Barrois, Dactylologie, p
particulièrement par les prêtres (sciences dites humaines ) : — 1° Langue sacrée, ou langue des prêtres et des initiés, ou Hanranunéens, commune aux prêtres des diverses nations. — 2° Ecritures égyptiennes : leur division, leurs systèmes. ■ — 3° Recherche des éléments de la langue sacrée. — 4° Physique sacrée : Cosmologie, météorologie, histoire naturelle, alchimie. — 5° Astrologie et astronomie : développement de leurs principes, conjonctions ; grandes périodes, croix astrologique. — 6° Chronologie ancienne.
— 7° Magie. — 8° Divination : leurs diverses branches. — t)° Mystères. — 10° Cabale et nombres pythagoriques .
2e Partie RELIGIONS. Ir(' division : Dogmes (sciences dites divines). — 1° Systèmes religieux. — 2° Divinités, les animaux sacrés, les plantes sacrées. - 3° Psychologie. — 4° Mythologie.
— 5° Théologie, théosophie. — 6° Origine de la philosophie occidentale. — 2e division : Culte. — 1° Edifices et ustensiles consacrés au culte. — 2° Actes religieux et objets symboliques employés dans les cérémonies du culte. «
Ainsi, le prêtre est le créateur des religions païennes :les sciences sacerdotales sont ses moyens : les dogmes formulent sa pensée ; le culte est l’action résultant de cette pensée.
Au milieu de ces immenses recherches, sont jetées des considérations sur les propriétés du langage et de l’écriture, par rapport à l’expression des idées ; des recherches sur l’origine des écritures; des critiques de tout genre; etc.
Voilà comment il faut procéder, lorsqu’on veut raisonner avec justesse sur les religions anciennes, et parvenir à établir une doctrine positive. Il est facile de voir combien cette méthode est différente de celle que suivent les savants du jour.
Ce qui se dégage de l’étude précédente, c’est l’existence en Egypte et dans tous les centres d'initiation d’une langue sacrée commune à tous les peuples , quoi qu’en dise l’Académie1.
1. Or, vovez ce que fait l’Académie; elle condamne ta langue sacrée, l'écriture imitative du langage. Les sciences sacerdo 'aies, Les idées antiques, les sjjinho'es unüalifs du monde, etc.; toutes choses de premier ordre, nettes, positives et attestées par ['histoire., je dirais presque de noloriélé publique; et elle prend sous sa protection V alphabet et les signes idéo-
Quelle était cette langue?
Moïse l’employa-t-il ?
C’est ce qu’il nous faut voir maintenant.
Nous ne pouvons avoir de sérieuses données sur la langue sacrée des Égyptiens qu’en parcourant les théories différentes énoncées pour expliquer l’origine du langage et les langues mères de l'humanité, ou plutôt des races actuelles.
Cette question de l’origine de la Parole est une de celles sur lesquelles les positivistes ont avancé les hypothèses les plus imaginaires, hypothèses considérées comme des certitudes peu après avoir été formulées.
Les contes de fées racontés à ce sujet dans les livres modernes d’Anthropologie ne méritent même pas la peine d’être pris un seul moment en considération par un lecteur qui a parcouru les travaux de Court de Gébelin 1 et de son disciple, devenu lui-même un maître de première force, Fabre d’Olivef. Autant nous admirons les travaux de la Science positiviste appliquée à l’Anatomie et à la Physiologie, autant nous sommes opposé aux conceptions creuses qui prennent le manteau de l’expérimentation pour égarer les chercheurs.
Voici une des meilleures explications qui aient été fournies sur l’origine de la Parole. Cette étude est de Fabre d’Olivet.
Nous y joignons quelques remarques de Claude de Saint- Martin, le célèbre théosophe.
graphiques , la langue copte, l'interprétation amphigourique des monuments; et tous ces noms si ridiculement déchiffrés, tels que : le roi Soleil-Junon, et Ilemenkakaka et Thotmês et Tmantot et Amoun-Maî Ramsès et Phtha-î-méné et Pipi ou Epip (au choix) et Amenhichopchf, etc. C’est toujours à peu près ainsi qu’agissent les corps savants lorsqu’ils se laissent conduire par certains membres influents. De Brière, Op. cit., p. 51. .