‹ Traité méthodique de géographie du CongoChapitre 33 sur 118 · E. DE L'ALBERT-EDOUARD AU LOMAMI · texte numérisé non relu

E. DE L'ALBERT-EDOUARD AU LOMAMI

Du bas et du moyen Lomami à la région des lacs, la forêt est habitée par une série de peuples encore peu connus, qui offrent des caractères semblables de Touest à l'est. (%)

Ce sont les tribus principales des IVavira, Wallega^ Babire^ Babira^eXc,

D'autres tribus de la même région forestière peuvent s'y rattacher, tels que les WaUngole, les IVakumu, Us Walamungo, etc.

L'idiome de toutes ces peuplades forme un groupe caractéristique du Bantu. En général, tous ces hommes 3ont grands et bien musclés, d'une couleur I)run-chocolat. Leur lèvre supériture est percée d'un certain nombre de trous dans lesquels ils passent de petits objets^ ou d*un trou unique où ils mettent un pélélé. Le lobe de l'oreille sert aussi à passer divers objets.

Ils portent un petit collier, des anneaux légers aux bras et aux jambes et un petit tablier de cuir. Leurs huttes, petites et rondes à Test, y forment de petits villages proprets ; carrées à Touest, elles se groupent, au bord du Congo en agglomérations importantes.

Soumises pendant longtemps à la domination arabe, les puissantes tribus Wagénias, riveraines du fleuve et de ses affluents, furent exploitées par les traitants, qui leur faisaient organiser de vastes cultures ou les employaient aux transports commerciaux, par eau. Aussi ces tribus présentent comme celles du Manyéma, une organisation du travail très productive.

Les populations de l'intérieur, qui jusqu'ici avaient échappé à l'occupation

(I) Demeuse, MonvemeiU géographique*

(3) Stuhlmann, MU Emn Pacha ins Mers vcn Afriha.

arabe, se livraient à quelques cultures nécessaires a leur subsistance, vivant dans la crainte perpétuelle des terribles • Matamba-tambas • à la recherche de ri\*oire et des esclaves.

La campagne de iSq3 a mis fin à ce regrettable état de choses. Actuelle* ment tous les chefs arabes rebelles ont été tués ou chassés du pays. Ceux qui se sont soumis à Tautorité de TEtat, dirigent aujourd'hui des plantations ou des travaux publics. Ouant aux indigènes, redevenus autonomes, ils ont repris leurs occupations.

Au nord dos peuplades que nous venons d'étudier résident sur rAmwimi plusieurs groupes de tribus Bantus : les Lofia!:^ les Mobali et les Walesse,

Les Lohali habitent le moven Aruivimi des chûtes de Yambuva à celles de Par^a* Los .Vv^^raw résident au sud de la ri\ière et les Walessc plus à Test. Toutes ces pv^puîati.^ns sont encore tort sauvages.beaucoup moins puissantes que cvlles de Vaval ei d'un cinnibalîSîne effra\-ant.

IIL LES BANTU-LUNDA.

Socs la denonùratioa de Bantu--Lunda on peut comprendre tout les habita:-: ^> de la savarte australe cv^r.4:oIaise. depuis le Kwar:^ > jusqu'au Tanganika ec a "a !:c-e de :'a:ce vlu Za ^^Sèse.

Ces récrite sortis. o.>nrr.e leurs o>>r:çêuères des f.^récs, do la grande soache Fviirtu. rrrjLis exer*r:< par leur habitat des dirr.cultes de communication eue rrx>er.te la :Vret. rurert se c'^ocrer eu états d'une rcîssance que n*attei- ^'^irect jLr^jL > I^st-.Vus <>-\e<:re>. rv^cN>< L^ut air<; eue stabdité politique vi ::< ^vjL:x:e. ' .^c:<cN-v::t d\v* leurs d u t ol:u:,it r* jls s^iru ec de o^ciitions de vie 'Ttei.-.'.«ec:e» les Luu.Ia ad."u.:2<s.iut :u>er.>:. leutec: leurs r2«jfurs* ûrent pro- ^ress«er rcutiXu-^VIciue-^t leur a^r.vU'rure ec leur :ui,Lstrie, ce négligeant rîKTîtte rvxs vvrtr^ie *^e::t .,î.rt. rr>^Sv:ue t:*:j.le.r.eut ru-j-c'ciuu rers le nord.

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les Molembe de la haute Djuma. — Les autres tribus ne sont encore connues que de nom ou se rattachent plutôt aux Bacongo.

Les Mayakkas. — Il y a une quarantaine d'années environ un frère du Muata-Jamvo envahit la région située à Test du moyen Kwango et s'y établit en fondant un royaume féodal analogue à celui de son frère. Son descendant, Muéné Puto-Kassongo, habite un village palissade de 4 à 5oo huttes, sur la rive droite du Kwango. Il a une cour nombreuse, comprenant ses vassaux, un féticheur, des musiciens, etc. L'étiquette en est fort compliqiKe.

Les sujets sont assez industrieux et soignent la construction de leurs cases et de leurs armes.

Les Molembe ont un dialecte qui se rapproche très fort du Bakuba. Ce sont des cannibales voleurs et fourbes, continuellement en guerre avec leurs voisins. Ces populations sont d'une densité remarquable; elles commercent, chassent et pèchent. Leurs cultures sont peu étendues.

B. DU MOYEN KASSAI AU LUALA6A.

Les peuples qui habitent la région située entre le moyen Kwango et le Kassaï, sont sans doute les plus intelligents des Bantu du Congo. On peut les grouper en quatre races principales, qui sont :

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