‹ Traité iconographique des maladies chirurgicalesChapitre 54 sur 57 · RÉGION DE LA COLONNE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

RÉGION DE LA COLONNE VERTÉBRALE

Jusqu’à présent, la seule variété connue consiste dans la luxation de la seconde pièce du sternum, au-devant; de la première {iMxation du corps du sternum en avant, Maisonneuve).

Dans l’observation publiée par Auran/dans le Journal général de médecine^ le déplacement avait été produit par la pression d’un bâton d’échelle sur la première pièce du sternum qui avait ainsi été directement enfoncée.

M. Maisonneuve regarde les causes indirectes comme produisant plus souvent la luxation du sternum ; elles agissent toujours en pressant le sternum par ses deux extrémités, comme dans une chute sur la nuque ou sur ses épaules; le scapulum touchant alors le sol rencontre une résistance qu’il transmet par la clavicule à la partie supérieure du sternum; et d’autre part, les côtes transmettent à 1? partie inférieure de cet os toute la quantité de mouvement dont le corps est animé dans la chute. Il en résulte sur celte partie inférieure du sternum une pression plus forte encore, si la colonne vertébrale cède dans un point intermédiaire ou dans les côtes supérieures et inférieures , parce que celte lige en se fléchissant transporte sur le sternum une partie de l’impulsion.

Dans les fractures ou luxations qui portent sur les côtes ou le sternum, la déformation est toujours peu considérable et il n’y a point de réduction à tenter. On essayera d’empêcher le jeu des fragments es uns sur les autres en enveloppant la poitrine d’un simple bandage de corps qui constitue, pour la poitrine, un appareil de protection suffisant pour prévenir les déplacemenis.

Dans le cas de luxation du sternum on pourra tenter la réduction en pressant fortement sur la partie de l’os saillante. Si le chevauchement est peu considérable, on réussira ; mais si le chevauchement existe, la luxation sera probablement irréductible. Ces dernières conclusions thérapeutiques sont

cliniques suffisantes.

t.UXATlONS ET l’RACTURES.

PLANCHE XCVllI.

FllACIURE DU MiXIllAIUE :NFÉRIEOK.

dame. J’entrepris donc, après avoir fait la section de la lèvre inférieure, en prolongeant la plaie verticale pour nous donner du jour, de percer l’os avec un poinçon quadrangulaire qui m’avait servi maintes fois sur des os longs de cadavres ou d’animaux vivants; mais la dureté du maxillaire inférieur fit bientôt rompre l’instrument, et je dus renoncer à l’idée de la suture osseuse.

Je pratiquai alors, de la manière suivante, deux points de ligature ;

Üiie longue aiguille, du diamètre de stylet ordinaire, enfilée avec un tort fil de soie bien cordonné, lot glissée le long de la face externe de l’os, et le fil.fut noué en avant de la deuxième molaire gauche, sur l’emplacement de la première molaire qui manquait depuis longtemps. Un second fil, dirigé obliquement par le même procédé, essayait de contenir les esquilles D, P; et C, et tut serré entre les deux incisives droites.

Pendant que j’opérais ainsi, le docteur Fauvel faisait très-ingénieusement une gouttière très-mince de plomb, moulée sur un maxillaire inférieur, et il la mit en place dès que j’eus fini. Une plaque de liège fut appliquée entre elle et les dents supérieures. Trois points de suture réunirent les plaies de la lèvre. Des compresses imbibées d’eau-de-vie camphrée, renouvelées toutes les heures, turent le païuemeut adopté, et je quittai le blessé dans ces conditions, mon navire partant le lendemain malin pour un voyage de deux mois, (Bérenger-Féraud.)

Ces fractures s’accompagnent presque toujours de très-grands délabrements et l’écoulement perpétuel de pus dans les voies digestives paraît une des causes qui donnent è ces lésions une haute gravité. Diipitytren, qui s’était beaucoup occupé des fractures du maxillaire par armes è feu, conseillait

de pratiquer de très-larges débridemenis et même de fendre entièrement la lèvre pour donner it la

suppuration une issue plus facile,

^ On a vu plusieurs fois la totalité de la mâchoire inférieure emportée par un biscaien ou un boulet

Quand une moitié de la mâchoire inférieure a disparu et que le blessé arrive à une guérison complète, la partie restante de la mâchoire inférieure se dévie et bientôt les arcades dentaires ne se correspondent plus ; comme conséquence, la mastication devient impossible. Cette déviation de la partie restante du maxillaire est démontrée par les deux beaux dessins'(fjgure 110 et H 1 etc, ), empruntés au journal de M. Préierre. Nous rapportons seulement ici un abrégé des observations recueillies par M. Préierre qui est parvenu, après bien des tentatives, è construire des appareils qui font disparaîtreen partie les inconvénients résultant de l’absetice d’une partie importante des maxillaires,

La figure 110 indique la déviation du fragmctit restant dans les cas de solution de continuité du maxillaire inférieur.

Le fragment B, tournant sur son condyle, se rapproche par sa partie antérieure de la ligne médiane et son arcade est ainsi portée sur un plan postérieur è celui de l’arcade supérieure.

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