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LES BANTUS DE LA COTE

Les peuples du Bas-Congo appartiennent au groupe ethnographique des Fiotes ou Ba-Fiot, qui, par les Cabinda, se rattache aux bantus gabonais. Leurs relations avec les Européens, qui datent de trois siècles, ont altéré

profondément leurs mœurs, modifiant certains usages, en supprimant d'autres, mais laissant malheureusement subsister les plus cruels.

On les divise en quatre groupes qui sont: les Mousseronghes, les Kakongo, les Basundi et les Bacongo-Makuta.

Les Mousseronghes occupent principalement la rive méridionale du Bas-Congo, mais vers la première moitié de ce siècle, un de leurs clans franchit le fleuve et s'établit dans le district actuel de Banana.

D'une absolue indépendance politique, ce peuple forme d'assez nombreux villages qui ne se groupent qu'en cas de guerre nationale.

Là race, forte et intelligente, est, comme chez tous les nègres, très superstitieuse. Les tatouages, les ornements sont relativement rares ; le grand pagne d'étofie européenne est le costume général.

L'agriculture et la pêche sont les principales occupations des tribus Mousseronghes. L'état de guerre est devenu chez eux des plus rares et ce n'est qu'exceptionnellement que de légers conflits se produisent.

Les Mousseronghes, comme tous les peuples de la côte, depuis longtemps en contact avec les Européens, ont appris les vices des occupants et Talcool de traite fait chez eux des ravages déplorables.

Les Kakongo établis dans le Mayombé, au nord de Boma, y forment de populeux villages entourés de belles plantations.

Les Basundî, habitant au nord du fleuve jusqu'à la frontière française, constituent une race énergique et fière, groupée en nombreux villages et se livrant à la chasse et à la pêche. Leurs femmes cultivent les champs, font quelques poteries et de très jolies vanneries. Placés en dehors des communications habituelles, ils ne sont pas encore aussi complètement soumis à l'influence européenne que leurs voisins.

Les Bacongo-Makuta occupent la région au sud du Congo, de Matadi à rinkissi, en villages disséminés dans la savane à l'abri de petits bouquets d'élaïs.

Résistant admirablement à la fatigue, ils fournissent presque tous les porteurs de la région des cataractes. Leurs services sont aussi très employés au chemin de fer où ils s'emploient comme terrassiers et dans les stations. Par contre, ce sont de mauvais bateliers.

L'occupation européenne a mis fin chez eux. à toutes les guerres. L'arbitrage du blanc termine maintenant toutes les contestations.

Il faut sans doute rattacher aux peuples Bacongo, les Bayaka et les Kinkanga, peuples chasseurs et pécheurs du Kwango,dont Tidiome se rapproche beaucoup de celui du Bas-Congo.

il. — LES BANTUS DES FORÊTS.

Les populations que nous réunirons sous le nom de Bantus des Forêts, couvrent la majeure partie du territoire de l'Etat du Congo. Quoique fort différentes en apparence, elles présentent entre elles de grandes similitudes

d'aspect, de mœurs et d'usages, qui ne permettent jusqu'ici que des subdivisions géographiques.

Nous les étudierons donc en les groupant d'après les bassins ou les régions naturelles qu'elles occupent, en peuples du Lomami à l'Albert-Edouard, de TAruwimi à l'Ubangi, du bassin de l'Ubangi, de la Lukenyé et de l'Ubangi au Stanlev-PooL

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