‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 256 sur 454 · Voy. le Traité de Cyliani à la fin de cette étude · texte numérisé non relu

Voy. le Traité de Cyliani à la fin de cette étude

Combiner le ferment tiré de l’or avec le ferment tiré de l'argent et le ferment mercuriel dans un matras de verre vert très solide et en forme d’œuf, boucher hermétiquement ce matras et le mettre à cuire dans un fourneau particulier appelé par les alchimistes athanor. L’athanor ne diffère des autres fourneaux que par une combinaison qui permet de chauffer très longtemps et d’une façon spéciale l’œuf susdit.

Les couleurs.

C’est alors (pendant cette cuisson) et alors seulement que se produisent certaines couleurs sur lesquelles sont basées toutes les histoires alchimiques. La matière contenue dans l’œuf devient d’abord noire, tout semble putréfié, cet état est désigné par le nom de tête de corbeau. Tout à coup à cette couleur noire succède une blancheur éclatante. Ce passage du noir au blanc, de l’obscurité à la lumière, est une excellente pierre de touche pour reconnaître une histoire symbolique qui traite de l’alchimie. La matière ainsi fixée au blanc sert à transmuer les métaux impurs (plomb, mercure) en argent.

Si on continue le feu on voit cette couleur blanche disparaître peu à peu, la matière prend des teintes diverses, depuis les couleurs inférieures du spectre bleu, vert) jusqu’aux couleurs supérieures (jaune, orangé), et enfin arrive au rouge rubis. La pierre philosophale est alors presque terminée.

Je dis presque terminée, car à cet état dix grammes de pierre philosophale ne transmuent pas plus de vingt grammes de métal. Pour parfaire la pierre il faut la remettre dans un œuf avec un peu de mercure des philosophes et recommencer à chauffer. L’opération qui avait demandé un an ne demande plus que trois mois et les couleurs reparaissent dans le même ordre que la première fois.

A cet état la pierre transmue en or dix fois son poids.

On recommence encore l’opération. Elle ne dure qu’un mois, la pierre transmue mille fois son poids de métal.

Enfin on la fait une dernière fois et on obtient la véritable pierre philosophale parfaite, qui transmue dix mille fois son poids de métal en or pur.

Ces opérations sont désignées sous le nom de mutliplication de la pierre.

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