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ANOMALIES DE LA RÉTINE

plus OU moins grande quantité de taches hémorrhagiques, que Ton distingue facilement avec l'ophthalmoscope. i%* A mesure que cette maladie prend de l'extension, le globe

de l'œil augmente de volume, les douleurs périorbitaires deviennent de plus en plus prononcées, et si à ce moment même \" ^ on fait Fénucléation de l'œil, la guérison ne sera plus possible i 1^ que pour quelques mois. Déjà, au bout de trois mois, la repro-

duction a lieu d'abord dans l'orbite, et puis successivement dans divers autres organes, ce qui entraîne forcément la mort. Chez une malade de notre clinique, qui nous avait été . adressée par le docteur Voyet de Chartres, et que nous avons vue avec le docteur Kohn et Daguenet, la maladie avait débuté par l'œil gauche sous forme de larges exsudations au milieu desquelles la rétine était soulevée par places. Au bout de six mois la tumeur avait rempli la moitié du corps vitré, et lorsque "' cette personne est venue me voir pour la seconde fois, j'ai pu constater la propagation de l'affection gliomateuse, probablement à travers le chiasma, à l'œil droit. On voyait la papille de ce dernier présenter une dégénérescence caractéristique gliomateuse.

Knapp (i), qui a eu l'occasion d'étudier le gliome rétinien dans ses différentes phases, pense que cette néoplasie peut se communiquer au cerveau le long de la gaine du nerf optique. Nous avons eu l'occasion d'observer un cas de ce genre avec le professeur Richet. Dans d'autres cas, c'est par l'usure des pa- ^ rois osseuses, que la tumeur de l'orbite envahit la botte crâ-

nienne; enfin, quelquefois, la tumeur se répand dans l'organisme par des foyers métastatiques.

La durée moyenne de cette affection est de six mois à trois ans. L'issue fatale de la maladie est la règle, et l'énucléation ne peut enrayer le mal que pour quelque temps, au moment de l'apparition de la maladie. Plus tard l'énucléation n'a aucune influence, la maladie étant déjà répandue dans le sang.

§ 13. — ABomalles d« 1a rétlae.

L PiMi«M flbreiisM. — En étudiant les anomalies du nerf

(1) Knapp, Archw f. Ophthalm., Bd XIV, Ablh. I, 1868.

opliquf^ nous avons signalé Texislence do plaquos fibreuses sur (les parlies de la rc'^line plus ou moins (^^loignées de la papille. Elles existent lanlôl simultanément avec celles de la papille, tantôt on les voit isolément à quelque distance de cette dernière sous forme d'une exsudation disposée en éventail sur le trajet d'un des vaisseaux principaux de la rétine. La figure 2 de la planche XI représente une de ces anomalies. Si Ton examine alors attentivement le champ visuel, on y constate des scotomes qui correspondent aux endroits occupés par les plaques fibreuses.

II. Pli» eoBir^nitanv. — Les reclicrches d'Ammon sur le développement des membranes oculaires nous ont démontré que la rétine forme des plis nombreux qui sont surtout très développés vers la moitié du troisième mois de la vie fœtale, pile ressemble, à cette époque, d'après cet auteur, à une portion de l'encéphale pourvue de circonvolutions très nombreuses, épaisses, d'une teinte grisâtre marquée. Ce n'est que vers le commencement du neuvième mois, que les plis s'effacent partout, excepté dans le segment postérieur où il reste une petile dépression dans la région de la macula.

Mais il arrive d'une manière tout à fait exceptionnelle d'observer la persistance de ces plis congénitaux ; nous ne les avons rencontrés que deux fois. Un de ces faits se rapporte à un malade de la clinique de M. Desmarres père, et nous avons reproduit l'image du fond de cet œil dans la figure 5, planche XI. On y aperçoit, à côté de la papille, toule une région occupée par une sorte d'exsudation blanc grisâtre, avec des ondulations ressemblant, de tout point, à un décollement rétinien. Ce sont les plis congénitaux qui se trouvent ramassés au bord du staphylome ; la papille est en partie atrophiée.

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