‹ Traité iconographique des maladies chirurgicalesChapitre 1 sur 57 · A M. ANGER · texte numérisé non relu

A M. ANGER

Un traité iconographique de la chirurgie I Avez-vous bien réfléchi, mon cher Anger, à la belle tâche que vous entreprenez? vous avez, je suppose, médité ces vers du poète philosophe ;

Votre intelligence, votre savoir, votre ténacité de Breton, me garantissent que si vous entreprenez ce travail, vous le mènerez à bonne fin.

Avant tout, il faut être de son temps. La science revêt toujours un peu la teinte, les allures des milieux où elle vit. Personne ne peut se soustraire absolument aux exigences de l’époque où elle fleurit ; il faut que ses adeptes s’attachent à ta bien comprendre, s’ils veulent la servir. Les uns la poussent en avant, d’autres l’entraînent; s’il en est qui la tirent de côté, d’autres tendent à la faire reculer. De tous ces efforts, quelquefois contraires, il résulte un ébranlement qui l’empêche de s’endormir, de rester stationnaire, un mouvement que tout homme qui s’attelle à son char doit suivre ou conduire, s’il ne veut être renversé par elle. Pour ne pas être bientôt distancé par son ascension, il importe même d’élever les regards très-haut, afin de l’accompagner dans le lointain, de ne pas la perdre de vue pendant la route. Contempler ses splendeurs futures

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des tissus, sur la marche et j du crâne, je suppose, entre

Ces remarques ne cuiiceMicmjuoHd..,-. U- =

scalnel et de Vffiil ; mais elles n’en sont pas moins applicable. . -- , . .

tière • car il n’y a aucune région, aucun plan, aucun organe qui n y soit soumis,

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que i’a-vais cru devoir ouvrir. — Il en a été de même, un peu plus tard, d’un chirurgien notable de Lyon, de M. Pétrequin, qui n’a pas craint d’embrasser dans un ouvrage remarquable les notions applicables à la médecine et à la chirurgie sous le titre S Anatomie médico-chirurgicale. Voyez depuis, le traité de M. Jarjavay, d’une part, l’ouvrage de M. Richet dont le succès ne se dément pas, d’autre part, et vous comprendrez l’importance scientifique, les applications sans nombre de l’anatomie ainsi étudiée, vous

dont la base est occupée par un poil. Plus tard, mais dès 1833, n’ai-je pas affirmé que les follicules, les canaux de la sueur, les mille organes particuliers qui entrent dans la trame cutanée, sont susceptibles de devenir malades isolément et que chacun doit imprimer des formes, des caractères spéciauxà ses maladies.— Alors le microscope était muet en pathologie, et à l’œil nu il était impossible de voir les altérations moléculaires, les infmiments petits en chirurgie comme en anatomie. — Aujourd’hui, si mes faits de

quelque sorte changé la face de la science chez nous, en ce qui concerne les produits morbides, en ce qui concerne une infinité de maladies.

Jusqu’ici le drapeau qui nous abrite s’implanterait volontiers dans la doctrine de Broussais. Voici maintenant qui va nous en éloigner. Après , les influences anatomiques viennent d’abord les différences relatives aux produits morbifiques. Si, d’une part la

INTHODOCTION.

rées du reste, de Laennec, le plus pénétrant observateur de notre siècle, et de Bichat, le grand Bichat, sur la possibilité des altérations du sang.

Nous voilà bien près du champ des hypothèses, des doctrines, des théories raédi-

La chirurgie, me direz-vous, n’est point forcée d’arborer, sous ce rapport, une bannière tranchée. Cependant, aujourd’hui qu’elle ne se distingue plus de la médecine générale que par des lignes de convention, il lui est impossible, plus que jamais, de se soustraire absolument aux doctrines du temps. Que faut-il donc accepter ou rejeter en ce sens ? Pour moi, je n’éprouve aucun embarras à le dire. En fait, le solidisme et l’humorisme, nullement exclusifs l’un de l’autre, sont deux lumières qui s’entre-appuient on qui s’entre-éclairent, qui ne peuvent pas servir de pivot à deux doctrines opposées. Il en est de même de l’humorisme moderne et de la chimiatrie. Si personne n’est en mesure de nier les actions chimiques ou physiques dans la constitution ou l’évolution des maladies, il est impossible aussi de révoquer en doute l’importance du solidisme et de

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rencontre matière à démonstration ; mais là ou il ne veut plus me p

sa lumière s'èteint, je l'abandonne et n’en continue pas moins d» “ î?*®" ’

il est vrai au hasard souvent, aidé des lueurs que j’aperçois de droite et de puche,

avec l’espoir que le progrès des sciences lui permettra de de m’aidM de nouveau à restreindre de plus en plus le champ des conjectures ! .

éléments de Richerand, de Bégin, de Roche et Sanson, comme on le faisait partout jusqu’en 1826, était facile, permettait de rédiger un traité de chirurgie au courant de la plume et sans désemparer. Mais aussi, quelle a été la valeur de pareils livres, quels services ont-ils rendu, si ce n’est comme rudiments, comme simples manuels destinés aux commençants?

Roux, dans ses éléments inachevés de médecine opératoire, crut sortir un moment de tels errements, mais sans faire de bibliographie, sans indiquer les sources oit il puisait.

Désireux, par instinct, de connaître ce qui avait été dit ou fait par les autres sur chaque sujet traité par moi, je voulus changer les habitudes sur ce point. Partout, dans mon Ana,tomie^ dans mon Traité d'accotichements, dans ma Médecine opératoire, comme

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