ARTICLE DEUXIÈME
§ l^r, — Aperçu gpénéral sur les maladies de la rhoroVde.
Les affections de la choroïde se traduisent par des altérations très variées; les vaisseaux se rétrécissent, se dilatent ou s'atrophient, le pigment se désorganise, et il se forme, en outre, un épanchement séreux ou plastique plus ou moins abondant. Ces différentes lésions sont dues, le plus souvent, à l'innervation défectueuse, comme il résulte des expériences physiologiques. Nous connaissons, en effet, les recherches de Magendie et de Claude Bernard sur la cinquième paire. La section de cette dernière amène des symptômes inflammatoires du côté de l'iris et de la choroïde, qui ressemblent, de tout point, à une iridochoroïdite plastique. Il y a donc une
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iinalogi»» entre les alt^Tations produites par la section de la cinquième paire et Tiridochoroïdito spontanée. On peut, jusqu'à un certain point, admettre que les choroïdites plastiques sont consécutives à une lésion de la cinquième paire, soit que cette lésion se produise dans sa partie crânienne, soit qu'elle ait lieu dans sa portion périphérique intraoculaire.
D'autre part, le sympathique exerce son action sur les exhalations des membranes séreuses, comme dit Claude Bernard (1). et lorsqu'on l'excite pendant longtemps, on augmente la densité du globe. Dans les sections du grand sympathique près des ganglions cervicaux, on voit, au contraire, l'œil diminuer de densité et se ramollir.
Ces expériences nous démontrent que les maladies du grand sympathique concourent au développement du glaucome ; les altérations de la cinquième paire se traduisent au contraire par des iridochoroïdites et choroïdites plastiques.
Le troisième ordre d'altérations choroïdiennes est celui qui est caractérisé par des atrophies choroïdiennes. Ces dernières sont ordinairement le résultat d'altérations des parois vasculaires, telles que athéromes, thrombose, etc. Le staphylome postérieur est aussi une des variétés de choroïdite atrophique provenant de la distension de la sclérotique au bord de la papille et d'atrophie consécutive des vaisseaux çhoroïdiens.
Toutes ces altérations peuvent se rencontrer ensemble dans le même œil, surtout lorsqu'elles sont occasionnées parles affections constitutionnelles, la syphilis, la scrofule, la goutte, etc. ; mais, dans les conditions ordinaires, chacune de ces affections se présente sous une forme simple et isolée.
§ 2. ~ ChoroVdite atrophique.
Cette affection est caractérisée par une désorganisation progressive de tous les éléments çhoroïdiens soit par places et points isolés, soit sur des surfaces étendues, occupant le plus souvent le segment postérieur de l'œil.
Nous devons distinguer trois variétés d'atrophies choroï-
(I) Claude Bernard, Leçons sur le système nervetix, Paris, 1858, p. 536.
CHOROIDITE ATROPHIOUE DISSÉMINÉE. 181»
clionnes : choroïdile disséminée, choroïdite généralisée et staphylome poslérieur. Cette dernière variété sera décrite à part en raison des modifications dans Tétat dioptrique de l'œil qui raccompagnent.