Plutarque, De placitis, Phil. 1. II, c. xiii
3. Pesanteur universelle, force centripète et centrifuge. Lois des mouvements des planètes suivant leur distance du centre commun. Dutens, op. cit., chap. vi, t. I, p. 145.
ensuite dans le rapport qu’ils doivent avoir, suivant ce principe, les uns relativement aux autres.
« Il parle encore dans un autre endroit de cette force inhérente dans les corps, c’est-à-dire dans la Terre et dans les autres planètes, pour attirer sur elles tous les corps qui leur sont subordonnés »
Outre Plutarque, Pline 1 2, Macrobe 3 4 et Censorinus K expriment la même idée sur ce point et sur le suivant.
Lois de Newton { Loi du Carré des Distances).
« Une corde de musique, dit Pythagore, donne les mêmes sons qu’une autre corde dont la longueur est double, lorsque la tension ou la force avec laquelle la dernière tendue est quadruple ; et la gravité d'une planète est quadruple de la gravité d' une autre qui est à une distance double. En général, pour qu’une corde de musique puisse devenir à l’unisson d’une corde plus courte de même espèce, sa tension doit être augmentée dans la même proportion que le carré de sa longueur est plus grand et, afin que la gravité d’une planète devienne égale à celle d’une autre planète plus proche du Soleil, elle doit être augmentée à proportion que le carré de sa distance au Soleil est plus grand. Si donc nous supposons des cordes de musique tendues du Soleil à chaque planète, pour que ces cordes devinssent à l’unisson, il faudrait augmenter ou diminuer leur tension dans les mêmes proportions qui seraient nécessaires pour rendre les gravités des planètes égales. » C’est de la similitude de ces rapports que Pythagore a tiré sa doctrine de l’harmonie des sphères 5.