Dutens, op. cit., chap. vii du tome Ier
1res que nous ne pouvions apercevoir, accomplissaient des évolutions périodiques *.
Héraclite et tous les Pythagoriciens enseignaient de même que chaque étoile était un Monde, ou un système solaire qui était composé comme le nôtre d’un Soleil et de planètes, auxquelles ils paraissaient même accorder un air, une atmosphère qui les environne et un fluide appelé éther dans lequel elles étaient soutenues 1 2 3.
Aristote, Alcinotis le Platonicien, Plotin ont défendu la même opinion.
Pesanteur universelle \
« Plutarque, qui a connu presque toutes les vérités brillantes de l’astronomie, a aussi entrevu la force réciproque qui fait graviter les planètes les unes sur les autres, « et, après avoir entrepris d’expliquer la raison de la tendance des corps terrestres vers la Terre, il en cherche l’origine dans une attraction réciproque entre tous les corps qui est cause que la Terre fait graviter vers elle les corps terrestres, de même que le Soleil et la Lune font graviter vers leurs corps toutes les parties qui leur appartiennent et, par une force attractive, les retiennent dans leur sphère particulière. » Il applique ensuite ces phénomènes particuliers à d’autres plus généraux. et, de ce qui arrive sur notre globe, il déduit, en posant le même principe, tout ce qui doit arriver dans les corps célestes respectivement à chacun en particulier, et les considère
1. Stobœi Ecolgæ physicæ, grec et latin, Aurel., Àllobr. 1609 in-fol. (liv. I, p. 53).