D. LE TABAC
I os taîvxv^s Cv^ij^olais sont do doii\ osjxvos :
,*«' .V;*\\*:.îv,> ;,:/\Kv.\\\\ j:ra:vle plante attoUnaat jusque 4 mètres de hauteur et dv>nnant un prvvUt\î de couleur clatre, mais très fort;
le Nicotiana rustica^ plus petit, donnant un produit plus foncé, mais moins fort et préféré par les Européens.
A côté de ces espèces indigènes, l'Etat a introduit dans ses plantations les semences des tabacs les plus réputés ; la plupart viennent très bien, particulièrement Tespèce Richemond dont la qualité s'est encore accrue en s'acclimatant au Congo. (\)
Aire de dispersion et centres de culture. — Le tabac veut un sol sablonneux, riche en humus II est cultivé partout par les indigènes, mais ceux-ci n'y apportent pas le moindre soin et une fois récolté, le préparent, sauf les Batékés, de façon à le rendre infumable aux Européens. Cultivé avec soin, il donne cependant un produit de bonne qualité.
Indépendamment des stations ordinaires où existent presque partout de petites cultures, des postes spéciaux ont été créés pour se livrer à la grande culture de tabac. — Ce sont ceux de Kam'm près de Banza- Makuta dans les cataractes, Chinganga (12,000 pieds) de Kaïa^ Zobé, Bula-Fu sur le Shiloango, qui semblent admirablement convenir à la grande culture ; (3o.odo plants de tabac mexicain^ turc, etc.)
C'est dans ces postes que l'on introduit les diverses espèces étrangères pour se livrer à des essais comparatifs.
Qualité. — Les meilleurs tabacs viennent jusqu'à ce jour de Lukungu, (semence Richemond), de l'Equateur, de l'Unionzo (cataractes) et du Mayombc. * Le Lukungu, semence Richemond, a un bouquet original » d'une suaveté sans pareille, qui le place hors de pair. » — Les tabacs congolais sont d'une grande pureté en bouche, la fumée est tonique, ne charge pas. t (i)
Avenir. — Le tabac du Congo n'ayant pas encore été l'objet d'un commerce suivi, les données manquent pour fixer le bénéfice approximatif qu'il peut laisser au planteur.
Celte culture est certaine d'atteindre plus tard un grand développement, mais le plant de .tabac pour donner un bon produit, doit être soigneusement cultivé et ses feuilles exigent ensuite une manipulation délicate. Pour ces opérations il faut donc une main-d'œuvre nombreuse et instruite, qui ne pourra s'obtenir qu'à la longue et par une bonne éducation. L'Etat ici encore, tracera comme il Ta déjà fait pour les autres produits, la voie aux planteurs. Ceux-ci pourront dès lors s'occuper activement de cette culture, dont le rapport immédiat n'exige pas comme les précédents une longue période d'attente.
LajBcdgi^ue importe annuellement pour 9 millions de francs de tabac.
(i) De Buck.
(2) De Buck, Rapport au Roi.