B. LE CACAOYER
Le cacaoyer occupe le premier rang après le café, parmi les végétaux à exploiter au Congo.
Cette plante pourra, moins encore que le café, être cultivée avec succès ailleurs que dans la grande forêt. En effet, elle exige non seule-
ment les meilleures terres argileuses, mais elle veut une situation abritée ; de plus ses semences sont délicates et sa transplantation difficile.
Centres de cultures. — Le cacaoyer n'est encore beaucoup cultivé que dans les districts de l'Equateur, de Bangala et de TAruwimi et dans le Mayombe. La plupart des plantations, quoiqu'encore récentes, sont d'une belle venue.
Equatcurville en possède i2.3oo pieds; Irebn i5.5oo ; Nouvelle- Anvers en cultive 32.5oo; Umangi 2000 pieds, 3ooo autres sont disséminés dans les postes agricoles du district ; Basoko 4000 ; Slanley-Falls 6000.
Une plantation de 1.600 cacaoyers existe à Galiéma (Stanley- Pool) mais située dans la région des pluies intermittentes, elle ne semble pas appelée à réussir.
Le poste de Temvo (Mayombe^ en compte 3.6oo.
Rapport d'une culture de cacao — La production normale annuelle des bons cacaoyers au Congo est d environ 1200 grammes de grains secs par plant, soit par hectare ......••• 960 k.
à I fr. 3o (prix pa3'é à Bruxelles).
Rendement d*un hectare après la 5' année . • • . iiSzfr.
Les frais de culture sont sensiblement les mêmes que ceux du café.
L'Etat du Congo possède en ce moment S8000 pieds de cacao.
Avenir du cacao. — La culture de ce produit semble moins productive que celle du café, autant par suite de son prix de vente moins élevé que par la difficulté plus grande de sa culture. Celle-ci n'en est pas moins très rémunératrice et appelée à une grande extension.
£x)X>rtation du Congo 92 kilogr.
PrêdMfiiom comfMréê, — Consommation belge 2000 tonnes.
Brésil 5ooo tonnes.