GÉOGRAPHIE POLITIQUE
Avec la géographie politique nous rentrons dans les sentiers battus ; alors que dans la partie précédente nous pouvions présenter un aperçu nouveau, attirer l'attention sur quelques points jusqu'alors plus ou moins négligés, il n'en est pas de même ici, et le mérite du travail ne peut consister qu'à rendre le plus fidèlement possible les grandes lignes politiques et administratives, en allant puiser aux sources les plus récentes et les plus certaines.
Ce livre a été rédigé comme faisant partie d*un cours de géographie coloniale et étant appliqué à Texamen d'un cas concret : TEtat du Congo. Dans ces conditions, il était nécessaire de détailler suffisamment les divers rouages pour que le lecteur puisse se rendre compte du large esprit qui préside au gouvernement de la colonie, de la façon bien comprise dont sont entendus les attributions et les rapports des fonctionnaires entre eux, de la manière parfaite dont fonctionnent les divers services, des grands résultats acquis avec de si modestes ressources.
Mais comme notre livre s'adresse aussi au public, nous avons, pour le mettre à la portée de tous, fait précéder chacun des chapitres essentiels, de généralités nécessaires pour mettre en évidence les principes qui sont le plus généralement admis en politique et en organisation coloniales.
Les généralités sur les colonies sont empruntées à Joseph Chailley Bert ; nous y avons ajouté quelques idées personnelles. Les détails politiques et administratifs sont tirés du Bulletin officiel de l'Etal, complétés par certains détails qu*a bien voulu nous communiquer obligeamment M. le Capitaine Lombard, directeur au gouvernement central.
Les chiffres que nous citons sont tirés soit du « Mamiel de Vécouomiste français » (édition 1896) soit de livres divers de Schrader, Gotha, Vivien de St.'Martin etc. Quelques chiffres officiels ont été corrigés d'après le Catalogue officiel.
Contrairement à nos devanciers, nous avons cru devoir attirer l'attention sur les variantes que présente l'occupation selon les districts et les circonstances. Nous groupons à cet effet les districts en deux classes, la première se subdivisant elle-même. Ces divisions sont expliquées dans le chapitre du livre.
Nous nous sommes étendu, un peu à dessein, sur les services de la Justice et de la Force publique, pour mettre en relief toutes les mesures prises par l'Etat en vue d'assurer la garantie du droit, pour montrer aussi les traits principaux de l'organisation do cette armée congolaise, citée comme exemple par certains coloniaux étrangers, atwc promoteurs d'armées coloniales.
Le service des cultes, en vertu de sa mission éminemment civilisatrice, a été cité comme il le mérite.
Cartes — des cultes — d'après divers renseignements, tirés entre autres de la « Belgique coloniale » :
Politique — ; Ibs districts ont été délimités d'après le n Bulletin officiel »; les zones, d'après les rcnseignen.ents c^e M^ le Capitaine Lombiird, les postes indiqués d'après la carte du Capitaine Louis