‹ Traité iconographique des maladies chirurgicalesChapitre 45 sur 57 · FBACTUKE DE JAMBE COMPLIQUEE DE PLAIE · texte numérisé non relu

FBACTUKE DE JAMBE COMPLIQUEE DE PLAIE

Causes. — Les fractures de la partie supérieure et de la partie moyenne de la jambe sont, le plus souvent, de cause directe ; celles du tiers inférieur sont spécialement produites par des causes indi-

indirectes, vingt et une fois le tibia était brisé dans son quart inférieur, non loin des malléoles ; trois fois la fracture montait an tiers supérieur, six fois h la partie moyenne (Malgaigne).

Sur trente-six fractures directes il y avait dix-buit fractures il la partie moyenne, deux un peu plus haut, au-dessous du genou; six au tiers inférieur, h peu près; huit^^un peu plus bas, h 3

tiers supérieur et le tiers inférieur {Statistique, Malgaigne).

Dans une statistique générale des fractures, Malgaigne a trouve que sur deux mille trois cent vingthuit fractures simples, il y avait six cent cinquante-deux fractures de jambe, et que sur trente cas de fractures multiples, il y en avait vingt-six appartenant h la jambe. C’est dire que les fractures de jambe forment à peu près le quart des fractures qui sç présentent dans la pratique.

Les fractures de jambe se partagent en 1® fractures des deux os, 2® fractures du tibia seul, 3* fractures du péroné seul.

D’après Malgaigne, les fractures des deux os sont bèauentes;^pms viennent |es fractures

^ Une des directions les plus curieuses de la ligne de fracture est la direction spiroïcle que nous lui avons vu affecter souvent à l’Iiumérus, au fémur; les fractures spiroïdes sont très-communes ü la

Ces fractures rentrent naturellement dans le cadre des fractures obliques, et depuis que l'attention

est éveillée sur ce sujet, le nombre des fractures spiroïdes est devenu très-considérable et le nombre des fractures obliques simples a beaucoup diminué.

les fractures spiroïdes ont presque toujours leur siège à la réunion du tiers moyen et dn tiers inférieur, quelquefois un pen plus bas. Dans un certain nombre de casfl^n les a vnes se continuer par une fêlure jusque dans l’articulation tibio-tarsienne.

Quelqnes auteurs ont prétendu que cette fêlure, reliant la fracture à la jointure tibio-tarsienne, était le résultat de l’éclatement produit par le fragment supérieur qui, taillé en pointe, fendait en quelque sorte comme un coin le fragment inférieur. Mais d’abord on peut répondre : V que la fracture spiroïde de l’extrémité inférieure de la jambe ne communique pas toujours avec l’articulation par une fêlure ; 2° que celte fêlure ne peut être regardée comme le résultat de la pression dn fragment supérieur, puisque le premier effet de la fracture, dans le plus grand nombre des cas, est d’écarter les fragments, et, par conséquent, d’empêcher leur pénétration réciproque.

Les seules conditions qui expliquent la gravité de la fracture spiroïde sont ; 1" la forme en pointe

de ta fracture; 2' l’obliquité spéciale qui rend la coaptation très-difficile et le plus souvent même impossible.

inférieur de la fracture était la continuation de la ligne de fracture spiroïde et ne pouvait être regardée comme le résultat de la pression du fragment supérieur.

Du reste, nous avons fait des expériences qui prouvent jusqu’à l’évidence que le rôle mécanique du fragment supérieur est nul pour produire cette fêlure. Il nous est arrivé de produire des fractures spiroïdes de la partie inférieure de la jambe avec dos fêlures articulaires, en frappant violemment sur une jambe placée sur un pian horizontal. ,,

LUXATIONS

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