PLANCHE XXVI
PSEUDARTHROSE DU COL DR L’HUMÊRÜS.
(Pièce du muséum d'analomic des hôpitaux de Paris).
iOBS la peau, qui est décollée dans une grande étendue. Il est retnouté jusqu’il la clavicule. La tête :st luxée vers la partie postérieure du creux de l’aisselle. Il n’y a plus aucun contact des fragments, it si les manœuvres de réduction réussissent bien i redonner au membre une partie de sa iongueur, comme les fragments ne peuvent se mettre en rapport par leurs surfaces de fracture, la demi-réduction, que l’on n’obtient qu’avec de très-grandes tractions, ne peut être maintenue. Le sang est infiltré non-seulement dans l’épaule, mais encore dans la moitié supérieure du bras, dans le creux de l’aisselle et dans une partie des couches musculaires du thorax ; la résorption s’en effectuera sans aucun doute avec facilité, mais c’est encore lii un de ces cas où l’intervention chirurgicale rend peu do services et où il faut renoncer it l’espoir de guérir les malades sans difformité.
Exemples de quelques déplacemenls rares.
Complétons maintenant par quelques faits empruntés aux auteurs l’histoire des déplacements du fragment supérieur. , „ ,
Sur une pièce que possédait le docteur Dubled, H. Nélaton a vu la calotte qui forme la tète de l’humérus presque complètement retournée, de sorte que la surface de la solution de continuité qu’elle présentait regardait en haut et en dedans, taudis que sa partie articulaire était en contact avec le fragment intérieur. La consolidation s’était faite malgré ce déplacement, le fragment supérieur était enveloppé sur scs hords par des prolongements osseux qui naissaient du fragment intérieur.
M. Malgaigne a montré ii l’Académie de médecine une pièce anatomique où l’on voyait le fragment
96 LUXATIONS ET FRACTURES
supérieur déplacé, de telle sorte que la surface de la fracture regaïf (Nélaton, Pathologie chirurgicale), etc., etc.
Toutes ces raretés sont bonnes ii connaître, mais ii ne faudrait pas att
directement en dehor cr h leur élude une trop
DE Li RÉDUCTION DES LUXATIONS DE L'HUMÉRUS.
Que ne déplacerait pas un levier régulièrement .(HltPOCMTB.)
NOTIONS PRÉLIMINAÎBES.
Nous avons présenté d’une manière à peu près complète l’ensemble des lésions que peut produit’ une violence appliquée sur l’arüculation scapulo-humérale. Nous avons fait voir qu’il peut y avoi luxation de la tête, fractnre du col liuméral, fracture des tubérosités, fracture du col et luxatio de la tête, etc. Nous avons donné, chemin faisant, les différents symptômes dont la comparaison do conduire au diagnostic. • d’ 1 ‘
cipes et le mécanisme de la réduction dans les luxations.
La première pensée du chirurgien appelé pour réduire une luxation ou une fracture doit consisti à se représenter de la manière la plus exacte les rapports des os entre eux, avec les muscles, avec h capsules, avec les vaisseaux. C’est un travail difficile, qui demande nne grande habitude de Tcxplort
luui'soit^poæible de représenter, les os en main, la position, la direction, tous les rapports du sque. lette et des muscles qui s’y insèrent pour une altération des formes données. La réduction d’un luxation devient dès lors une manœuvre régulière, raisonnée, au moins aussi précise que l’est un oi^ration obstétricale, quand le diagnostic delà position est bien fait, sans cesser toutefois d’être
nés que la réduction est faite c’est qu’on oit un bruit faisant cloct lorsque Tos entre en sa .iii»mmt le malade neut nlier. estcndre et hausser le bras : joint aussi que la douleur
Quand les luxations de l’articulation scapulo-hnmérale et les fractures du col de l’humérus sont réduites, on applique un appareil. Ces appareils sont également applicables, avec quelques
région de l’épaule.
DificuUés de la démmsiralton.
C'est une question très-difficile que de démontrer la réduction des luxations ; lè, tout est complexe.
5" L’amàe d'Hippoerai