PLANCHE I.XXXIII
FRiCTUnE SÜS-MAltÉOr.ilBE NON CONSOLIDÉE.
plaie ne se préseiuent point, et que cependant la fracture n’arrive pas à consolidaüon, comme chez le maladedontla jambe droite, amputée, est représentée pi. I.XXXI1I.
La fracture avait en lien dans le quart inférieur; à la partie postérieure de la jambe existait une plaie de 5 a 6 centimètres de diamètre et è peu près circulaire. Par cette plaie, faisait saillie le fragment supérieur,
le fragment inférieur était resté uni à l’astragale et avait suivi, par son extrémité supérieure, le déplacement de l’antre fragment; il en était résulté un angle ou inflexion du membre en avant, une saillie en arrière, les deux fragments se dirigeant de ce côté. Pendant trois mois on tenta la conser-
' ment en arrière, le déplacement reparaissait et le fragment supérieur faisait de nouveau saillie. Un ulcère se manifesta au talon îi la suite des pressions continues qui s’exerçaient en cet endroit et de
l’intensité de ces pressions; cela malgré toutes les précautions prises dans un traitement très-méthodique, le malade étant surveillé avec le plus grand soin. Au bout de trois mois, la plaie suppurant tonjours, le malade se trouvant dans de bonnes conditions hygiéniques et réclamant l’ablation de son membre, le chirurgien se décida è l’amputation.
Les os étaient réunis par des liens fibreux très-longs et très-forts. Des deux pseudarthroses, celle du tibia seul communiquait avec l’articulation, celle du péroné n’avait aucun rapport avec la plaie. Les bourgeons charnus qui recouvraient le tibia pénétraient assez avant dans le siège de la fracture et se trouvaient mélangés aux fibres interossenses de la pseudarthrose. Ces fibres interosscuses, réunies en un fort faisceau, s’attachaient i toute la surface de fracture du fragment supérieur et se rendaient il la face antérieure du fragment supérieur qui avait été décollé de la peau dans une étendue de 7 è
8 centimètres.
Ces fibres ligamenteuses présentaient, dans quelques-unes de leurs parties, une coloration rougeâtre, indiquant que tout travail d’Organisation n’était pas encore accompli et que le tissu fibreux n’avait pas encore tonte la consistance qu’il aurait eue par la suite.
Les liens fibreux qui unissaient les deux fragments du péroné étaient plus blancs et présentaient
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deux doloii-es en spirale; de celle manière on n'a besoin d'aolres aides que ceux chargés de maintenir le membre en posilion. On procède ensuite t> l’application de la bande compressive, dont on égalise les doloires avec une mince couche de pâle d'amidon.
LUXATIONS ET FRACTURES