‹ Traité méthodique de géographie du CongoChapitre 94 sur 118 · B. — LE CUIVRE · texte numérisé non relu

B. — LE CUIVRE

Quoique moins répandu que le fer, le cuivre existe aussi au Congo en quantités très considérables, que nous classerons en trois groupes : le groupe côtier, celui du Katanga et celui de TUbangi.

Le groupe côtier comprend les mines de Boko-Sango (Congo français) et de Bembé (Angola) situées toutes deux hors de l'Etat mais près de ses frontières cependant.

Les mines de Boko-Sango renferment une malachite (2) donnant un bon rendement en cuivre. Elles sont activement exploitées et leur produit est exporté jusqu'à l'Equateur.

Les mines de Boko-Sango donnent aussi du minerai de plomb.

Le groupe du Katanga renferme des gisements très nombreux de malachite situés sur les deux rives de la Lufira. Le minerai s'y rencontre en petits amas au milieu de couches redressées de schistes et de quartz formant collines. Citons parmi les mines reconnues jusqu'ici, celles de Lusuichi (la plus importante), de Kimbni, de Kiola, de Kiliilu^ de Kambole et de Kalabi, Celle de Miambo est aussi importante ; c'est la seule située sur la rive gauche de Lualuba. Signalons encore une mine de cuivre près de M(>ala. Toutes ces mines ont été l'objet d'une exploitation très active.

(i) Cornet. — Les gisements du Katanga^ (Bulletin de la Société des sciences lettres et arts dn

Hainauf}' (2) Cuivre carbonate de couleur verdàtre.

Le cuivre du Katanga est répandu dans le sud du bassin du Congo sous forme de lingots, en croix de Saint-André, de lames, de baguettes etc.

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Les mines.

Le groupe de l'Ubangi est formé par des mines qui doivent exister dans YUbangi'Bo7nu, au nord des frontières de TEtat mais qui n'ont pas encore été visitées jusqu'ici.

Enfin on signale aussi des gisements de cuivre entre le Lualaba et le lac Albert-Edouard.

Extraction du cuivre. — L'extraction du minerai à Boko-Sango et dans certaines mines du Katanga se fait à ciel ouvert. Dans quelques autres on rencontre assez souvent des puits atteignant lo à 1 5 mètres de profondeur sur deux mètres de diamètre, au fond desquels se trouvent des ébauches de galeries. Les mineurs indigènes ont accès au fond des puits par des échelles obliques.

Le cuivre est extrait de la malachite par un procédé analogue à celui du fer, sauf que le fourneau est placé dans un second fourneau en argile, où il est porté au rouge. Le métal s'accumule au fond et est coulé en lingots. Il est exporté ensuite dans les autres tribus.

Avenir. — La masse énorme de minerai de fer et de cuivre déjà reconnue au Congo, montre assez la richesse minière du pays.

Mais la faible valeur relative de ces minerais et surtout Téloignement des gisements des voies de communication, en rendront sans doute toujours l'exploitation économique difficile. Cependant, il est hors de doute que traités par les procédés perfectionnés, les minerais de cuivre entre autres, pourraient être avantageusement exploités dans certains cas spéciaux, pour les besoins du pays par exemple.

Autres minéraux. — Le sel marin se trouve à Moachia ; le plomb existe à BokoSango ; Vétain a été signalé dans TUbangi (i) et entre ritimbiri et TUellé (?) ; enfin les sources d'eau chaude (70*») de Kafungué (Katanga) sont sulfureuses. La présence de la houille n'a pas encore été confirmée. Quant à celle de Tor, il semble prouvé maintenant qu'il n'existe pas sur le territoire de TEtat.

Un district très intéressant à explorer au point de vue minier est celui situé à Touest et au nord-ouest du Tanganika. Il n'a pas encore reconnu jusqu'ici.

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