‹ Traité méthodique de géographie du CongoChapitre 118 sur 118 · GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE

Ainsi que le professe à la Sorbonne, M'^ Marcel Dubois, le distingué professeur de géographie coloniale, il est non seulement inutile, mais même dangereux de citer dans les richesses d'une colonie, tous les produits qui y croissent ou pourraient y croître. En dispersant ainsi Tattention des planteurs, en leur signalant une foule de produits dont ils ont parfois difficile à discerner les meilleurs, ils peuvent voir leur choix s'égarer, ils peuvent courir à un échec et la liste des ennemis des colonies s'en augmente d'autant.

Il faut, en principe, ne signaler que les produits dont une exploitation prolongée, ayant donné constamment des résultats avantageux, a montré la valeur et garanti le rapport. Ce sont ces produits que le colon cultivera avec la jyesque certitude d'une réussite. Ce sera à lui alors, étant établi sur les lieux et voyant son capital et son travail rémunérés, à étudier s'il est d'autres champs qu'il puisse ouvrir à son activité.

Nous n'avons donc pas cité tous les végétaux qui pourraient devenir susceptibles d'exploitation, mais seulement ceux qui, dès mamtenant, semblent être d'une mise en valeur favorable, et, parmi ceux-ci, nous nous sommes arrêté spécialement sur ceux qui, actuellement déjà, ont fait leurs preuves.

Nous avons traité autant que possible ces produits d'après le plan suivant : espèces; cultures et aire de dispersion; rapport; avenir. Les cultures et l'aire de dispersion sont seules, il est vrai, du domaine de la géographie pure, mais la géogra^^hie coloniale exige des détails que ne veut pas un autre traité.

Nous avons puisé aux sources les plus autorisées, mais en ne citant qwe ce qui a trait à la géographie. Les généralités sont extraites de Joseph Chailly-Bert, auxquelles nous avons joint quelques idées personnelles. La nature du sol et le climat sont tirés des mêmes auteurs que les chapitres analogues de la géographie physique, mais ils sont ici rédigés au point de vue spécial qui nous occupe. L'examen de la culture des plantes est fait d'après divers travaux. Les articles sur le café et le cacao sont en majeure partie écrits d'après le rapport officiel adressé à l'Etat par M. le professeur Laurent lors de son retour du Congo.

Uélaïs est traité d'après Merlon, Laurent, Chapaux, Dewévre.

Le tabac, d'après Devvèvre et d'après le rapport au Roi de M. De Buck.

Le caoutchouc est décrit d'après les études de MM. Pavoux, Dewèvre et Laurent; les circulaires de M. Grisar ont aussi été employées. Les

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bois sont examinés d'après la brochure de M. Fichefet. L'étude des^ autres plantes provient des livres de Merlon, Leniaire, Chapaux, Dewèvre etc. Quelques chiffres officiels sont empruntés au Catalogue de VExposition de Tervuercn,

L'étude très complète de M. Meulemans sur le bétail au Congo (Bulletin de la société d'Etudes coloniales)^ nous a servi pour la plus grande partie de notre article sur le bétail.

Les industries extractives sont signalées d'après Cornet : Les gisements métallifères du Katanga, [Bulletin de la Société des sciences et arts du Hainaut); Stuhlmann, Mit Emin Pacha in ^s Hers von Afrika ; Dupont, Lettres sur le Congo ; Ponthier, Van Gèle etc.

Dans les statistiques commerciales, nous ne tenons compte que du chiflre du commerce spécial, le seul qui doive entrer en ligne de compte dans l'évaluation du chiffre d'affaires d'un pays.

Le commerce d'importation est rédigé d'après la notice du lieutenant Koeller. Quant aux voies de communication et de pénétration, elles sont étudiées d'après divers articles et des renseignements épars recueillis à cet efiet

Cartes — du café^ d'après les renseignements de Lauréat ; du caoutchouc, d'après divers ; du bétail^ d'après Meulemans ; (régions favorables : Kassaï

d'après Wissmann ; Ruanda, d'après Von Gôtzen ; Lufira,^

d'après Franqui) ; des mines, d'après Cornet et divers déjà cités ; des voies de communication, d'après divers renseignements.

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