthalmoscopieChapitre 65 sur 177 · III. Flaques Abrevaes da nerf optique et de la rétine. — LcS · texte numérisé non relu

III. Flaques Abrevaes da nerf optique et de la rétine. — LcS

plaques fibreuses congénitales apparaissent le plus souvent auprès de l'un des bords de la papille, qu'elles enveloppent, soil dansies deux tiers, soit dans toute l'étendue de sa périphérie. Elles se présentent, habituellement, sous forme de taches blanches, luisantes, frangées, irréguliëres, recouvrant en partie la papille, et une certaine étendue de la rétine. Desmarres père (2) est le premier qui ait reproduit ce fait dans son traité, mais il le considérait comme une exsudation restant sans changement. Mais ce sont Millier (3) et Virchow (4) qui, ayant eu l'occasion d'examiner quelques-uns de ces cas à Tautopsie, ont démontré qu'il existe une analogie entre les fibres opaques de la rétine des lapins et les plaques blanches rétiniennes de l'homme, et ils ont conclu, avec raison, qu'il s'agissait d'une anomalie.

Aujourd'hui nous savons d'une manière certaine que cette anomalie est due à cette particularité que les fibres nerveuses qui se dépouillent ordinairement de leur gaine de myéline au delà de la lame criblée conservent cette dernière dans une certaine étendue de leur trajet rétinien. 11 résulte de cette disposition anatomique anormale, que la papille et la rétine, qui ne doivent leur transparence qu'à l'absence de la myéline, apparaîtront blanches, opaques, partout où la gaine de myéline s'esl conservée. Les figures 1 et 2 de la planche XI représentent cette anomalie. On y distingue une tache blanche, nacrée, opaque au bord de la papille ; ses contours sont diffus, frangés,

(ij Galezowski, Becueil d'ophth,,'iS19,

(2) Desmarres, Traité des maladies des yeim, t. III, p. 46.*).

(3) MûUer, Anai, physiol. Untersuch, ùber die Retina. Leipzig;, 18o6, p. 8G.

(4) Virchow, Archiv fur PathoL Auyens. Bd X, p. 190.

«M APU^RxTTftv 'ES 'fFVyiOTES HEXBRA.IES DR L'(EIL.

.»f Ips .•}ii«î»f^niiT ri*tini*^n5 nionçeni •^t ae cachent dans son ppais«»*ur. ♦)n r*nnarque. 'M outre, que le reste de la papille l'onsprvpi^on isppt-t phv^oiosâqne >4 sm, teinte ronge normale. <?> qui la tiiâtinçiie d'une »£c&aftflÉii)iL: dai» cette dernière la papille eilfMmràip «ievii-nt tronhie. Uuichàtre, nuageuse, à raiist» <ie r^YtenHt»n du pnx*^r»u& l'irtfaminatoire.

Quelquefois Le* piaifues^ tibr»*ase* !^*élendent sur une très granit»* parti»* de la r**Jme. et «f ;urtr«s fois on voit des plaques ■inaloîiues ;i une i:ertame 'iislance Af la papille (Voir la figure n' i dp la plan«*Iie XT .

La vision, tanir tous Les- t^a^!' s^innif&tioimés, n'est nullement aliénée, à ai«)in:r ([up ces pluipies tîbn»use« ne recouvrent entièrement la oiaiMiia. tromme oeia a lieu dan» le cas de Liebreich, mai^« <*e t'iiit er?l tr*^ rtre. [l y a pourtant une particularité à r-^marqner, i.*'»*st que le panrntm 'WTwn on tache de Mariotte *^M d'onlinaire a:£raiidie. ce qui tient à Topacité de la couche interne on fibreuse \ht La rêtim>. opaL'ité<Hnpécfaant les rayons lumineux d'arriver, dans ta re^^jou dei* plaqnetç. jusqu'à la couche dubAtunnef. Labsenre de toute trace d^îafittrmtion dans la papille et r.ispetît -îtrié des taches blanches que Ton distingue surtout À \"\mii:i^ dr«Mtr» peruietteal de fiiire un diagnostic exact entre i\»^^. ^aobe:? ci>uceuitales et les exsudations rétiniennes.

4'ai oependiint rencontre nu cas d'e\5udalion rétinienne 'Striée, re:*:*emblint de tous points ides plaqœs Bbreuses congénitale^, et qui était due* au contraire, à une rétinite syphilitique. (>r nruilade était un oùlitaire qui m^mvnil été amené par le, f\ûc,\i^\ïr Chibret. médecin du répriment. En examinant l'œil, y4v4i^ pen:^ qu'il ^'agi^siit de plaques fibrettses^ mais desren- ^ei$rnemenU pria par le d«x*teur Chil>ret sur les antécédents du rfifi\fîfU', l'autorisiient à cerltlier que c'étaient des plaques (•'<^nfïfî\\vfv<^, \j^ trait^^ment a donné raison à mon confirère. et o/HM ;*von^ con-itaté la ré^^orption de ces exsudations.

^>lf/' v;iriété d'anomalie est rare : elle est d^autant plus îm- \f(fT\fU\\f' k MwYutT. qu'on la confond facilement avec la né\Tite

Kll/' ^'^1 f:;irar:térisée par un étal nuageux^ opaque, des con^ \(tm^ /!/• |>i p^ipille. d par une injection, souvent très prononcée.

de la substance du nerf optique. Les vaisseaux paraissent, il est vrai, moins tortueux que dans la névrite optique, mais si on considère les nombreuses variétés de névrites, et le nombre non moins considérable d'anomalies, on comprendra que le diagnostic puisse devenir quelquefois très difficile, surtout si Ton a affaire à un malade se plaignant d'un trouble quelconque de la vue. On est alors tenté, en effet, d'attribuer les symptômes morbides éprouvés par le malade, à la névrite apparente, tandis qu'il ne s'agit que d'une anomalie.

La papille, dans ce cas, parait très rouge, comme injectée, et souvent même il existe une certaine portion des fibres opaques, blanchâtres au pourtour, qui simule l'infiltration propre aux névrites. Ce n'est que par l'ensemble des symptômes fonctionnels, et par l'examen minutieux du fond de l'œil à l'image droite, que Ton parviendra à reconnaître la signification réelle de cette opacité des contours de la papille. La figure 4 de la planche XI représente une des variétés de cette anomalie. Il s'agissait du trouble et de la fatigue de la vue chez un de nos confrères de la campagne, dont l'œil présentait tous les signes ophthalmoscopiques de la né\Tite ; mais il ne fut pas difficile de nous convaincre que ce n'était qu'une anomalie, et que le trouble et la fatigue de la vue dépendaient d'une conjonctivite chronique négligée. Le trouble de la vue se dissipa promptement, mais le nerf optique a conservé la même apparence anormale.

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