Oken
poumons, et peut être l’origine des organes génitaux internes.
« Le feuillet moyen (mésoderme, mésoblaste, ou feuillet moteur germinatif) fournit tout le reste.
« Par sa portion ectodermique ou somato-pleurique, il est l’origine du derme, des muscles de la vie animale, des tissus conjonctifs et cartilagineux, du squelette, de l’épithélium péritonéal tapissant la paroi viscérale ou pariétale du cylindre pectoro-abdominal.
« Par sa portion endodermique ou splanchno-pleurique le feuillet moyen fournit l’épithélium cœlomatique revêtant la surface du tube intestinal, le cœur, les vaisseaux, le sang, les muscles lisses et le tissu cellulaire des intestins, le mésentère. »
A. Debierre. Manuel d' Embryologie humaine et comparée (1886) (pages 139, 140, 141).
Des feuillets , la naissance.
Avant d’aller plus loin résumons l’état des trois principes ésotériques que nous connaissons au moment où viennent d’apparaître les trois feuillets.
Le corps, la vitalité, le corps astral existaient dans l’œuf fécondé. Mais ces principes n’avaient rien encore de personnel étant eux seuls en action dans une masse non encore évoluée.
Le corps astral d’abord condensé au centre de l’œuf ne tarde pas à se répandre dans la masse de cet œuf ; de là la segmentation.
Chacun des globules ainsi formés est constitué des trois principes : corps, vitalité et corps astral; c’est un être véritable quoique de nature inférieure.
Quand la membrane enveloppante est formée par l’union de tous les globules à la périphérie de l’œuf, la vitalité se concentre en un point particulier de cette membrane et les premières divisions prennent naissance (feuillets).
2e Phase. — Naissance des feuillets.
Le corps astral se concentre bientôt à son tour dans l’un de ces feuillets qui va devenir le centre général de direction de la construction de l’organisme. Cette phase est marquée par la naissance d’une mince ligne nerveuse dans le feuillet externe, c’est la ligne primitive, le véritable point de départ de l’être individuel.
3e Phase. — Formation du nouveau centre. Individualisation
de l’être.
A ce moment l’embryon est déjà plus qu’un végétal, le
système nerveux vient de naître, le corps astral est complet, l’embryon entre dans la série animale qu’il va parcourir.
§ 4. INCARNATION DE l’aME DANS LE CORPS — DÉTERMINATION DE L’ÉPOQUE DU PHÉNOMÈNE
a L’homme parcourt, dans son développement embryonnaire, une étonnante échelle morphologique, tour à tour pourvu d’une queue et de branchies, à une période sans crâne ni cerveau, à une autre avec un cœur d’ascidie ou un cloaque de monotrème ou d’oiseau1. »
Notre intention, on le comprend facilement, n’est pas de faire un cours d’embryologie. Nous cherchons dans quel ordre s’incarnent les principes de l’homme. Aussi ne nous occuperons-nous que de l’évolution d’un seul système : le système nerveux.
En poursuivant l’évolution du système nerveux dans la série animale (voy. p. 214) nous avons pu suivre la naissance progressive des principes de l’ésotérisme.
Or l’homme passant par toutes les phases de cette série animale va nous montrer en lui-même le développement progressif de ces mêmes principes et nous pourrons facilement, de même que nous avons déterminé la localisation des principes dans l’œuf fécondé, déterminer la localisation de ces mêmes principes dans l’enfant au moment de la naissance.
Nous serons mis par là à même de voir que Y âme ri est pas incarnée encore quand l'enfant est mis au jour. Nous saurons bientôt pourquoi.
A peine les trois feuillets sont-ils nés qu’apparaît chez