‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 246 sur 454 · Edouard Schuré, les Grands lniliés · texte numérisé non relu

Edouard Schuré, les Grands lniliés

2. Un livre rabbinique, le Scpher Toldos Jcschu, affirme l'existence du Christ et prétend qu'il avait volé la véritable prononciation du tétragramme

(mn>) ; de là ses miracles; ce symbole indique que Jésus, de l’avis même des Juifs kabbalistes, est un grand initié.

Les Esséniens seuls possédaient cette tradition, c’est de chez eux que sort le Christianisme.

Au moment où les disciples de l’Essénien Jésus viennent annoncer au monde la venue du Sauveur, du Christ, de singuliers adversaires surgissent tout à coup.

Saint Pierre se trouve en présence de Simon le Magicien, initié à la Science occulte, faisant une partie des miracles accomplis autrefois par le Christ et venant de son côté prêcher la Gnose.

En face de la révélation des Esséniens se dresse celle des mystères d’Egypte ; la tradition sort à la fois des deux sanctuaires qui la renfermaient.

Les critiques fort savants qui se sont occupés de la Gnose avouent qu’ils n’en peuvent découvrir l'origine, et supposent que c’est un ramassis de quelques doctrines courantes. Ce que nous avons dit permettra de saisir ce mystère.

Les Gnostiques affirment aussi que c’est d’abord le principe Xptsircç ou Chrislos qui s’est manifesté ; mais remontant à des sources qui ont conservé plus purement la tradition, ils établissent toute la filiation de ce Ghristos.

Il y aurait un bien beau travail à faire en comparant renseignement de la Gnose avec la traduction correcte de la Bible d’une part et l’Apocalypse d’autre part, on y trouverait, sous des noms différents, l’étude des mêmes principes, on y retrouverait l’enseignement profond des mystères primitifs.

Moïse, Pythagore, Platon, Zoroastre ont puisé leurs connaissances dans ces mystères ; aussi la Gnose renfermet-elle du Platonisme, du Judaïsme, du Christianisme et de la religion persane même. Ce n’est pas le Gnosticisme, essentiellement synthétique, qui vient de ces cultes, ce sont eux qui proviennent de la même source.

La Gnose est donc l’essai de l’Université d’Égypte cherchant à remplacer le Polythéisme, primitivement émané d’elle, par une nouvelle révélation, plus ésotérique encore dans ses bases que le Christianisme qui venait de naître.

Les Esséniens envoient Jésus comme révélateur, l’Égvpte lui oppose Apollonius de Tyane, aussi puissant par ses miracles, le véritable fondateur de la Gnose.

Simon le Mage ne sera qu’un continuateur, éminent il est vrai, d’Apollonius.

Quelques années après la mort de, Jésus, la tradition se trouve donc possédée par trois courants bien nets.

1° Le Courant essénien :

ésotérisme kabbalistique ( venant de l'Egypte par Moïse).

2° Le Courant égyptien :

ésotérisme primitif

( venant directement des mystères sacrés ; essai d'une nouvelle révélation ).

3° Le Courant polythéiste :

exotérisme apparent

( reste de l'ancienne révélation égyptienne, par Orphée ).

11 nous faut résumer rapidement l’histoire de ces trois courants.

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