GÉOLOGIE
L'importance géographique de la géologie n'est plus à démontrer. Elle est la base véritablement scientirtque. l'introduction indispensable à l'étude rationnelle d'un pays.
La géologie en effet, non pas celle qui s'attache à pénétrer le secret des formations intérieures du sol pour y découvrir des richesses minéraleSy mais celle qui se borne à en étudier les formes superficielles, est
le principal facteur de Taspect et de la richesse d'une contrée. C'est elle qui, par la nature des matériaux constitutifs, fait les montagnes rocailleuses ou les collines ondulées, les landes marécageuses et les plaines fertiles ; elle qui, modifiant la nature de la végétation, détermine les conditions d'existence de la faune et finalement des hommes, influençant ainsi toute la géographie physique.
Quelle que soit la difficulté d'un pareil travail à l'heure présente, nous avons voulu ouvrir notre livre par un chapitre géologique. Sans doute les géologues qui ont visité le Congo n'ont guère été nombreux jusqu'ici, mais la remarquable unité de ce vaste bassin a permis de déduire de l'étude qu'ils ont faite de certaines parties importantes, les grandes lignes géologiques des régions qui ont échappé jusqu'ici à leurs investigations.
Nous nous sommes servis pour rédiger notre « formation du sol du Congo » des « Lettres sur le Congo » de M. Dupont et surtout des travaux si complets de M. le D"" Cornet : a Die Geologischen Ergebnisscn der Katanga-expédition » parues dans les « Petermann's Mittheilungen » de 1894 î ^ ^^^ formations post-primaires du ùassin du Congo » (1894) î les dépôts superficiels et Vérosion continentale dans le bassin du Co;/^ 0(1896) publiées toutes deux par la société belge de géologie de Liège ; le « rapport sur les terrains de la région du chemin de fer, et les divers articles qu'il a fait paraître dans le « Mouvement géographique ». La région du Haut-Aruwimi et de la Semliki a été étudiée dans le livre de Stuhlmann f Mit Emin-Pacha in s Herz von Afrika n.
Les observations de la région du chemin de fer par M. M. Dupont et Cornet ne sont pas identiques. Le premier range en effet la partie occidentale des Monts de Cristal dans la formation archéenne, tandis que le second la place dans la série paléozoïque. C'est cette dernière solution que nous avons adoptée, puisqu'elle a pour elle, non seulement la postériorité des études, mais aussi l'analogie avec les déductions de M. Maurice Barrât, qui ne signale pas l'archéen dans le bassin de rOgowé.
Par contre nous avons adopté les désignations grès blanc et grès rouge de Dupont, qui parlent mieux à l'esprit des non-initiés que les noms de systèmes du Lubilache et du Kundelungu.
Notre histoire du sol du Congo, puisée aux meilleures sources, résume ainsi exactement l'état actuel de nos connaissances et permet de comprendre aisément les groupements orographiques auxquels nous procédons au chapitre suivant.
Comme, malgré son importance, la géologie est encore relativement peu connue, nous nous sommes efforcés de supprimer soigneusement tous les termes spéciaux, n'y laissant que quelques noms de roches facilement compréhensibles. Un renvoi donne en outre en quelques mots, les grandes divisions des terrains, suivant leur âge et leur nature.
Carte. — Nous ne nous sommes attaché dans notre carte qu'à représenter les terrains d'après leur nature, sans entrer dans le détail de leurs divers systèmes stratigraphiques. Ne nous basant que sur des cartes partielles déjà existantes ou sur des renseignements certains, nous avons préféré laisser en blanc les régions inconnues, plutôt que de faire un dessin qui, pour sembler complet, serait erroné.
La région des movfs de Cristal a été faite d'après la carte de Dupont:
« Lettres sur le Congo p et celle de Cornet : « Mouvement géographique.»
Le KaLiiicfa d'après Cornet, « Bulletin de la société belge de géologie.»
Le Haut-Aruwimi et la Scmliki, d'après Stuhlmann: Mit Emin-Pacha in's Herz von Afrika.
Le 7wrd-est du Tangavika d'après Baumann: Durch Massaïland zur Nilquelle.
Certaines antres parties de la carte d'après Berghaus: « Physikalicher Atlas. »
La région au nord du Ba$-Congo d'après Maurice Barrât: Sur la géologie du Congo français ( Compte-rendus de l'Académie des sciences).
Diverses corrections ou modifications ont été apportées d'après différents explorateurs.
La ceinture de roches ignées: rapides de Belly : Diabase; j Echantillons exrapides de Gembelé : archéen ; / posés à l'exposicbùtes du Bili: id, ) tiondeTcrvueren
La rivière Zuzwa, Zuli et le pic Crampel, gneiss d'après Dybowski.
La Kémo et le Tomy, granit d'après Maistre.
Entre le Bomu et l'Uellé et les sources du Bruole, granit et gneiss d'après Junker et Schweinfurtli.
Chute de Panga, gneiss d'après Stanley.
Entre l'Uellé et la Likati, gneiss et diabase d'après Roget.
Les « Portes d'enfer » d'après Mohun et les monts de Bambaré, d'après Cameron, granit.
Les collines de Kilimatchia et de Kiluala, granit, d'après Cameron.
Les abords de la rive sud-ouest du Tanganika, roches granitiques, d'après Thompson et Ditlorrich.
Système du grés ronge. — Au confluent du Lomami et aux Stanley-Falls, d'après Baumann. — Sur le plateau de Lunda, d'après Pogge : » Im reiche der Muata-Jamvo » ( ).
Système du grès blanc. — Les collines de Zongo, d'après Van Gèle. Contrairement à cet explorateur, M. Hcymans dans un article paru récemment dans la lîclgique coloniale, déclare que les collines de Zongo sont nettement volcaniques. Quoique cette opinion ne soit pas invraisemblable, puisqu'au nord-ouest se trouvent les volcans éteints
(i) Nous avons figuré là, du grés rouge, mais sans lui assigner de place exacte.
de l'Amadoua, elle est trop en contradiction avec les idées généralement admises pour que nous nous y ralliions sans nouvelle confirmation.
Entre la Maringa et le Lopori, d'après Lemaire.
Aux sources du Lovoï, à Nyangwé, sur la Rihamba (affluent de la Livuana) d'après Cameron.
Alluvious, — Nous mettons sous cette rubrique les alluvions des flancs et du fond des vallées, Iri où elles recouvrent le système du grès blanc en bancs très épais, comme dans la région centrale et dans certaines vallées secondaires.
Cartons. — I. La caractéristique géologique du bassin du Congo — une ancienne mer intérieure — nous a paru mériter un carton spécial. Ainsi que nous Tavons dit, à l'origine tout le sol actuel du Congo était sous les eaux. Divers soulèvements ayant amené la formation de la cuve, une mer intérieure s'y forma, qui s'écoula par la suite. Dans cet écoulement, les parties élevées du fond émergèrent d'abord, divisant ainsi le grand lac en un certain nombre de lacs secondaires, dont le principal occupait tout le centre du bassin. A son tour celui-ci fut réparti, dans le travail d'assèchement, entre divers bas-fonds et c'est ainsi qu'à côté des anciens lacs Kiniatta, Djuo, Moëro et Tanganika, il s'en forme d'autres, tels que le lac Ubangi en amont des chutes de Zongo, le lac Kas?aï en amont des passes de Swinburne et le lac Lualaba sur le moyen Lualaba. Nous avons représenté sur notre carton, les anciens lacs dans l'état où ils devaient se trouver, à notre avis, vers l'époque où la mer intérieure était arrivée au stade que Cornet nomme ft lac Wauters». Nous y représentons comme existant, les lacs Kiniatta, Djuo, Moero, Lualaba, Tanganika et Semliki.
IL — La formation des missifs du Katanga est représentée d'après les renseignements tirés de Tétude de Cornet : Les formalious post-primaires du bassin du Coiîiio.
III. — La formation des Monts de Cristal, est représentée d'après la coupe de Dupont dans ses Lettres sur le Con<^o. Nous plissons les couches du grès rouge et nous mentionnons les terrains arasés qui, d'après Cornet, devaient jadis barrer la cuve de ce côté.
OROGRAPHIE
Les remarquables études de M. A. J. Wauters sur le bassin du Congo, nous ont été du j^lus grand secours dans la rédaction de ce chapitre. On se rappelle que le distingué rédacteur du Mou rement ge'ograp/iique divise le bassin en trois terrasses, soutenues chacune vers l'étage inférieur par une chaîne de montagnes : les Monts Mitumba, du lac Albert au Mont Kaomba ; les Monts de Cristal dans la région
côtière. QueUiue séduisante que soit cette représentation du relief de l'Etat, quelque frappante qu'elle puisse paraître, nous n'avons pas cru devoir nous y rallier entièrement.
Si, abandonnant la méthode de l'étude orographique basée sur l'hydrographie, nous adoptons celle, beaucoup plus scientifique, qui repose sur la géologie de la région, nous arrivons à un groupement de montagnes qui nous paraît mériter de s'y arrêter quelque peu.
A l'origine, dit la géologie, l'Afrique faisait partie du gigantesque continent de Gondwana qui s'avançait au loin dans l'Atlantique à l'ouest et embrassait VInde et peut-être l'Australie, à Test. Ce continent avait sans doute comme dorsale principale, une chaîne qui, partant de l'est du Bas- Nil, se prolongeait par l'épais plateau des Monts de l'Est- Africain allemand et s'infléchissait ensuite vers le sud en suivant la crête actuelle du Congo-Zambèse.
Cette chaîne, qui bordait ainsi dès le début le bassin du Congo sur deux de ses faces (est et sud) fut ensuite arasée presque partout par l'action des éléments atmosphériques, tandis que des plissements ou des éruptions postérieures donnaient à d'autres reliefs une plus grande importance.
Mais il est certain que cette communauté d'origine des parties orientales et méridionales de l'Etat n'avait pas été sans leur donner une analogie d'aspect que nous constatons encore aujourd'hui.
De la courbe de 600 m. aux frontières, nous voyons le sol s'onduler assez fortement et monter progressivement vers les régions montagneuses: ce sont les rives de l'ancienne grande mer intérieure, non pas de celle qui allait jusqu'aux Monts de Cristal, mais de celle qui devait s'étendre vers Touest bien au delà de ceux-ci, et à laquelle nous devons les dépôts de grès rouge que Ton constate sur la partie occidentale de ces monts. C'est cette région ondulée que nous nommerons la région supérieure.
Le fond de la grande mer était sans doute sillonné par des chaînes de montagnes importantes qui provoquèrent selon toute probabilité, le même phénomène qui se produisit plus tard dans le bassin du Congo lui-même, c'est-à-dire que pendant l'assèchement, les Monts de Cristal cessèrent d'être immergés sous les eaux et déterminèrent la mer intérieure du bassin du Congo. Plus tard, l'effondrement général vint donner approximativement à l'Afrique son contour actuel. Nous sommes donc amenés à distinguer deux nouvelles régions :
I** La région côtiêre, comprenant les Monts de Cristal, qui pour avoir la même composition que la crête Congo-Zambèse, n'en doit pas moins être considérée séparément puisqu'elle n'était qu'une chaîne secondaire du grand continent ;
2** La région centrale^ qui embrassera cette zone où les eaux, ayant séjourné le plus longtemps, ont recouvert le grès blanc d'un épais dépôt et donné au sol une uniformité absolument caractéristique.
La région supérieure. — Les plissements schisteux des Monts Kizika-
Luelo, qui ridèrent le sud de TEtat à Tépoque primaire, prolongés par la chaîne granitique appelée par Cornet, Monts Bia, avaient formé dans Tangle du Katanga actuel un véritable golfe avec la grande dorsale. Le grès rouge qui s'y déposa par la suite constitua un bloc résistant, qui ne fut que peu attaqué par Térosion. Les eaux sculptèrent ce bloc où se dessinèrent les Monts Mitumba et Kundelungu.
C'est longtemps après le dépôt du grès rouge (Cornet), au début de la formation du grès blanc peut être, que se formèrent la grande crevasse du centre-africain et ses chaînes bordiéres. Dès lors, peut-on faire du relief montagneux qui va du Mont Kaomba aux Fumbiro une seule et mê ne chaîne ? Nous ne le croyons pas.
Pas plus qu'il n'est permis de confondre les Alpes occidentales avec les Alpes principales dues toutes deux à des soulèvements différents, il n'est permis d'assimiler à une seule chaîne les couches schisteuses et granitiques de la tordière occidentale et les dépôts sédimentaires des Mitumba. Les premières sont nettement redressées (pendage au Rumbi, 45**, Diderrich) tandis que les seconds soni des couches horizontales dont la tranche s'observe sur tous les massifs de la région.
C'est ainsi que nous sommes conduits à étudier dans la région supérieure deux systèmes montagneux : le premier, celui de la grande crevasse ; le second, qui embrasse les massifs du Katanga. Nous rattachons accessoirement à ce dernier le vaste plateau de Lunda, qui ne peut être négligé puisqu'il est en majeure partie à une altitude supérieure à mille mètres.
Nous avons moincntancmcnt établi la distinction que nous signalons dans la grande chaîne des Mitumba, en la séparant en Mitumba septentrionaux et méridionaux. Mais c'est là une solution toute provisoire. A notre avis les Mitumba doivent reprendre leurs anciennes limites (jusqu'au cap Temboué) que Bôhm et Reichard leur avaient assignées dans leur « Reise nach Urua und Katanga » et l'on adoptera pour la bordière occidentale l'appellation qu'elle porte à une de ses parties élevées : Monts Kaka^^y ou monts Bembé, par exemple.
Quant au « plateau des Niam-Niam, » nous le mentionnons, moins pour son importance orographique, que pour signaler l'existence vers le nord, d'une ligne de faîte analogue à celle qui sépare au sud le Congo du Zambèze, crête qui est le dernier vestige de massifs élevés.
En avant des grandes chaînes, nous avons signalé les reliefs remarquables. Dans le nord, nous n'avons trouvé, d'après Junker, que le Téna et le Kubai, dignes d'être cités ; dans l'est, les monts de Bambaré, d'après Cameron et les Monts Wissmann, d'après cet explorateur.
Ayant déterminé les hauts reliefs de notre région supérieure, nous en avons assuré les limites inférieures vers le nord, par une ligne qui correspond assez bien à ce banc pierreux que signale Wolf sur tous les affluents du Congo vers 5\'îo' de latitude sud et au changement radical d'allure du sol qu'a remarqué Cornet au delà de la faille de Kashimbi ; vers l'Ouest, par une hgne longeant le Lualaba, ligne qui
correspond à la limite entre les sites montagneux de Test (lieutenant Henry) et les pays plats de l'Ouest (Hodister).
La région centrale. — Il y a peu de neuf à dire sur cette région. Signalons toutefois la suite des collines de la rive gauche de TUbangi, se prolongeant ensuite vers l'Amadoua et les collines d*Upoto, se continuant d'après Engeringh dans Tentre-Maringa et Lopori.
La région côtière ne diffère pas sensiblement des études publiées antérieurement.
Cartes — Carte hypsométrique, — L'Afrique, de parla forme généralement tabulaire de ses montagnes, se prête bien à la représentation du relief du sol par les courbes de niveau. C'est ce qui nous a engagé à figurer l'orographie de l'Etat du Congo d'après ce système.
Les courbes choisies ont été^ celles de 2oo-5oo-6oo-iooo-200o et 3ooo.
La 2^ (5oo) a l'avantage de figurer assez bien les contours de l'ancien lac Wauters; la 3® (600) celui de délimiter la région supérieure.
En l'absence de toute carte topographique (1) nous avons du agir comme suit :
Prendre les altitudes observées qui se raprochent le plus de la côte cherchée, au dessus et au dessous de celle-ci ; déterminer d'après ces chiff'res et en supposant le sol incliné régulièrement entre les deux points, la côte ronde ; réunir enfin ces points de côte ronde par une courbe, s'infléchissant suivant les mouvements de terrain indiqués par les explorateurs. (4) Lorsque les chiffres donnés par ces derniers sur leurs cartes, ne correspondaient pas avec leurs tableaux altimétriques, nous avons adopté les chiffi*es de ces derniers.
Ce travail a été long et compliqué, mais nous croyons qu'il sera d'une certaine utilité.
Nous avons, pour le mener à bien, consulté les chiffres de :
Baiananii, Bia, Briart^ Cameron, Cappello^ Cornet^ Delcommuiie^ Delporte^ Dybowsky, Fraucjni, Giraud, Grenfell, Herr, Ivens, Yunker, Jonhston^ Kuttci, Lcmarivel, Livingstonc, Lugard, Sliarpe, Stanley, Stairs, Schweinfurth, Stuhlmajiîi, Thomson^ Tappenbeck, Von Gôtzen, Van Gèle^ Von François, IVissmann, etc. etc.
Les chiffres de Delporte, explorateur géographe spécialement outillé en vue d'une mission cartographique, ont naturellement été pris comme
(i) Le levé tachéométriqiie du chemin de fer, ainsi que la carte de Dazanvilliers, de Loango à Brazzaville, ne s'étendant que sur une étroite bande, n'ont pu nous servir.
(2) Par suite de la nature accidentée du Katan^^a et du nombre d'ob ervations qui y ont été faites, nous avons cru nécessaire d'établir au préalable, jour cette région, un croquis à grande échelle que nous avons ensuite réduit. Nous avons procédé de même pour les régions de l'Uellé et des environs de Lusambo-Luluabourg.
base. C'est ainsi que par exemple sur rAruwimi où les seuls points observés Pont été par Stanley, celui-ci donne à Yambuya 36o mètres d'altitude, alors que Delporte donne à Basoko (en aval de Yambuya) 420. Nous avons rectifié les altitudes de Stanley de la façon suivante :
Basoko, 420
plus 6, différence entre Taltitude des rives au dessus de Teau
plus 4, pente supposée du fleuve
Yambtiya, 480, soit 70 mètres pour Terreur de son anéroïde.
Large des Hippos, — D'après Stanley 684 ; plus 70 = 654.
Ces deux altitudes nous donnent les points de 5oo et de 600 mètres. (1) Nous avons, par curiosité, comparé notre carte terminée avec Thypsométrie de l'Afrique par Habenicht et, sauf en quelques parties compliquées, comme sur le Bili et le Sankuru, nous avons pu constater l'absolue exactitude du travail du géographe allemand. Nous en avons profité pour tracer d'après lui, les courbes des pays limitrophes.
Carton I. La région côtière a été tracée d'après Dupont, les autres d'après Kund, Tappenbeck et Von Gotzen.
Carton IL — La région supérieure est faite d'après une coupe de Cornet.
Carte des massifs du Katanga. Dessinée d'après les cartes de:
Bôhm et Reichard: « Reise nach Urua und Katanga.»
Arnot: « Garagenze. »
Brasseur: Cartes publiées dans la « Belgique coloniale »
Cameron : «A travers l'Afrique.»
Wauters: Cartes publiées dans le « Mouvement géographique.»
Nous avons mis en évidence, sous le nom de « Monts du Marungu» habituellement donné aux montagnes situées plus à l'ouest, la chaîne de collines que signale Reichard parallèlement au Tanganika et qui est vers le sud la fin de la bordière occidentale. Nous avons aussi rétabli les monts Kunuï que Crawfurth disait n'être qu'un pic, mais dont Brasseur confirme l'existence.
Carte de la grande crevasse. — Dessinée en majeure partie d'après Kiepert, «Carte de l'expédition Von Gotzen»
Baumann, Carte de l'expédition « Durch Massaïland zûr Nilquelle » parue dans les « Peterman's Mittheilungen »
(i) C'est aussi pour cette raison que nous ne nous rallions nullement à l'avis de M. Kiepert, qui dans sa notice sur la carte qu'il a dessinée pour le livre: Durch Afrika von Ost nach VVesten, » préfère pour les Stanlcy-Falls, laltilude de Von Gotzen à celle de Delporte, sous prétexte que ce dernier dans son « Astronomie et cartographie pratique » conseille une formule qui n'est pas d'une rigoureuse exactitude. M. Kiepert oublie sans doute que ce livre a été lédigé par des géograi)hes d'occasion; quant à nous, quoique n'ayant pas eu communication de la formule dont le commandant Delporte s'est servie pour calculer ses altitudes, nous n'en avons pas moins, plus de confiance dans ses chiffres que dans ceux d'un explorateur dont les instruments avaient certainement dû s'altérer au cours d'un voyage long et accidenté.