AVENIR DU CAFÉ
L'Etat, nous l'avons dit possède plus de 5oo hectares de plantations de café, dont le produit est uniquement consacré jusqu'ici à, étendre les cultures. Lorsque les indigènes auront compris les profits qu'ils peuvent en retirer, lorsque les* planteurs y consacreront des capitaux, des milliers d'hectares seront transformés chaque année en plantations.
Tout en effet, favorise celles-ci. Le caféier de Libéria trouve dans la grande forêt équatoriale le sol et le climat qui lui conviennent le mieux. Les maladies qui ravagent les cultures similaires de l'Inde et du Brésil n'ont pas pénétré au Congo et n'y pénétreront jamais moyennant quelques précautions* La préparation du produit n'est ni longue, ni délicate. Enfin sur les marchés civilisés la demande dépassant toujours de beaucoup l'offre, il n'y a aucune crainte de voir le marché encombré.
En attendant, avec les ressources dont l'Etat dispose, il peut planter par an de 3oo à 400 hectares de caféier^ dont la moitié dans la zone arabe.
En 1900, les plantations pourraient s'étendre sur 1.700 à 2.000 hectares, lesquels produiront 2.5oo à 3. 000 tonnes la 6* année et d'ici à un siècle, le Congo sera sans aucun doute, comme le Brésil, une grande colonie à café.
Exportation du Congo en 1896 : 83o kilog.
Produciion comparée : Afrique centrale anglaise, 32o tonnes.
Brésil, 290.000 id.
La Belgique a consommé en 1895, 41.000 tonnes de café.