Dutens, op. cit p
3. Roger Bacon, Opus inajus, p. 297-297 (édit. Venet, 17o0), et Plularchus, De facie in orbe lunæ, p. 930, lin. 40.
Voici l’extrait des observations d’un savant d’Oxford qui avait examiné les manuscrits arabes de la bibliothèque de cette université :
« Une lettre ne suffit pas, dit-il, pour faire connaître ce que les astronomes arabes ont trouvé à. redire dans Ptolémée et leurs tentatives pour le corriger; quel soin ils ont pris pour mesurer le temps par des clepsydres, par d’immenses horloges solaires et même, ce qui surprendra, par les vibrations du pendule ; avec quelle industrie enfin et avec quelle exactitude ils se sont portés dans ces tentatives délicates et qui font tant d’honneur à l’esprit humain, savoir, de mesurer les distances des astres et la grandeur de la terre *. »
Il est certes curieux de constater les traces de toutes ces connaissances chez les anciens; mais peut-on prouver qu’ils possédaient aussi quelques idées concernant ce que nous appelons aujourd’hui : « Les sciences appliquées » ?
Je vois d’ici le docte professeur de l'Université me demander quelque texte touchant la Vapeur, l’Electricité, la Photographie, j’irai même plus loin etj’ajouterai le Téléphone !
Je n’ai pas l’intention de prouver que les locomotives fussent employées au transport des pierres de la grande Pyramide, non. Mais je suis heureux de montrer comment un initié, l’architecte de Sainte-Sophie, s’amusait à faire
des farces à ses ennemis au moyen de la force motrice
tirée de la vapeur mise en pression 1
Voici l’histoire telle à peu près qu’elle est rapportée
1. Edwardi Bernardi epistola ad Huntingtonem transact. Philosoph.ann. 1684, n» 158, p. 567 et n» 163.
Vii. et Epistolas Huntingtonianas , Londini 1704, in-8°.
dans un livre écrit au vi8 siècle de notre ère et imprimé en 1 660 1 .
La Vapeur.
Anthème de Traite avait un voisin, homme du monde de l’époque assez riche, recevant beaucoup et complètement brouillé avec lui. Leurs deux maisons se touchaient.
Un jour que ledit voisin donnait une grande réception, Anthème de Tralle disposa chez lui un appareil destiné à jouer à son ennemi le plus mauvais tour qui fût.
Cet appareil se composait d’une série de tubes métalliques assez gros venant s’appuyer hermétiquement par une de leurs extrémités contre le toit du voisin sur une certaine étendue.
L'autre extrémité des tubes était en rapport avec une chaudière à moitié pleine d’eau et disposée de telle sorte que la vapeur produite ne pouvait s’échapper que par les tubes.
Quand les invités furent réunis dans la maison voisine et que le festin fut bien en train, Anthème de Tralle alluma du feu sous sa chaudière et en augmenta progressivement l’intensité.
On devine facilement l’effet produit. La vapeur mise eu pression clans les tubes et ne pouvant s’échapper nulle part agit avec force sur la résistance la plus faible . Cette résistance c’était le toit du voisin. Ce toit fut tout à coup enlevé tout entier par une force terrible en même temps que des torrents de vapeur envahissaient avec un bruit épouvantable la salle du festin.
La Science était tenue très secrète à cette époque. Aussi les malheureux convives terrifiés ainsi que le pro-
i. Agathias, Rebus Justinis. Paris, 1660, in-fol. (Bib. Nat., 107, p. 150 et 151).
priétaire et croyant à une vengeance de Jupiter s’enfuirent épouvantés et personne ne mit plus jamais les pieds dans cette maison mal vue des dieux. Anthème de Tralle fut tranquille pour toujours.
L’enseignement à tirer de cette histoire en apparence amusante est très grand. Les détails dans lesquels entre Agathias montrent une connaissance approfondie des effets dynamiques de la vapeur, effets entrevus plus tard par Léonard de Vinci qui donna le plan d’un canon à vapeur .
Saint-Yves d’Alveydre cite, dans sa Mission des Juifs , le volume d’Agathias à propos de la vapeur.
L'Electricité.
Nos électriciens feraient bien triste mine devant ces prêtres égyptiens et leurs initiés (grecs et romains) qui maniaient la foudre comme nous employons la chaleur et la faisaient descendre et tomber à leur gré. C’est Saint- Yves qui va nous montrer la mise en œuvre de ce secret qui constituait une des pratiques les plus occultes du sanctuaire.
« Dans Y Histoire ecclésiastique de Sozomène (liv. IX, ch. vi) on peut voir la corporation sacerdotale des Étrusques défendant à coups de tonnerre, contre Alaric, la ville de Narnia qui ne fut pas prise1. »
Tite-Live (liv. I, chap. xxxi) et Pline ( Hist . nat ., liv. II, chap. liii, et liv. XX VIII, chap iv) nous décrivent la mort de Tullus Hostilius voulant évoquer la force électrique