‹ Traité méthodique de géographie du CongoChapitre 29 sur 118 · II. Les in L · texte numérisé non relu

II. Les in L

Bambumus.

Babalis.

Banfumus.

Les Bayanshis forment une des plus importantes tribus du Haut-Congo. Ils sVtendent sur les deux rives du fleuve, du sud de Tlrebu et du bas-Ubangi jusqu\iu i6* de longitude environ. Ils ont comme tatouages la feuille de palmier sur la tempe et la crête de coq Bangala (voir page 6i) sur le front, mais atténuée. Grands amateurs d'étoffes européennes, ils portent le long pagné allant jusquW la chev-ille ; les cheveux sont coiffes en tresses, ils portent la barl^ mais se rasent la moustache.

Granls, forts et robustes, les os épais, les muscles développés, ils se rapprochent beaucoup du type Bangala. Malheureusement leurs mœurs dérég'.ces stérilisent les femmes. Ils groupent généralement leurs huttes par fanîi'/.es et les entourent de petites plantations et d'une haie vive. Les villages Sv^r.t p.\r:bis très importants» comme par exemple les grandes agglomérations oe Bolobo et Je Chumbiri. Les Ba\\\nshis se distinguent par leur activité, îeur esprit J'iniative et leur activité commerciale. Ils ont acquis sur tout le hauî-reuve, dont ils sont les commerçants les plus entreprenants, un vtr:î.\Me ascendant. Ceux de Bolobo et de Chumbiri se rendent dans le Kass.::. ;a Lukenyé et le lac Leojx^ld II pour y faire leurs achats d'ivoire. L\;\ant ver.vîu en aval où ils l'ont conduit d.ins leurs grandes et belles riro^ues, ils viennent, après une absence de 6 a S mois, se reposer chez e::\ i .

Leurs cu'iures consistent surtout en manioc, en maïs et en haricots.

Tr«: s :ur>u'ents, très lH^^iîqueux» ils tentent encore parfois des razzias chez leurs v.^:s:::s* se servant p>>ur combattre de fusils à pierre, de lances qu'ils achè:e:iî ea amont et de leur couteau nationaJ,

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Les Batékés habitent en majeure partie le territoire français entre Bolobo et le Pool. Quelques-unes de leurs tribus cependant vivent à Test des Bayanshis. Quelques cicatrices peu profondes allant du menton aux tempes, les cheveux en chignon sont leurs signes de race. Peuple aristocratique, très coquet, il aime les étofifes européennes, portant même dans les cérémonies des pagnes de soie et de velours.

Ce sont avant tout d*habiles commerçants, trafiquant exclusivement de rivoire et négligeant toute culture. Leurs pirogues sont assez petites, mais ils les conduisent avec une habileté et une rapidité extraordinaires.

Leurs armes sont le fusil à pierre et la lance.

Les Batendes sont les peuples occupant l'intérieur du pays entre Bolobo et le lac Léopold IL Ce sont des tribus encore très sauvages presqu'inabordables. Elles sont cannibales, chaque fois que l'occasion s'en présente.

Ce sont des agriculteurs, grands producteurs d'arachides dont ils font d'importantes cultures. Ils se livrent aussi à la chasse, employant comme armes, le fusil à pierre, la lancé et le couteau.

Les Babunnas qui habitent le bas-Kassaï et le Kwango jusqu*au delà de la Waraba, viennent par impoftance, aussitôt après les Bayanshis. Ils oot, comme toutes les tribus du sepond type, les os minces, la taille petite et les muscles peu développés,mais Ipurs formes sont cependant si parfaites, leurs femmes si gracieuses, qu'ils n'ep constituent pas moins une belle race. Les femmes portent au cou et aux chevilles des colliers de cuivre d'un poids de plusieurs kilogrammes.

Les Babumas sont les plus habiles potiers du Congo. Leurs produits, quoique fabriqués sans tour, présentent des lignes régulières et souvent élégantes. Ils exportent leurs poteries dans tout le haut fleuve, les échangeant contre l'ivoire, le tabac, le pois$on sec et les arachides, qu'ils revendent ou consomment ensuite.

Ce peuple emploie, comme Iqp Bayanshis et les Batékés d'ailleurs, le système de numération décimale d^ns toute sa riguçur.

Les Bambalis concentrés vefs K^amouth^ tendent à disparaître au milieu des indigènes avec lesquels ils font en contact.

Les Banfumus peuplent la contrée située à Test de Kimpoko, s'étendant au sud jusqju'à la rivière Sellé, au nord jusque près du Kassaï et à l'est jusqu'au Kwango, soit sur 400 lieues carfées. Ils ont un tatouage analogue à celui des Batékés, mais ils l'emportent sur eux en vigueur, musclés qu'ils sont comme de véritables athlètes. L*angle facial est très ouvert, le nez peu épaté, la barbe abondante et ils portent les cheveux en chignon en une touffe au sommet de la tète. Les femmes minces, élancées, sont souvent jolies. Les hommes portent le long pagne jusqu'à la cheville, les femmes jusqu'au genou.

Leurs huttes sont carrées, formant de grands villages souvent fortifiés. Ceux-ci sont ombragés par de nombreux arbres et entourés d'importantes cultures de maïs, d'arachides, de manioc et de millet. Le petit bétail abonde dans les villages.

Ces indigènes sont très farouches et très sauvages. Ils pratiquent Tanthro-

p.-*rhxcie scr cnc graB le échelle. Très prévoyants, ils construisent des iir^mer? surélevés, pour y remiser leurs pro\"isions de maïs et de millet-

L,is B^^fcmus bornent leurs faits de guerre â tendre des embuscades à leurs T.->:r:s pour se procurer des vi-:times. Leurs armes sont le fusil à pierre, le c^j-T : 3.rc ei la îaiîce. • »

Les Bambumus occupent la réir-on si:uée entre Léopold ville, Fumu, Be e: Test lu i: strict. Très pa'siMes. ils \-iverît généralement en petits groupes i':r::c< ^îus la savaue, par quelques bouquets d'élais. Sous Timpulsion de TEtat, ils s-: ut ce veuus agriculteurs: ils ont créé de vastes plantations de njLuicc eu; leur permettent de sufure â la nourriture, tant de la station de LtcpclcLvJlIe c;ue ies factoreries et des missions du Pool, ainsi que des nomrncuv pcrteurs des caravanes.

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