‹ Traite iconographique d ophthalmoscopieChapitre 78 sur 177 · I. ChoroVdlte atrophlque dlMémlnée. — Les atrophies choroï · texte numérisé non relu

I. ChoroVdlte atrophlque dlMémlnée. — Les atrophies choroï

diennes peuvent se produire sous Tinfluence des causes constitutionnelles relativement très variées; au point de vue anatomo-pathologique et ophthalmoscopique elles se ressemblent beaucoup. Nous savons, en effet, que la syphilis donne lieu souvent à une choroïdite alrophique disséminée ; la même altération s'observe aussi dans le rhumatisme, la goutte ou dans l'aménorrhée. Il est donc urgent d'étudier d'abord Taspect ophthalmoscopique de taches atrophiques en général.

Mîgmen ophthaimoacopiqnes. — Au début de la maladie le fond de l'œil se trouve parsemé de petites taches arrondies, rosées, blanches ou noires. Elles sont au début à peine distinctes et ressemblent même à de petites ecchymoses, comme le montre la figure 1 de la planche X. Mais k côté de ces taches rosées on en trouve d'autres qui sont d'une teinte blanchâtre avec des dépôts de pigment, soit à leur pourtour, soit au centre même, comme le montre la figure 2 de la planche X.

Quelquefois ces taches sont irrégulières et à contours diffus, mais le plus souvent elles sont taillées comme à l'emportepièce dans le tissu choroïdien, de sorte que la sclérotique apparaît dans le fond de ce trou avec son éclat blanc nacré, blanc luisant caractéristique. C'est au milieu de ce fond blanc nacré, qu'on distingue des amas pigmentaires en forme circulaire ou pointillée, et des vaisseaux isolés du siroma choroïdien, qui ont échappé au processus atrophique (fig. 2, pi. X).

C'est par l'altération du pigment épithélial que la maladie débute ; l'enveloppe de la cellule éclate, et le pigment granulaire, amorphe, sort dehors et se répand au voisinage en formant des amas de forme ronde ou irrégulière. A une période un peu plus avancée, ce sont les capillaires choroïdiensqui s'atrophient, disparaissent par places et font voir le stroma choroïdien.

Il faut croire pourtant que ce n est pas seulement le pigment normal qui est désorganisé et accumulé, mais il y a encore chez certains individus une prolifération des cellules épithéliales.

donnant lieu à des agglomérations plus ou moins saillantes qui pénètrent dans l'épaisseur de la rétine jusqu'à la profondeur de la couche granulaire, comme cela avait été démontré par Pagenstecher etGenth (1). Dans les endroits^où la choroïde est détruite et les vaisseaux sont atrophiés, il se forme du tissu cellulaire de nouvelle formation, qui est dense, serré et subit peu à peu une rétraction cicatricielle , à laquelle la rétine prend adhérence. Peu à peu toutes les couches sous-jacentes de la rétine sont entraînées vers la cicatrice, les bâtonnets et les cônes sont désorganisés, ou ratatinés par places; ailleurs, ils ont complètement disparu, ce qui fait que dans la partie correspondante au point atrophique la perception lumineuse est complètement aboHe.

Ces taches atrophiques disséminées de la choroïde occupent habituellement le segment postérieur du globe, et s'étendent peu à peu vers la périphérie. Dans la syphilis, au contraire, il arrive souvent que c'est par la périphérie que la maladie débute. Au fur et à mesure que ces taches augmentent d'étendue, elles envahissent les parties voisines, se réunissent les unes avec les autres et forment des amas aréolaires très étendus. Pourtant il faut dire que, tant que la macula n'est pas attaquée, la vision centrale souffre peu ou presque pas, comme j'ai pu m'en assurer sur un certain nombre de sujets jeunes.

II. ChoroVdIte atropM^ne ipénérallsée. — Cette SCCOnde Variété

d'atrophie choroïdienne peut être le résultat d'une transformation ultime de la choroïdite disséminée, mais il arrive aussi bien souvent qu'elle apparaît dès son début sous une forme généralisée. On voit le fond de l'œil s'éclairer sur une très large étendue, au pourtour de la papille, le pigment ainsi que la couche chorio-capillaire disparaissant pour ainsi dire sur place, la sclérotique devient apparente, et il n'y a que les vasa vorticosa qui se maintiennent, quoique diminués en nombre et en volume. C'est au milieu de ces débris de la choroïde, qu'on voit se former des amas pigmentaires ; tantôt ils sont isolés et dispersés çà et là comme autant de masses charbonneuses sur la surface blanche et atrophiée de la choroïde (voyez la figure 3 de la

(i) Pagenstecher et Genth, Atlas der palhologischen Anatomie des Augapfels, Wiesbaden, 1873. — Traduct. française par le D' Parent.

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